Eddy Cordier, le CEO de Zulte Waregem, a envoyé un mail à tous les dirigeants des clubs de la Pro League, demandant des mesures de solidarité pour mener le football belge à bon port, pendant la crise du corona. La principale mesure ? L'introduction du chômage temporaire dans tous les clubs : un montant égal à 70% du salaire moyen, avec un plafond de 2.352,21 euros brut pour les joueurs et de 2.754,76 euros pour les autres employés à temps plein.

" Beaucoup d'incertitudes pèsent actuellement ", explique Cordier. " Quand allons-nous rejouer ? Avec ou sans public ? Allons-nous pouvoir rejouer en août ? Les spectateurs seront-ils toujours absents ? La crise aura-t-elle un impact sur la vente des abonnements ? N'oubliez pas qu'à l'étranger aussi, beaucoup de clubs ne vont pas recevoir une partie de leurs droits TV. Ça va entraîner un effet boule de neige sur le marché et la Belgique le sentira. À commencer par les petits clubs.

La seule certitude actuelle, c'est que nous n'aurons pas de rentrées les mois à venir alors que nos frais fixes, parmi lesquels les salaires des joueurs (qui représentent environ la moitié du budget de tous les clubs, ndlr) resteraient au même niveau. Dans ces circonstances extrêmes, il faut oser prendre des décisions peu sympathiques. Je comprends qu'on critique le statut fiscal des clubs et qu'on va encore dire que nous sommes des profiteurs, mais nous ne faisons qu'appliquer les règles que le gouvernement permet à toute entreprise.

Zulte Waregem est actuellement sain. Nous avons obtenu notre licence sans problème. Mais si la situation perdure, nous nous exposons à des soucis si nous ne diminuons pas nos frais fixes. Nous devons veiller à ne pas couler. C'est encore plus important pour les clubs dont la situation financière est moins stable.

Nous avons donc appliqué le chômage technique à notre staff. Après concertation avec le conseil d'administration, nous allons sans doute l'appliquer aux joueurs aussi. Il est presque impossible de ne pas prendre cette décision. Nous attendons toutefois le conseil d'administration de la Pro League de ce mercredi et notamment la décision sur la prolongation de la période durant laquelle les séances collectives sont interdites. Cette période s'étend actuellement jusqu'au 5 avril et sera sans doute prolongée. D'autres clubs suivront-ils ? Chaque club doit le déterminer lui-même. J'espère simplement que le bon sens triomphera afin de garantir la continuité de tous les clubs."

Vendredi, le lendemain du mail de Cordier, la Pro League a envoyé une note d'informations. Elle permet aux clubs de décider eux-mêmes. Anderlecht et le Standard sont déjà passés à l'action, l'Antwerp a fait savoir qu'il ne jugeait pas encore le moment opportun. Le point est à l'agenda du conseil d'administration de la Pro League aujourd'hui. Elle attend aussi des informations de la FIFA.

Il n'y a pas l'ombre d'un doute, selon le juriste Jesse De Preter. Le gouvernement a interdit les matches et les séances collectives depuis le 18 mars. Les entraînements de football sont des événements de groupe et si les footballeurs ne peuvent pas s'y adonner, ils sont au chômage technique, même s'ils ont reçu un programme individuel.

Eddy Cordier, le CEO de Zulte Waregem, a envoyé un mail à tous les dirigeants des clubs de la Pro League, demandant des mesures de solidarité pour mener le football belge à bon port, pendant la crise du corona. La principale mesure ? L'introduction du chômage temporaire dans tous les clubs : un montant égal à 70% du salaire moyen, avec un plafond de 2.352,21 euros brut pour les joueurs et de 2.754,76 euros pour les autres employés à temps plein. " Beaucoup d'incertitudes pèsent actuellement ", explique Cordier. " Quand allons-nous rejouer ? Avec ou sans public ? Allons-nous pouvoir rejouer en août ? Les spectateurs seront-ils toujours absents ? La crise aura-t-elle un impact sur la vente des abonnements ? N'oubliez pas qu'à l'étranger aussi, beaucoup de clubs ne vont pas recevoir une partie de leurs droits TV. Ça va entraîner un effet boule de neige sur le marché et la Belgique le sentira. À commencer par les petits clubs. La seule certitude actuelle, c'est que nous n'aurons pas de rentrées les mois à venir alors que nos frais fixes, parmi lesquels les salaires des joueurs (qui représentent environ la moitié du budget de tous les clubs, ndlr) resteraient au même niveau. Dans ces circonstances extrêmes, il faut oser prendre des décisions peu sympathiques. Je comprends qu'on critique le statut fiscal des clubs et qu'on va encore dire que nous sommes des profiteurs, mais nous ne faisons qu'appliquer les règles que le gouvernement permet à toute entreprise. Zulte Waregem est actuellement sain. Nous avons obtenu notre licence sans problème. Mais si la situation perdure, nous nous exposons à des soucis si nous ne diminuons pas nos frais fixes. Nous devons veiller à ne pas couler. C'est encore plus important pour les clubs dont la situation financière est moins stable. Nous avons donc appliqué le chômage technique à notre staff. Après concertation avec le conseil d'administration, nous allons sans doute l'appliquer aux joueurs aussi. Il est presque impossible de ne pas prendre cette décision. Nous attendons toutefois le conseil d'administration de la Pro League de ce mercredi et notamment la décision sur la prolongation de la période durant laquelle les séances collectives sont interdites. Cette période s'étend actuellement jusqu'au 5 avril et sera sans doute prolongée. D'autres clubs suivront-ils ? Chaque club doit le déterminer lui-même. J'espère simplement que le bon sens triomphera afin de garantir la continuité de tous les clubs." Vendredi, le lendemain du mail de Cordier, la Pro League a envoyé une note d'informations. Elle permet aux clubs de décider eux-mêmes. Anderlecht et le Standard sont déjà passés à l'action, l'Antwerp a fait savoir qu'il ne jugeait pas encore le moment opportun. Le point est à l'agenda du conseil d'administration de la Pro League aujourd'hui. Elle attend aussi des informations de la FIFA. Il n'y a pas l'ombre d'un doute, selon le juriste Jesse De Preter. Le gouvernement a interdit les matches et les séances collectives depuis le 18 mars. Les entraînements de football sont des événements de groupe et si les footballeurs ne peuvent pas s'y adonner, ils sont au chômage technique, même s'ils ont reçu un programme individuel.