Comment avez-vous réagi quand le Standard vous a contacté ?

Felice Mazzu : Je pense que le monde extérieur a cru à une blague. Moi, j'étais étonné et surpris. Puis, je me suis dit - Pourquoi pas.

Le Standard comme premier club en D1. Est-ce que cela ne ressemble pas à un cadeau empoisonné ?

Peut-être. Surtout qu'à ce moment-là, le public en voulait à la direction. Dans mon plan de carrière, cela n'aurait certainement pas été le scénario idéal. Mais ne dit-on pas que le train ne passe qu'une fois ?

Avez-vous parlé à Roland Duchâtelet ?

On a mangé ensemble et on a beaucoup discuté du projet Standard et de ma philosophie. Le lendemain, je recevais un coup de fil pour finaliser. A ce moment-là, tout s'accélère. On ne sait pas très bien quelle est la bonne décision à prendre. C'est un rêve inaccessible à portée de main ; les médias annoncent mon transfert alors que je suis à un souper avec les joueurs pour fêter le gain de la première tranche. Tout le monde essaye de me joindre. Puis, tout tombe à l'eau. Ça a été une semaine difficile.

Que préconisait votre famille ?

Foncer. J'ai certainement déçu ma femme. Elle ne comprenait pas pourquoi je n'avais pas cassé mon contrat pour aller au Standard. Elle aurait voulu que je me dise - C'est la chance de ma vie, je coupe tout et j'y vais.

Arrivez-vous à regarder le Standard ?

Quand je vois cette équipe, je me dis que cela aurait pu être la mienne...

Par Stéphane Vande Velde

Retrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine

Comment avez-vous réagi quand le Standard vous a contacté ? Felice Mazzu : Je pense que le monde extérieur a cru à une blague. Moi, j'étais étonné et surpris. Puis, je me suis dit - Pourquoi pas. Le Standard comme premier club en D1. Est-ce que cela ne ressemble pas à un cadeau empoisonné ? Peut-être. Surtout qu'à ce moment-là, le public en voulait à la direction. Dans mon plan de carrière, cela n'aurait certainement pas été le scénario idéal. Mais ne dit-on pas que le train ne passe qu'une fois ? Avez-vous parlé à Roland Duchâtelet ? On a mangé ensemble et on a beaucoup discuté du projet Standard et de ma philosophie. Le lendemain, je recevais un coup de fil pour finaliser. A ce moment-là, tout s'accélère. On ne sait pas très bien quelle est la bonne décision à prendre. C'est un rêve inaccessible à portée de main ; les médias annoncent mon transfert alors que je suis à un souper avec les joueurs pour fêter le gain de la première tranche. Tout le monde essaye de me joindre. Puis, tout tombe à l'eau. Ça a été une semaine difficile.Que préconisait votre famille ? Foncer. J'ai certainement déçu ma femme. Elle ne comprenait pas pourquoi je n'avais pas cassé mon contrat pour aller au Standard. Elle aurait voulu que je me dise - C'est la chance de ma vie, je coupe tout et j'y vais. Arrivez-vous à regarder le Standard ? Quand je vois cette équipe, je me dis que cela aurait pu être la mienne...Par Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine