Mercredi prochain, le Club Bruges disputera un match important sur le front européen mais avant, il devra assurer en championnat, où pour l'instant, tout ne se passe pas encore comme prévu. Le Club n'a pas encore gagné plus de deux fois d'affilée en Pro League, et il ne s'est imposé avec un écart supérieur à un but que dans seulement trois des quatorze journées déjà jouées. Certes, il n'a subi qu'une seule défaite en Pro League cette saison (contre trois l'an dernier après quatorze matches), mais a déjà concédé quatre partages à domicile et six au total (avec les déplacements à Anderlecht et à l'Antwerp).
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Mercredi prochain, le Club Bruges disputera un match important sur le front européen mais avant, il devra assurer en championnat, où pour l'instant, tout ne se passe pas encore comme prévu. Le Club n'a pas encore gagné plus de deux fois d'affilée en Pro League, et il ne s'est imposé avec un écart supérieur à un but que dans seulement trois des quatorze journées déjà jouées. Certes, il n'a subi qu'une seule défaite en Pro League cette saison (contre trois l'an dernier après quatorze matches), mais a déjà concédé quatre partages à domicile et six au total (avec les déplacements à Anderlecht et à l'Antwerp). "On a une bonne équipe, un bon noyau et on a été champions deux fois de suite. Mais on ne retient généralement que le dernier match", dit Mats Rits. "En Belgique, il n'y a pas de rencontre facile. Toutes les équipes ont des qualités et sont hyper-motivées lorsqu'elles nous affrontent." Le jeu brugeois n'est-il pas trop prévisible? "Notre noyau est suffisamment complet, mais les équipes s'adaptent de plus en plus", rétorque le milieu de terrain blauw en zwart. "Avec Ivan Leko, on a rencontré le même phénomène la deuxième année. On jouait avec trois défenseurs et deux ailiers, mais au bout d'un moment, c'est devenu plus difficile. Il faut parfois surprendre, oui. On en est conscients. Mais je pense que par rapport aux points qu'on a perdus, on ne doit s'en prendre qu'à nous-mêmes. Une mauvaise relance, une perte de balle stupide..." Rits est heureux de retrouver son ancienne équipe de Malines ce vendredi, et constate avec plaisir qu'elle pratique un football efficace. "C'était déjà le cas l'an passé: un jeu offensif, avec beaucoup de buts, mais ils sont devenus plus réguliers. C'est génial d'aller jouer là-bas", se réjouit le joueur. L'été dernier, Rits a entamé sa quatrième saison à Bruges. Durant l'été, il voit souvent apparaître un concurrent au milieu de terrain. Cette fois, c'était OwenOtasowie. Rits ne s'en inquiète pas: "Chaque année, le Club essaie de trouver des joueurs qui accroissent la concurrence mais pour moi, ça ne change pas grand-chose. Avec le temps, on se prend moins la tête. Ce qui ne veut pas dire que je n'ai pas envie de jouer tous les matches. Je râle toujours autant lorsque je ne joue pas, mais je n'ai plus besoin d'un ou deux jours pour passer à autre chose. Être titulaire, ça dépend souvent de soi. Et regardez mes statistiques au Club. J'ai souvent été dans l'équipe. Longtemps, on pensait que je n'étais pas un vrai numéro 6, mais on ne peut plus dire ça maintenant, Quand on a joué plus de 25 matches européens à ce poste et plus de cent rencontres de championnat sous le maillot des champions de Belgique... ( Il rit)." Aujourd'hui, il prend même plaisir à jouer à ce poste: "Cette saison, je joue un peu plus comme un numéro 8, et en plus d'être agréable, c'est très différent, mais je me suis habitué à jouer comme milieu défensif et ça me procure désormais autant de plaisir. Il faut éviter de commettre des erreurs dans sa propre moitié de terrain. Les équipes à la traîne dans le championnat espèrent deux choses: un contre ou une phase arrêtée. C'est pareil lorsque l'on joue contre Manchester City, par exemple. Mais parfois, on est obligés de faire la faute." RuudVormer et ÉderBalanta sont des concurrents directs (avec un temps de jeu presque égal jusqu'à présent) mais en même temps de bons amis en dehors du terrain. "On sait qu'en fonction du match, l'un jouera et l'autre pas. Ou parfois deux d'entre nous, ou les trois. Mais ça ne provoque jamais de tensions", précise Rits. L'amitié est-elle possible dans une équipe de haut niveau? "Parmi les joueurs? Certainement", affirme le Brugeois. "On est trente dans le vestiaire et on ne peut pas être proche de tout le monde, mais des liens se créent avec certains, car on passe beaucoup de temps ensemble. Lorsqu'on est transféré, on se perd parfois de vue, mais parfois on garde le contact. Récemment, j'ai vu ColinCoosemans, JordiVanlerberge et NilsSchouterden. Je suis un gars positif, y compris dans le vestiaire. J'essaie d'y être important, pour l'ambiance, l'organisation." Bruges est-il sa destination finale comme footballeur? "Je suis encore sous contrat jusqu'en 2024, avec une option jusqu'en 2025", dit le principal intéressé. "J'aurai alors 31 ou 32 ans. Si on me dit que je peux prolonger jusqu'à 34 ou 35 ans, et que je suis d'accord avec les conditions, je signe et ce serait alors l'ultime étape. J'aimerais être sélectionné un jour chez les Diables rouges, mais je ne me dis pas que je veux partir à l'étranger parce que ça m'offrirait plus de chances d'être repris." Ce n'est pas un manque d'ambition, selon Rits: "Pas du tout. On joue chaque année sur la scène européenne, on lutte chaque année pour le titre dans un beau championnat. J'estime que le championnat de Belgique est sous-estimé. De nombreux joueurs étrangers connaissent des difficultés d'adaptation ici."