Vous avez eu des problèmes de poids: votre avis à propos de la polémique lancée par Marc Degryse?

Pas de soucis. Là aussi, la presse fait son travail comme elle l'entend. Après le championnat, l'équipe nationale serbe s'est produite en match amical au Brésil. Ce n'est qu'au retour d'Amérique latine que j'ai enfin pu prendre un peu de repos, ce qui ne m'était plus arrivé depuis deux ans. La cuisine de mon pays est riche et les tables copieusement garnies. J'ai pris quelques kilos vite éliminés en été.

Mais ils sont revenus: était-ce normal?

J'ai traversé une période de doutes. Je marquais moins, cela me tracassait et, inconsciemment, j'ai évacué cette nervosité en mangeant plus que d'habitude. J'ai donc pris du poids mais l'explication était surtout psychologique: tout se passait dans la tête. Un soir, Hasi est venu chez moi: - Viens, sortons un peu pour parler. Il m'a donné des conseils, m'a parlé de son passé de joueur. C'est un deuxième père pour moi.

Et ça a marché...

Il y avait trop de pression sur mes épaules. Hasi m'a aidé à prendre du recul par rapport à ce stress. J'ai maigri parce que j'ai recommencé à marquer.

N'est-ce pas le contraire: maigrir puis marquer ?

Non, pas pour moi. Grâce à Hasi, tout s'est remis en place dans ma tête et le reste a suivi.

Hasi est polyglotte et parle serbe: est-ce que cela vous a aidé ?

Oui, indiscutablement. Je commence à comprendre le français et le néerlandais mais parler, c'est encore autre chose. Le départ de Luka Milivojevic m'a embêté aussi car c'était un ami avec qui je pouvais discuter. Tout cela fait partie du processus d'intégration. Je ne peux que remercier le coach pour tout ce qu'il m'apporte.

Un Serbe et un Albanais...

Oui, mais surtout un deuxième père et moi.

Par Pierre Bilic

Retrouvez l'intégralité de l'interview d'Aleksandar Mitrovic dans votre Sport/Foot Magazine

Vous avez eu des problèmes de poids: votre avis à propos de la polémique lancée par Marc Degryse?Pas de soucis. Là aussi, la presse fait son travail comme elle l'entend. Après le championnat, l'équipe nationale serbe s'est produite en match amical au Brésil. Ce n'est qu'au retour d'Amérique latine que j'ai enfin pu prendre un peu de repos, ce qui ne m'était plus arrivé depuis deux ans. La cuisine de mon pays est riche et les tables copieusement garnies. J'ai pris quelques kilos vite éliminés en été.Mais ils sont revenus: était-ce normal? J'ai traversé une période de doutes. Je marquais moins, cela me tracassait et, inconsciemment, j'ai évacué cette nervosité en mangeant plus que d'habitude. J'ai donc pris du poids mais l'explication était surtout psychologique: tout se passait dans la tête. Un soir, Hasi est venu chez moi: - Viens, sortons un peu pour parler. Il m'a donné des conseils, m'a parlé de son passé de joueur. C'est un deuxième père pour moi.Et ça a marché...Il y avait trop de pression sur mes épaules. Hasi m'a aidé à prendre du recul par rapport à ce stress. J'ai maigri parce que j'ai recommencé à marquer.N'est-ce pas le contraire: maigrir puis marquer ?Non, pas pour moi. Grâce à Hasi, tout s'est remis en place dans ma tête et le reste a suivi. Hasi est polyglotte et parle serbe: est-ce que cela vous a aidé ?Oui, indiscutablement. Je commence à comprendre le français et le néerlandais mais parler, c'est encore autre chose. Le départ de Luka Milivojevic m'a embêté aussi car c'était un ami avec qui je pouvais discuter. Tout cela fait partie du processus d'intégration. Je ne peux que remercier le coach pour tout ce qu'il m'apporte.Un Serbe et un Albanais...Oui, mais surtout un deuxième père et moi. Par Pierre BilicRetrouvez l'intégralité de l'interview d'Aleksandar Mitrovic dans votre Sport/Foot Magazine