Si la météo était un peu moins éprouvante que craint initialement (29°C avec moins 47% d'humidité) au moment de s'élancer pour les six boucles du circuit de 7 km tracé au bord du Golfe Persique, elle demeurait redoutable pour les coureurs. "C'est la course la plus difficile de ma carrière. J'ai souffert, mon nez a même commencé à saigner, mon corps réagissait à ces conditions extrêmes, Je perdais 3,5 litre de transpiration à l'heure, à la fin je n'avais plus d'énergie pour accélérer. Dans ces conditions, je me suis efforcé de contrôler mon rythme. Je suis passé 1h09 au semi et 2h21 à l'arrivée, je peux être content. J'ai couru la seconde moitié tout seul, mais j'ai réussi à maintenir mon rythme." Thomas De Bock a aussi profité de ces circonstances pour tester plusieurs dispositifs qui pourraient être utilisés l'été prochain par les athlètes belges lors de marathons olympiques de Tokyo. Les conditions au mois d'août dans la capitale du Japon sont annoncées encore plus pénibles qu'au Qatar même si les organisateurs japonais ont choisi de donner le départ à l'aube et non au milieu de la nuit. Veste réfrigérante à changer toutes les demi-heures, casquette recouverte de glaçons, bidons glacées ont été utilisés afin de tenter de limiter les conséquences d'un effort physique de cette nature. "C'était utile mais à la fin je n'avait plus d'énergie pour les changer." Cette expérience pourrait-elle lui être utile en vue des Jeux. "Ce n'était que mon 4e marathon et Tokyo va arriver trop tôt pour moi. Je devrais courir un marathon rapide pour essayer de me qualifier mais je ne sais pas combien de temps va être nécessaire pour que je récupère de celui-ci. Mais je pense qu'avoir couru dans des conditions aussi extrêmes pourra m'être profitable à l'avenir." . (Belga)