Le ticket revient donc à la Suède qui, sans Ibrahimovic et en ayant démontré peu de choses en 180 minutes, retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006. L'Italie toute entière ou presque va donc découvrir l'année prochaine à quoi ressemble une Coupe du monde sans "sa" Squadra Azzurra. Ca n'est arrivé que deux fois, en 1930 et en 1958, autant dire que le souvenir est assez flou. Mais il n'y a pas que dans la Péninsule que cette élimination va faire un vide. Car l'Italie est un géant de la compétition, avec quatre titres, deux finales et deux places dans le Top 4. Toute l'Italie du football ne pourra désormais pas s'épargner une vaste réflexion sur son organisation et sur sa formation, même si cela semble paradoxal à un moment où la Serie A se porte nettement mieux qu'il y a quelques années. Pendant que le vaisseau milanais tremblait, secoué par les sauts et les hurlements de plus de 70.000 tifosi, les joueurs italiens ont tenté de faire leur part de travail et de renverser le robuste 11 suédois où l'Anderlechtois (prêté à Waasland-Beveren) Thelin est monté au jeu à la 69e minute. Ils ont failli y parvenir en fin de première période, avec deux occasions très franches signées Immobile (40e) puis Florenzi (45e). Ils ont mis du rythme, mais ils ont beaucoup raté, avec des centres imprécis et peu de jeu dans l'axe malgré les efforts de Jorginho. Le match alors était surtout tendu, avec des penalties réclamés des deux côtés, quatre avertissements avant la pause, de l'inquiétude pour Bonucci qui a joué un bon quart d'heure sur une jambe et beaucoup de contestations. En seconde période, Bonucci a enlevé le masque qui protégeait son nez cassé à l'aller et c'est tout San Siro qui a poussé encore un peu plus fort. Florenzi d'une belle volée (63e), Immobile (64e) ou surtout El Shaarawy, frustré par une belle parade d'Olsen (87e), ont cru marquer et offrir à Buffon au moins 30 minutes de plus sous le maillot Azzurro. Mais l'Italie, globalement décomposée depuis sa défaite en septembre en Espagne (3-0) n'a pas marqué et Buffon a commencé à pleurer. Pour lui, l'heure de la retraite internationale est arrivée, à 39 ans et après 175 sélections. Un autre vide immense est à combler. . (Belga)

Le ticket revient donc à la Suède qui, sans Ibrahimovic et en ayant démontré peu de choses en 180 minutes, retrouve la Coupe du monde pour la première fois depuis 2006. L'Italie toute entière ou presque va donc découvrir l'année prochaine à quoi ressemble une Coupe du monde sans "sa" Squadra Azzurra. Ca n'est arrivé que deux fois, en 1930 et en 1958, autant dire que le souvenir est assez flou. Mais il n'y a pas que dans la Péninsule que cette élimination va faire un vide. Car l'Italie est un géant de la compétition, avec quatre titres, deux finales et deux places dans le Top 4. Toute l'Italie du football ne pourra désormais pas s'épargner une vaste réflexion sur son organisation et sur sa formation, même si cela semble paradoxal à un moment où la Serie A se porte nettement mieux qu'il y a quelques années. Pendant que le vaisseau milanais tremblait, secoué par les sauts et les hurlements de plus de 70.000 tifosi, les joueurs italiens ont tenté de faire leur part de travail et de renverser le robuste 11 suédois où l'Anderlechtois (prêté à Waasland-Beveren) Thelin est monté au jeu à la 69e minute. Ils ont failli y parvenir en fin de première période, avec deux occasions très franches signées Immobile (40e) puis Florenzi (45e). Ils ont mis du rythme, mais ils ont beaucoup raté, avec des centres imprécis et peu de jeu dans l'axe malgré les efforts de Jorginho. Le match alors était surtout tendu, avec des penalties réclamés des deux côtés, quatre avertissements avant la pause, de l'inquiétude pour Bonucci qui a joué un bon quart d'heure sur une jambe et beaucoup de contestations. En seconde période, Bonucci a enlevé le masque qui protégeait son nez cassé à l'aller et c'est tout San Siro qui a poussé encore un peu plus fort. Florenzi d'une belle volée (63e), Immobile (64e) ou surtout El Shaarawy, frustré par une belle parade d'Olsen (87e), ont cru marquer et offrir à Buffon au moins 30 minutes de plus sous le maillot Azzurro. Mais l'Italie, globalement décomposée depuis sa défaite en septembre en Espagne (3-0) n'a pas marqué et Buffon a commencé à pleurer. Pour lui, l'heure de la retraite internationale est arrivée, à 39 ans et après 175 sélections. Un autre vide immense est à combler. . (Belga)