Si un club se montre hyperactif sur le marché des transferts, c'est bien Chelsea. Y compris du côté féminin. Outre Thiago Silva, Hakim Zyiech, Kai Havertz, ou encore Timo Werner (pour ne citer qu'eux), le club londonien a réalisé un autre transfert retentissant, aux premières heures du mois de septembre : celui de Pernille Harder, l'attaquante danoise de 27 ans, qui avait fait le tour après quatre saisons passées à dominer outrageusement le foot allemand (quatre doublés Coupes-Bundesliga consécutifs, 105 buts inscrits en 114 rencontres, avec le VfL Wolfsburg). La récente finaliste de la Ligue des Champions a signé pour trois ans à Londres, au cours d'un mercato estival fermé depuis ce jeudi 10 septembre.
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Si un club se montre hyperactif sur le marché des transferts, c'est bien Chelsea. Y compris du côté féminin. Outre Thiago Silva, Hakim Zyiech, Kai Havertz, ou encore Timo Werner (pour ne citer qu'eux), le club londonien a réalisé un autre transfert retentissant, aux premières heures du mois de septembre : celui de Pernille Harder, l'attaquante danoise de 27 ans, qui avait fait le tour après quatre saisons passées à dominer outrageusement le foot allemand (quatre doublés Coupes-Bundesliga consécutifs, 105 buts inscrits en 114 rencontres, avec le VfL Wolfsburg). La récente finaliste de la Ligue des Champions a signé pour trois ans à Londres, au cours d'un mercato estival fermé depuis ce jeudi 10 septembre.Selon les médias britanniques, Chelsea aurait déboursé 350.000 euros pour attirer l'expérimentée buteuse de 27 ans, qui disposait encore d'un an de contrat en Basse-Saxe. Un montant qui n'a rien à voir avec les 220 millions claqués par l'équipe masculine, mais qui montre tout de même que les clubs anglais, en particulier Manchester City et Chelsea, investissent de plus en plus sur le football féminin. "Le championnat anglais s'est considérablement développé ces dernières années, jusqu'à être aujourd'hui le meilleur d'Europe, voire du monde", avançait récemment Harder au Telegraph.En novembre 2019, les Blues avaient déjà réalisé "le transfert de l'année" en arrachant l'attaquante australienne Sam Kerr aux Red Stars de Chicago. Payée entre 480 et 500.000 euros brut annuels selon la presse aussie, la joueuse de 27 ans devenait de facto la footeuse la mieux payée de la planète, devant la Ballon d'or 2018 Ada Hegerberg (400.000 euros par an, selon une enquête de L'Équipe). De son côté, Pernille Harder devrait quant à elle palper quelque 170.000 euros annuels. Pas mal pour celle qui n'en touchait que 120.000 en Allemagne, d'après Der Spiegel. Toutefois, le ratio rémunération-joueuses / rémunération-joueurs en Angleterre reste toujours de 30.000 euros pour les premières contre 3,6 millions d'euros pour les seconds.Autre club qui a fait feu de tout bois cet été : Manchester City. Les Skyblues, qui ont vu Tessa Wullaert revenir en Belgique fin juillet, ont réalisé un sacré quadruplé, dont le climax est le rapatriement de l'internationale Lucy Bronze (septante caps). La latérale droite anglaise, élue Joueuse UEFA de l'année en 2019 et concurrente de Janice Cayman à Lyon, a quitté la France pour rejoindre le nord de l'Angleterre à l'issue de son contrat à l'OL. La joueuse de 28 ans, autrice d'un triplé Coupe-championnat-Ligue des Champions lors de cette étrange saison, avait déjà porté le maillot de City entre 2015 et 2017, et été sacrée championne en 2016.Elle y évoluera désormais avec l'Américaine Rose Lavelle, véritable révélation du Mondial 2019. Active au Washington Spirit, la médiane est âgée de 25 ans et vivra sa première expérience hors des States, avant de retourner dès la saison prochaine à l'OL Reign (club-filiale de Lyon, basé à Tacoma, dans l'État de Washington). Elle est rejointe par sa compatriote, la médiane Sam Mewis, elle aussi championne du monde et arrivée pour une expérience à court terme. Même si les Ricaines cherchent à venir en Europe sur du court terme en vue des JO et suite aux gros chamboulements qu'a provoqué la pandémie du corona sur leur championnat domestique, ces débarquements multiples en disent beaucoup sur l'attractivité glanée par le foot anglais au cours des dernières années. Une attractivité qui est le fruit d'investissements massifs consentis par la fédération, qui se voient également au niveau de la progression linéaire de l'équipe nationale.Autre arrivée remarquée, celle de l'arrière gauche anglaise Alex Greenwood, en manque de temps de jeu à Lyon, qui a préféré revenir au pays pour se relancer. Surtout à un an d'un Euro 2022 qui se jouera à domicile pour elle et les Three Lionesses. On note également la signature de Chloe Kelly, 22 ans, en provenance d'Everton, après une saison achevée sur neuf buts en onze rencontres de championnat. Les objectifs de City sont clairs : ne pas se laisser distancer par Chelsea, Arsenal, voire Manchester United (tout juste promu en D1 en 2019, mais qui monte déjà en puissance), concurrencer l'élite européenne pour enfin soulever la Ligue des Champions, moins de cinq ans après avoir disputé ses premiers matches dans cette compétition, ne pas laisser l'Allemagne, l'Espagne et leurs clubs du top (Wolfsburg, Bayern Munich, Barcelone, Atlético) prendre trop d'avance dans cette "course à l'OL". Vaste programme, en effet...