Cristian Colazo, l'agent de Mati Suarez, a expliqué ce mardi que le processus de naturalisation du joueur d'Anderlecht ne saurait tarder. "Depuis un mois, nous sommes en train de voir si Matias peut être naturalisé", a-t-il déclaré à une radio argentine.

Au moins deux hypothèses peuvent expliquer cette soudaine envie de devenir belge. La première raison est simple : Mati n'a que peu d'espoir de recevoir un jour sa chance en équipe nationale argentine et désire par conséquent porter la vareuse des Diables Rouges. Seconde possibilité : Suarez espère obtenir un passeport belge afin de pouvoir être transférable en Angleterre.

Objectif Premier League

Avant son passage avorté au CSKA Moscou, Matias Suarez avait eu plusieurs touches outre-Manche. Arsenal et d'autres club s'intéressaient de près à l'avant anderlechtois. Mais cet intérêt reste pour l'instant un rêve pour le joueur qui ne peut s'exiler en Angleterre pour des raisons légales. Suarez n'a jamais été international argentin, de fait il n'a donc pas pu disputer 75% des rencontres de sa sélection lors des deux dernières années. Sans ce critère, il ne peut obtenir le permis de travail, indispensable aux ressortissant extra-européens, lui permettant de s'exporter en Grande-Bretagne. Un passeport belge lui permettrait de se passer de ce fameux sésame.

Un problème se pose néanmoins pour l'Argentin. La procédure de naturalisation prend un temps considérable. Même s'il remplit tous les critères lui permettant d'introduire sa demande, il faudra compter plus ou moins deux ans avant qu'il ne puisse être reconnu comme Belge.

Objectif Diables Rouges La version que semblent privilégier ses agents est celle de l'équipe nationale. "Dans la sélection argentine, Matias ne reçoit pas sa chance, alors que c'est l'un des meilleurs joueurs du monde", explique un Colazo qui manie bien l'emphase. Suarez voudrait donc devenir un Diable Rouge. Pourquoi pas diront certains, en se souvenant de Luis Oliveira. D'autres pourraient en rire en pensant au cas Mémé Tchité, toujours bloqué par la FIFA.

Mais l'accueil en sélection belge pourrait ne pas être des plus chaleureux quand on connait l'avis de Marc Wilmots sur la question de la naturalisation. "En sélection, je veux des joueurs qui ont la culture belge, et non pas qui profitent d'un système pour venir jouer chez nous. Je suis comme ça, je ne dis pas que tout le monde doit suivre mon point de vue mais c'est ma manière de concevoir les choses", expliquait-il lors d'une interview datant du mois de mai (Sport/Foot Magazine n°21).

Les propos de 'Willy' concernent surtout son expérience personnelle et les cas Weber ou Strupar qui ont, à l'époque, créé certaines tensions. Mais ils donnent une idée plutôt claire de la pensée du sélectionneur national sur le sujet. De toute manière, il faudra encore un bout de temps avant que la naturalisation de Matias Suarez ne soit officielle.

RVP (stg.), Sportfootmagazine.be

Cristian Colazo, l'agent de Mati Suarez, a expliqué ce mardi que le processus de naturalisation du joueur d'Anderlecht ne saurait tarder. "Depuis un mois, nous sommes en train de voir si Matias peut être naturalisé", a-t-il déclaré à une radio argentine. Au moins deux hypothèses peuvent expliquer cette soudaine envie de devenir belge. La première raison est simple : Mati n'a que peu d'espoir de recevoir un jour sa chance en équipe nationale argentine et désire par conséquent porter la vareuse des Diables Rouges. Seconde possibilité : Suarez espère obtenir un passeport belge afin de pouvoir être transférable en Angleterre. Objectif Premier League Avant son passage avorté au CSKA Moscou, Matias Suarez avait eu plusieurs touches outre-Manche. Arsenal et d'autres club s'intéressaient de près à l'avant anderlechtois. Mais cet intérêt reste pour l'instant un rêve pour le joueur qui ne peut s'exiler en Angleterre pour des raisons légales. Suarez n'a jamais été international argentin, de fait il n'a donc pas pu disputer 75% des rencontres de sa sélection lors des deux dernières années. Sans ce critère, il ne peut obtenir le permis de travail, indispensable aux ressortissant extra-européens, lui permettant de s'exporter en Grande-Bretagne. Un passeport belge lui permettrait de se passer de ce fameux sésame. Un problème se pose néanmoins pour l'Argentin. La procédure de naturalisation prend un temps considérable. Même s'il remplit tous les critères lui permettant d'introduire sa demande, il faudra compter plus ou moins deux ans avant qu'il ne puisse être reconnu comme Belge. Objectif Diables Rouges La version que semblent privilégier ses agents est celle de l'équipe nationale. "Dans la sélection argentine, Matias ne reçoit pas sa chance, alors que c'est l'un des meilleurs joueurs du monde", explique un Colazo qui manie bien l'emphase. Suarez voudrait donc devenir un Diable Rouge. Pourquoi pas diront certains, en se souvenant de Luis Oliveira. D'autres pourraient en rire en pensant au cas Mémé Tchité, toujours bloqué par la FIFA. Mais l'accueil en sélection belge pourrait ne pas être des plus chaleureux quand on connait l'avis de Marc Wilmots sur la question de la naturalisation. "En sélection, je veux des joueurs qui ont la culture belge, et non pas qui profitent d'un système pour venir jouer chez nous. Je suis comme ça, je ne dis pas que tout le monde doit suivre mon point de vue mais c'est ma manière de concevoir les choses", expliquait-il lors d'une interview datant du mois de mai (Sport/Foot Magazine n°21). Les propos de 'Willy' concernent surtout son expérience personnelle et les cas Weber ou Strupar qui ont, à l'époque, créé certaines tensions. Mais ils donnent une idée plutôt claire de la pensée du sélectionneur national sur le sujet. De toute manière, il faudra encore un bout de temps avant que la naturalisation de Matias Suarez ne soit officielle. RVP (stg.), Sportfootmagazine.be