Quand Charleroi ne tournait plus rond, et cherchait désespérément le chemin des victoires, Felice Mazzù s'était fait cette réflexion, repensant aux départs de Dodi Lukebakio et Clément Tainmont au coeur d'une saison jusque-là idyllique : " Amener quelque chose de supplémentaire dans une situation qui fonctionne à merveille, ça crée du doute. "

L'ancien coach des Zèbres avait évidemment partagé ce constat avec Mehdi Bayat. Les souvenirs douloureux du mois de janvier 2018, qui avait vu les Carolos s'effondrer pour finalement manquer la Coupe d'Europe qui leur semblait promise, sont devenus des leçons pour l'avenir. Cet hiver, l'administrateur-délégué du Sporting fera tout pour ne pas déséquilibrer son noyau.

Là où un an plus tôt, la vente de Cristian Benavente était une source de revenus plus sûre que le maintien du Péruvien dans l'effectif afin de lutter pour une place potentielle en play-offs 1, la donne a changé. Charleroi est deuxième du championnat, et mettra tout en oeuvre pour conserver Marco Ilaimaharitra, élément le plus convoité de son groupe et qui devrait recevoir un bon de sortie en fin de saison en échange de quelques millions.

Si certains noms sont placés sur le marché par la direction zébrée, les Carolos sont conscients que la " régularisation " du noyau ne devrait pas se faire en un clin d'oeil. Malgré les coups de main de Mogi Bayat, spécialiste national du recasage de joueurs indésirables, il sera difficile de trouver une porte de sortie cet hiver pour Enes Saglik, bien accroché aux six derniers mois de son contrat. La tâche s'annonce au moins aussi difficile pour Adama Niane, devenu excédentaire en passant quatrième dans la hiérarchie des attaquants, dépassé par le jeune Frank Tsadjout. Malgré quelques approches venues de Croatie l'été dernier, puis une dernière proposition pour rejoindre OHL, le Malien est toujours dans le Pays Noir et son absence de temps de jeu comme sa réputation écornée ne sont pas de nature à séduire des acquéreurs potentiels.

Finalement, le joueur le plus susceptible de changer d'air cet hiver pourrait être David Henen. L'ailier conserve une cote intéressante - certains clubs néerlandais étaient venus aux nouvelles en juillet - et son temps de jeu réduit déplaît à son entourage. Ses sorties médiatiques de l'automne, soulignant qu'il était décisif à chaque fois qu'il montait au jeu, avaient fortement déplu au sein du staff carolo, et la blessure de Mamadou Fall ne lui a pas permis de saisir sa chance dans les semaines précédant la trêve.

Un départ pourrait réorienter définitivement le mercato zébré. Plutôt que de se concentrer sur la recherche d'un milieu de terrain belge capable de se contenter d'un statut de remplaçant dans l'ombre de Marco Ilaimaharitra et Ryota Morioka, dont l'association fonctionne à merveille, les Carolos pourraient s'intéresser à un ailier capable d'évoluer sur le côté gauche, un poste où Ali Gholizadeh ne se sent pas aussi à l'aise qu'à droite et qui cherche donc un pensionnaire incontournable depuis le replacement dans l'axe de Massimo Bruno. Un retour de Dieumerci Ndongala, placé sur la liste des transferts à Genk et considéré comme joueur belge, serait alors une option, mais le champion de Belgique rêverait plutôt d'une destination exotique.

Les dossiers brûlants sont donc rares, sur les bureaux des décideurs carolos. La tendance est à un mois de janvier calme, évitant les marasmes des deux derniers hivers, lors desquels Lukebakio et Tainmont, puis Benavente avaient été vendus, pénalisant en partie la seconde partie de saison des Zèbres. Une mésaventure que Charleroi veut éviter de revivre, au cours d'une saison où les portes de l'Europe semblent plus ouvertes que ces dernières années. Malgré l'échec en Coupe de Belgique, les retrouvailles avec la compétition continentale restent le grand objectif de l'année 2020 dans le Pays Noir.

