En quoi van den Brom est-il différent de Jacobs ?

Je ne veux pas me lancer dans le jeu des comparaisons, je laisse cela à d'autres. Nous avons atteint nos objectifs avec Ariel Jacobs et Anderlecht vit autre chose maintenant. John van den Brom est plus ouvert, positif, direct, désireux d'imposer un jeu haut, de nature plus offensive. Il y a probablement plus de variétés tactiques et nous nous entraînons davantage avec le ballon aussi. Je vais tout résumer par un homme : Biglia. Dieu est le seul qui peut faire la différence à chaque match en pointe mais l'apport de Lucas est tout aussi considérable dans un autre registre. Notre Argentin n'a jamais été aussi serein. Il calme le jeu et toute l'équipe. Quand Lucas a le ballon, on sait qu'il en fera un bon usage. Biglia incarne bien l'Anderlecht de Van den Brom.

Dennis Praet est la grande révélation...

Massimo Bruno et lui ont tout pour réussir une belle carrière. A 18 ans à peine, Praet figure dans le Top 10 européen des joueurs de son âge. Il éclaire bien le jeu, l'organise, le simplifie en s'appuyant sur sa technique. C'est un grand talent, qui s'affirmera de plus en plus. Bruno, de son côté, s'est magnifiquement développé et, tout comme Praet, est une certitude pour l'avenir avec sa vitesse, sa discipline, son travail, ses centres. Quand un club dispose de tels jeunes, c'est la preuve qu'il effectue un bon travail en profondeur.

Vous avez dit : - Je débute généralement à gauche...

Je vous explique en deux mots : si je restais tout le temps à gauche, je ne verrais jamais un ballon. Tous les médians d'Anderlecht sont des droitiers : Kljestan, Biglia, Praet, Kouyate quand il évolue dans ce secteur. Et, naturellement, ils orientent plus leur jeu sur la droite. Si je ne veux pas passer mon temps à attendre, je dois rentrer dans le jeu où j'ai plus d'options : m'exprimer en profondeur, passer sur la gauche ou la droite, distiller des passes décisives. Je n'aime pas être cloisonné à une place. Sur l'aile gauche, où le chemin vers la zone de vérité est plus long, j'ai moins de variétés : la ligne, des centres. Je suis un joueur collectif alors que beaucoup d'observateurs ne me voient que comme un soliste. A Liverpool, Roy Hodgson m'a fait échouer car il m'a transformé uniquement en travailleur. Je ne refuse jamais de mettre la main à la pâte mais j'ai besoin aussi de liberté pour faire la différence : c'est ça mon jeu, mon talent et mon football. Si je ne peux pas inventer sur un terrain c'est triste.

A ce point-là ?

Evidemment. Ceux qui disent que je ne travaille pas à la récupération racontent n'importe quoi. Je me souviens de matches où j'ai tout donné à l'équipe. Et ceux qui racontent que je joue d'abord pour moi sont à côté de la plaque. J'en suis à 10 passes décisives et pas mal d'autres bons ballons. Un égoïste ne peut pas y arriver. Il joue pour lui. Je pense aux autres : les chiffres le prouvent. Je précise tout de suite qu'aucun assist ne résulte d'un corner ou d'un coup franc. J'ai signé ces passes dans le jeu : je ne vais pas calculer mais cela signifie que je suis présent dans la confection d'un gros pourcentage des buts de mon équipe. La dernière passe, c'est tout un art en soi, la créativité, la maturité, le talent, l'expérience, les idées, etc.

Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Milan Jovanovic dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Bilic

En quoi van den Brom est-il différent de Jacobs ? Je ne veux pas me lancer dans le jeu des comparaisons, je laisse cela à d'autres. Nous avons atteint nos objectifs avec Ariel Jacobs et Anderlecht vit autre chose maintenant. John van den Brom est plus ouvert, positif, direct, désireux d'imposer un jeu haut, de nature plus offensive. Il y a probablement plus de variétés tactiques et nous nous entraînons davantage avec le ballon aussi. Je vais tout résumer par un homme : Biglia. Dieu est le seul qui peut faire la différence à chaque match en pointe mais l'apport de Lucas est tout aussi considérable dans un autre registre. Notre Argentin n'a jamais été aussi serein. Il calme le jeu et toute l'équipe. Quand Lucas a le ballon, on sait qu'il en fera un bon usage. Biglia incarne bien l'Anderlecht de Van den Brom. Dennis Praet est la grande révélation... Massimo Bruno et lui ont tout pour réussir une belle carrière. A 18 ans à peine, Praet figure dans le Top 10 européen des joueurs de son âge. Il éclaire bien le jeu, l'organise, le simplifie en s'appuyant sur sa technique. C'est un grand talent, qui s'affirmera de plus en plus. Bruno, de son côté, s'est magnifiquement développé et, tout comme Praet, est une certitude pour l'avenir avec sa vitesse, sa discipline, son travail, ses centres. Quand un club dispose de tels jeunes, c'est la preuve qu'il effectue un bon travail en profondeur. Vous avez dit : - Je débute généralement à gauche... Je vous explique en deux mots : si je restais tout le temps à gauche, je ne verrais jamais un ballon. Tous les médians d'Anderlecht sont des droitiers : Kljestan, Biglia, Praet, Kouyate quand il évolue dans ce secteur. Et, naturellement, ils orientent plus leur jeu sur la droite. Si je ne veux pas passer mon temps à attendre, je dois rentrer dans le jeu où j'ai plus d'options : m'exprimer en profondeur, passer sur la gauche ou la droite, distiller des passes décisives. Je n'aime pas être cloisonné à une place. Sur l'aile gauche, où le chemin vers la zone de vérité est plus long, j'ai moins de variétés : la ligne, des centres. Je suis un joueur collectif alors que beaucoup d'observateurs ne me voient que comme un soliste. A Liverpool, Roy Hodgson m'a fait échouer car il m'a transformé uniquement en travailleur. Je ne refuse jamais de mettre la main à la pâte mais j'ai besoin aussi de liberté pour faire la différence : c'est ça mon jeu, mon talent et mon football. Si je ne peux pas inventer sur un terrain c'est triste. A ce point-là ? Evidemment. Ceux qui disent que je ne travaille pas à la récupération racontent n'importe quoi. Je me souviens de matches où j'ai tout donné à l'équipe. Et ceux qui racontent que je joue d'abord pour moi sont à côté de la plaque. J'en suis à 10 passes décisives et pas mal d'autres bons ballons. Un égoïste ne peut pas y arriver. Il joue pour lui. Je pense aux autres : les chiffres le prouvent. Je précise tout de suite qu'aucun assist ne résulte d'un corner ou d'un coup franc. J'ai signé ces passes dans le jeu : je ne vais pas calculer mais cela signifie que je suis présent dans la confection d'un gros pourcentage des buts de mon équipe. La dernière passe, c'est tout un art en soi, la créativité, la maturité, le talent, l'expérience, les idées, etc. Retrouvez l'intégralité de l'interview exclusive de Milan Jovanovic dans le Sport/Foot Magazine de cette semaine. Pierre Bilic