Auteur du sixième chrono des séries vendredi (13:20.99), Isaac Kimeli disputait à 25 ans ses premiers championnats du monde. "J'ai essayé. L'idée était de revenir de l'arrière sur la fin, mais la course est partie tellement vite. Mon coach me disait de remonter mais c'était impossible". Après s'être accroché pendant trois kilomètres, il a été irrémédiablement décramponné. "Si la course avait été moins rapide peut-être j'aurais pu faire quelque chose. Enfin, je suis très content de ma saison. La finale était l'objectif ici. Je déciderai demain si je participe ou non au 1500m qui est une tout autre course. Je verrai en fonction de mon état de récupération. Là je suis vidé." L'athlète de l'Olympic Running Team n'était que le 3e Belge à disputer la finale du 5000m des championnats mondiaux, le premier depuis vingt ans. En 1987, à Rome, Vincent Rousseau avait terminé 5e (13:28.56). A Séville, en 1999, Mohammed Mourhit s'était emparé de bronze (12:58.80), offrant sa 2e médaille de l'histoire à la Belgique. Lundi, le tenant du titre l'Ethiopien Muktar Edris, qui avait privé le Britannique Mo Farah d'un 4e titre mondial consécutif en 2017, a conservé son bien au prix d'un sprint impressionnant (13.44 au dernier 100m). Il a réalisé un chrono de 12:58.85 et devancé son compatriote Selemon Barega (12:59.70) et le Canadien Mohammed Ahmed (13:01.11). Kimeli termine 3e Européen derrière Jakob Ingebrigtsen (5e) et son frère Filip (13e). (Belga)