Quand Charleroi ne tournait plus rond, et cherchait désespérément le chemin des victoires, Felice Mazzù s'était fait cette réflexion, repensant aux départs de Dodi Lukebakio et Clément Tainmont au coeur d'une saison jusque-là idyllique : " Amener quelque chose de supplémentaire dans une situation qui fonctionne à merveille, ça crée du doute. "L'ancien coach des Zèbres avait évidemment partagé ce constat avec Mehdi Bayat. Les souvenirs douloureux du mois de janvier 2018, qui avait vu les Carolos s'effondrer pour finalement manquer la Coupe d'Europe qui leur semblait promise, sont devenus des leçons pour l'avenir. Cet hiver, l'administrateur-délégué du Sporting fera tout pour ne pas déséquilibrer son noyau.Là où un an plus tôt, la vente de Cristian Benavente était une source de revenus plus sûre que le maintien du Péruvien dans l'effectif afin de lutter pour une place potentielle en play-offs 1, la donne a changé. Charleroi est deuxième du championnat, et mettra tout en oeuvre pour conserver Marco Ilaimaharitra, élément le plus convoité de son groupe et qui devrait recevoir un bon de sortie en fin de saison en échange de quelques millions.Si certains noms sont placés sur le marché par la direction zébrée, les Carolos sont conscients que la " régularisation " du noyau ne devrait pas se faire en un clin d'oeil. Malgré les coups de main de Mogi Bayat, spécialiste national du recasage de joueurs indésirables, il sera difficile de trouver une porte de sortie cet hiver pour Enes Saglik, bien accroché aux six derniers mois de son contrat. La tâche s'annonce au moins aussi difficile pour Adama Niane, devenu excédentaire en passant quatrième dans la hiérarchie des attaquants, dépassé par le jeune Frank Tsadjout. Malgré quelques approches venues de Croatie l'été dernier, puis une dernière proposition pour rejoindre OHL, le Malien est toujours dans le Pays Noir et son absence de temps de jeu comme sa réputation écornée ne sont pas de nature à séduire des acquéreurs potentiels.Finalement, le joueur le plus susceptible de changer d'air cet hiver pourrait être David Henen. L'ailier conserve une cote intéressante - certains clubs néerlandais étaient venus aux nouvelles en juillet - et son temps de jeu réduit déplaît à son entourage. Ses sorties médiatiques de l'automne, soulignant qu'il était décisif à chaque fois qu'il montait au jeu, avaient fortement déplu au sein du staff carolo, et la blessure de Mamadou Fall ne lui a pas permis de saisir sa chance dans les semaines précédant la trêve.Un départ pourrait réorienter définitivement le mercato zébré. Plutôt que de se concentrer sur la recherche d'un milieu de terrain belge capable de se contenter d'un statut de remplaçant dans l'ombre de Marco Ilaimaharitra et Ryota Morioka, dont l'association fonctionne à merveille, les Carolos pourraient s'intéresser à un ailier capable d'évoluer sur le côté gauche, un poste où Ali Gholizadeh ne se sent pas aussi à l'aise qu'à droite et qui cherche donc un pensionnaire incontournable depuis le replacement dans l'axe de Massimo Bruno. Un retour de Dieumerci Ndongala, placé sur la liste des transferts à Genk et considéré comme joueur belge, serait alors une option, mais le champion de Belgique rêverait plutôt d'une destination exotique.Les dossiers brûlants sont donc rares, sur les bureaux des décideurs carolos. La tendance est à un mois de janvier calme, évitant les marasmes des deux derniers hivers, lors desquels Lukebakio et Tainmont, puis Benavente avaient été vendus, pénalisant en partie la seconde partie de saison des Zèbres. Une mésaventure que Charleroi veut éviter de revivre, au cours d'une saison où les portes de l'Europe semblent plus ouvertes que ces dernières années. Malgré l'échec en Coupe de Belgique, les retrouvailles avec la compétition continentale restent le grand objectif de l'année 2020 dans le Pays Noir.