Avais-tu le sentiment que le club bruxellois ne te voulait pas à tout prix ?

A certaines conditions... Pour Mitrovic, les dirigeants anderlechtois n'ont pas hésité à dépenser beaucoup d'argent. L'échec de ce transfert n'était vraiment pas une catastrophe. Le seul club où j'irais à n'importe quelle condition, c'est le PSG. C'est le club que je supporte depuis tout petit, c'est le club de mes rêves.

Tu n'as pas de filiation avec Anderlecht en tant que jeune bruxellois ?

J'ai beau avoir grandi à Bruxelles, avoir joué chez les jeunes d'Anderlecht, je suis, aujourd'hui, joueur pro, je me vois mal être supporter d'un club belge alors que je suis employé par un autre. Si je ne jouais pas au foot, peut-être que je supporterais Anderlecht mais ce n'est pas la cas... Mais je ne crache pas dans la soupe. Comme je l'ai toujours dit, Anderlecht aurait été un super club pour moi, c'est un club que je respecte. J'ai refusé beaucoup d'offres car dans mon esprit, j'allais signer à Anderlecht d'autant que les discussions avec Van Holsbeeck étaient très positives.

Quelles offres as-tu refusées ?

Parmi les équipes où l'intérêt était véritablement concret, il y avait Hull, Reading, Nuremberg, Al-Shabab et le Standard.

Le Standard ?

Le Standard a proposé quatre millions en juin. Mais ce transfert, je ne le sentais pas. Je me suis aussi rendu à Hull pour voir ce qu'on me proposait, j'ai discuté avec le coach, Steve Bruce. Mais le club arrivait en Premier League, allait sûrement lutter pour le maintien. J'ai aussi discuté avec les dirigeants de Reading qui me proposaient un pont d'or, dix fois plus qu'à Anderlecht ou Genk. Mais bon, c'était la D2 anglaise. Avec Nuremberg, on n'a pas su se mettre d'accord tandis que Al-Shabab arrivait bien trop tôt dans ma carrière. J'ai écouté toutes ces propositions mais j'avais la tête à Anderlecht qui m'offrait la possibilité de jouer la Ligue des Champions. Et puis être belge et titulaire à Anderlecht te donne de grandes chances de faire partie de la sélection belge. Et mon but cette année est de faire partie de ceux qui iront au Brésil.

Pourquoi ça a coincé au final ?

J'avais un accord verbal avec Andelecht deux semaines avant que tout capote. J'étais d'accord avec les chiffres que l'on me proposait mais les dirigeants des deux clubs n'ont jamais su accorder leurs violons.

Et au final Gand te cède pour un montant quasi similaire à ce qu'Anderlecht proposait...

Sauf qu'Anderlecht voulait payer en plusieurs parties alors que Genk a mis davantage de cash. Ce qui arrangeait Gand qui avait besoin de liquidités.

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Pelé Mboyo dans votre Sport/Foot Magazine

Avais-tu le sentiment que le club bruxellois ne te voulait pas à tout prix ?A certaines conditions... Pour Mitrovic, les dirigeants anderlechtois n'ont pas hésité à dépenser beaucoup d'argent. L'échec de ce transfert n'était vraiment pas une catastrophe. Le seul club où j'irais à n'importe quelle condition, c'est le PSG. C'est le club que je supporte depuis tout petit, c'est le club de mes rêves.Tu n'as pas de filiation avec Anderlecht en tant que jeune bruxellois ?J'ai beau avoir grandi à Bruxelles, avoir joué chez les jeunes d'Anderlecht, je suis, aujourd'hui, joueur pro, je me vois mal être supporter d'un club belge alors que je suis employé par un autre. Si je ne jouais pas au foot, peut-être que je supporterais Anderlecht mais ce n'est pas la cas... Mais je ne crache pas dans la soupe. Comme je l'ai toujours dit, Anderlecht aurait été un super club pour moi, c'est un club que je respecte. J'ai refusé beaucoup d'offres car dans mon esprit, j'allais signer à Anderlecht d'autant que les discussions avec Van Holsbeeck étaient très positives. Quelles offres as-tu refusées ?Parmi les équipes où l'intérêt était véritablement concret, il y avait Hull, Reading, Nuremberg, Al-Shabab et le Standard.Le Standard ?Le Standard a proposé quatre millions en juin. Mais ce transfert, je ne le sentais pas. Je me suis aussi rendu à Hull pour voir ce qu'on me proposait, j'ai discuté avec le coach, Steve Bruce. Mais le club arrivait en Premier League, allait sûrement lutter pour le maintien. J'ai aussi discuté avec les dirigeants de Reading qui me proposaient un pont d'or, dix fois plus qu'à Anderlecht ou Genk. Mais bon, c'était la D2 anglaise. Avec Nuremberg, on n'a pas su se mettre d'accord tandis que Al-Shabab arrivait bien trop tôt dans ma carrière. J'ai écouté toutes ces propositions mais j'avais la tête à Anderlecht qui m'offrait la possibilité de jouer la Ligue des Champions. Et puis être belge et titulaire à Anderlecht te donne de grandes chances de faire partie de la sélection belge. Et mon but cette année est de faire partie de ceux qui iront au Brésil.Pourquoi ça a coincé au final ?J'avais un accord verbal avec Andelecht deux semaines avant que tout capote. J'étais d'accord avec les chiffres que l'on me proposait mais les dirigeants des deux clubs n'ont jamais su accorder leurs violons.Et au final Gand te cède pour un montant quasi similaire à ce qu'Anderlecht proposait...Sauf qu'Anderlecht voulait payer en plusieurs parties alors que Genk a mis davantage de cash. Ce qui arrangeait Gand qui avait besoin de liquidités.Par Thomas BricmontRetrouvez l'intégralité de l'interview de Pelé Mboyo dans votre Sport/Foot Magazine