Vincent Mannaert dit qu'avec 40 points fin décembre, on est candidat au titre. Charleroi en compte 42. Alors, Charleroi champion ?
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Vincent Mannaert dit qu'avec 40 points fin décembre, on est candidat au titre. Charleroi en compte 42. Alors, Charleroi champion ? Je ne pense pas, non, d'autant plus que l'équipe de Vincent Mannaert a déjà onze points en plus que nous (rires). Un Sporting dans cette situation-ci, c'est rare. Mais on met tout en place au début de chaque saison pour se retrouver dans une situation comme celle-là. Donc, si on y est, c'est que les garçons le méritent. Avec tes joueurs qui brillent toutes les semaines, le mercato d'hiver va être chaud, non ? Je suis très serein, parce qu'on a une méthode de travail au sein du club, et on sait très bien vers où on se dirige. Après, s'il y a des convoitises, c'est très valorisant pour le club, très valorisant pour les joueurs, et donc c'est une très bonne chose pour Charleroi. Ce n'est pas parce qu'il y a des convoitises que tout va exploser. Je crois que le plus important, c'est de continuer à travailler de la façon dont on le fait depuis cinq ans, en ayant cet équilibre de groupe. Je n'ai jamais pleuré le départ de l'un ou l'autre joueur, parce qu'en tant qu'entraîneur on doit pouvoir retirer le maximum de son groupe, quel qu'il soit. Tu as gagné le trophée Raymond Goethals, mais quand on parle d'entraîneur cette saison, on pense surtout à tous ceux qui ont déjà été virés. C'est une situation qui t'interpelle ? Je me mets à la place des collègues qui, malheureusement, ont été démis de leur fonction, et c'est une situation que je trouve toujours très attristante. On fait tous le même métier, et tout le monde doit savoir que ce n'est pas simple d'être entraîneur de foot. Il y a une gestion financière, une gestion commerciale, d'autres paramètres que le sportif et tout ça, ce n'est pas évident. Parfois, un entraîneur subit certaines choses, et il est incapable d'être maître de certaines situations. Quant à ce trophée Raymond Goethals, il me réconforte au niveau des votes, parce qu'il a été décidé de le donner à quelqu'un qui n'a gagné aucun titre collectif, mais qui a permis à son club de progresser. Mais attention, je ne l'ai pas permis tout seul, il y a tout le staff qui travaille avec moi. J'aurais préféré que ce soit un prix collectif. Il y a un coach en particulier dont le travail t'impressionne cette année ? C'est très clair : le travail de Leko à Bruges doit être souligné. Pas seulement pour les résultats qu'il fait, mais aussi parce qu'il a mis en place une nouvelle philosophie à Bruges, dans la manière de jouer. Beaucoup de personnes étaient pessimistes en début de saison mais aujourd'hui, il a mis les points sur les i. Même s'il a un noyau qui avait été fait pour jouer la Coupe d'Europe, avec beaucoup de qualité, il prouve dans sa gestion que ce qu'il fait, c'est du très bon boulot. Quelle est ta décision la plus importante depuis le début de saison ? Je pense que c'est notre passage au 4-5-1, avec un seul attaquant, alors qu'on avait fait un super début de saison en 4-4-2. Mais j'ai estimé qu'un garçon comme Cristian Benavente méritait de rentrer dans le système et dans la philosophie de l'équipe. J'ai sacrifié un attaquant, et je pense que ça a été une étape importante. Par Guillaume Gautier