"Je ne peux pas être étonné s'il on me place parmi les favoris. Ce n'est pas illogique compte tenu de mon printemps", a souri le phénomène des deux roues qui sort d'un stage d'entraînement en altitude à la Sierra Nevada en Espagne. "J'ai très bien travaillé en termes d'intensité et de résistance", s'est réjoui van der Poel, invité à revenir sur sa splendide saison. "Je place ma victoire à l'Amstel Gold Race au-dessus de tout. C'est ma première grande classique et c'est une victoire qui a une portée internationale. Ensuite, je mettrais mon premier succès en Coupe du monde de mountainbike (3 au total). C'était très important pour moi, j'y travaillais depuis trois ans. J'ai dû me battre pour y parvenir. Chaque année, je commettais l'une ou l'autre erreur mais cette année ma préparation a été différente et j'ai enfin pu battre Schürter. Cela compte beaucoup pour moi." Le fait de combiner le mountainbike avec la route et le cyclocross n'est pas vu comme un frein par van der Poel qui ne désire rien délaisser. "Je ne me vois pas faire autre-chose l'été. Pour certains, c'est peut-être un défaut mais je ne peux pas m'imaginer m'entraîner uniquement sur un vélo de route tout l'été. J'aime la variété. Pour moi, c'est un avantage. J'adore combiner tout cela." Ces dernières semaines, le Néerlandais a choisi de privilégier la route et les championnats du monde du Yorkshire qui se dérouleront fin septembre. "J'ai dû faire l'impasse sur les Mondiaux de mountainbike. Ce n'était certainement pas un choix facile pour moi. Les championnats du monde au Yorkshire me conviennent et cela n'arrive pas chaque année. Les Mondiaux de mountainbike se déroulaient à St. Anne où je n'ai jamais roulé. Ça a aussi joué un rôle." S'il admet ne pas encore avoir étudié le parcours, van der Poel est bien conscient qu'il a sa chance dans le Yorkshire. "D'après ce que j'ai entendu, c'est un parcours qui me convient bien. C'est un genre d'Amstel Gold Race. Je comprends donc que l'on me place parmi les favoris. Mais il y en a encore beaucoup d'autres. Je parle chaque semaine avec le coach national, je pense que l'on est sur la même longueur d'onde. La sélection ? C'est à lui de voir. Je serai le leader mais ce n'est pas pour autant que tout le monde doit être à mon service. Pour le moment, je me prépare et je ne suis pas stressé. Le stress, je garde ça pour les Mondiaux de cyclocross pas pour une course sur route, ça n'arrive jamais. En cyclocross, on n'a pas beaucoup de temps. Il faut agir tout de suite. Sur route, c'est différent. Ça s'anime après 180 km. On verra comment ça se passera dans le Yorkshire." (Belga)