Qu'apporte Jürgen Klopp à ce Liverpool ?

MIGNOLET: Au début, il voulait surtout changer la mentalité des joueurs. Nous baissions la tête dès que nous encaissions un but. Il nous a insufflé l'idée que nous pouvons gagner même quand nous sommes menés. Ensuite, il nous a inculqué son style de jeu: une pression élevée, dès que nous perdons le ballon, pour empêcher l'adversaire de développer son jeu. C'est physiquement dur mais chaque coach a sa propre vision. Klopp l'adapte à l'adversaire. Notre jeu est globalement plus direct: Brendan Rodgers misait sur la possession du ballon tandis que son successeur vise l'attaque directe. Il nous présente les choses plus facilement. S'il peut mettre à profit la préparation estivale pour régler les ultimes détails, nous partirons du bon pied la saison prochaine et nous pourrons rivaliser avec les meilleurs, sans plus nous laisser faire. Pour l'heure, nous devons devenir plus réguliers, plus brutaux.

L'entraîneur déborde d'enthousiasme sur la ligne.

MIGNOLET : C'est son caractère. Il est très différent dans le vestiaire, plus intellectuel, rationnel dans ses analyses, mais sur la touche, il laisse libre cours à ses émotions.

Ça change quelque chose pour toi ?

MIGNOLET: Ma vie est plus facile. Il sait qu'un gardien doit opérer ses propres choix, en son âme et conscience, quitte à en discuter après. Il me fait confiance, comme le club. J'ai d'ailleurs prolongé mon contrat après son arrivée. Maintenant, c'est à moi de leur rendre quelque chose.

(...)

Jürgen Klopp a dit que tu étais le smartest goalkeeper avec lequel il avait travaillé.

MIGNOLET: Ça fait plaisir à entendre. C'est peut-être parce que je parle plusieurs langues : l'allemand, le français, l'anglais et j'essaie d'assimiler l'espagnol. Je ne fais pas non plus de bêtises en dehors du terrain. L'entraîneur m'a vu aider les jeunes, Christian, Divock. Cette année, en Coupe de la Ligue, nous avons remanié toute l'équipe à plusieurs reprises pour ménager certains titulaires. J'ai guidé les jeunes. C'est sans doute ce qu'il veut dire en me qualifiant de smart. C'est un ensemble, sur le terrain et en dehors. Je communique des informations et des directives aux joueurs de champ pendant les entraînements et les matches, ne serait-ce que pour me faciliter la vie : mieux l'équipe est organisée, plus ma tâche est facile. Je l'ai dit au club en signant un nouveau contrat: diriger mes coéquipiers est un des aspects dans lesquels je peux encore progresser.

Par Peter t'Kint

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Simon Mignolet dans votre Sport/Foot Magazine

Qu'apporte Jürgen Klopp à ce Liverpool ?MIGNOLET: Au début, il voulait surtout changer la mentalité des joueurs. Nous baissions la tête dès que nous encaissions un but. Il nous a insufflé l'idée que nous pouvons gagner même quand nous sommes menés. Ensuite, il nous a inculqué son style de jeu: une pression élevée, dès que nous perdons le ballon, pour empêcher l'adversaire de développer son jeu. C'est physiquement dur mais chaque coach a sa propre vision. Klopp l'adapte à l'adversaire. Notre jeu est globalement plus direct: Brendan Rodgers misait sur la possession du ballon tandis que son successeur vise l'attaque directe. Il nous présente les choses plus facilement. S'il peut mettre à profit la préparation estivale pour régler les ultimes détails, nous partirons du bon pied la saison prochaine et nous pourrons rivaliser avec les meilleurs, sans plus nous laisser faire. Pour l'heure, nous devons devenir plus réguliers, plus brutaux.L'entraîneur déborde d'enthousiasme sur la ligne.MIGNOLET : C'est son caractère. Il est très différent dans le vestiaire, plus intellectuel, rationnel dans ses analyses, mais sur la touche, il laisse libre cours à ses émotions.Ça change quelque chose pour toi ?MIGNOLET: Ma vie est plus facile. Il sait qu'un gardien doit opérer ses propres choix, en son âme et conscience, quitte à en discuter après. Il me fait confiance, comme le club. J'ai d'ailleurs prolongé mon contrat après son arrivée. Maintenant, c'est à moi de leur rendre quelque chose.(...)Jürgen Klopp a dit que tu étais le smartest goalkeeper avec lequel il avait travaillé.MIGNOLET: Ça fait plaisir à entendre. C'est peut-être parce que je parle plusieurs langues : l'allemand, le français, l'anglais et j'essaie d'assimiler l'espagnol. Je ne fais pas non plus de bêtises en dehors du terrain. L'entraîneur m'a vu aider les jeunes, Christian, Divock. Cette année, en Coupe de la Ligue, nous avons remanié toute l'équipe à plusieurs reprises pour ménager certains titulaires. J'ai guidé les jeunes. C'est sans doute ce qu'il veut dire en me qualifiant de smart. C'est un ensemble, sur le terrain et en dehors. Je communique des informations et des directives aux joueurs de champ pendant les entraînements et les matches, ne serait-ce que pour me faciliter la vie : mieux l'équipe est organisée, plus ma tâche est facile. Je l'ai dit au club en signant un nouveau contrat: diriger mes coéquipiers est un des aspects dans lesquels je peux encore progresser.Par Peter t'KintRetrouvez l'intégralité de l'interview de Simon Mignolet dans votre Sport/Foot Magazine