Il était quelques secondes avant 3 heures du matin dans la capitale Qatar quand Manuela Soccol a franchi la ligne d'arrivée du marathon le plus improbable de l'histoire des championnats du monde d'athlétisme. Le premier titre de ces Mondiaux 2019 est revenu à la Kenyane Ruth Chepngetich en 2h32:43, le chrono le plus lent de l'histoire des championnats du monde, devant la Bahreïnienne Rose Chelimo (2h33:46) et la Namibienne Helalia Johannes (2h34:15). Si le chrono de 2h59:11 de Manuela Saccol ne restera pas dans les annales du sport, les athlètes qui ont pris part à cette aventure folle, les spectateurs (rares) et les observateurs qui y ont assisté n'oublieront jamais cette expérience de course à la limite du raisonnable. "Cent fois j'ai pensé abandonner, mais ce n'était pas l'objectif aujourd'hui", a déclaré tout sourire la petite Limbourgeoise. "J'ai eu raison de temporiser au début et j'ai bu tout ce que j'ai pu pour me rafraîchir. A côté de cela, le marathon olympique de Rio (disputé dans des conditions difficiles) était bien." "C'était mon dernier marathon en compétition avec un objectif chronométrique" a ajouté Manuela Soccol qui va désormais se consacrer aux très longues distances. "Si je devais donner un conseil à Thomas De Bock (notre représentant qui courra le marathon samedi prochain avec qui elle partage le même entraîneur Tim Moriau, NDLR) ? Je peux lui dire que ce n'est pas facile. Qu'il écoute surtout son corps." Hanna Vandenbussche a été moins heureuse, rapidement en difficulté, elle a rendu les armes peu avant le 15e kilomètre. Ramené à la ligne d'arrivée, elle a dû être soutenue avant de recevoir l'aide du médecin de la sélection belge. . (Belga)