Dix-neuf personnes, dont le capitaine de la Lazio Rome, Stefano Mauri, ont été arrêtées ce lundi matin dans l'affaire des matches truqués que l'on surnomme déjà "Calcioscommesse". L'international Domenico Criscito, 25 ans, qui joue dans le club russe du Zénith Saint-Petersbourg, a lui aussi été entendu par la police alors qu'il préparait l'Euro 2012 (8 juin-1er juillet) au centre d'entraînement de la "squadra azzurra", a annoncé l'agence italienne Ansa. Une conférence de presse est prévue dans la matinée.

Cette descente policière a eu lieu alors que le sélectionneur italien, Cesare Prandelli, doit donner, ce lundi midi, sa liste de 23 joueurs pour l'Euro. Au nom du "code éthique" de la sélection italienne, Criscito, premier choix au poste d'arrière-gauche, pourrait donc ne pas être retenu. Un coup dur pour l'équipe transalpine.

Selon les enquêteurs de l'opération policière "Last bet" ("dernier pari" en anglais), les joueurs concernés sont soupçonnés d'avoir truqué des matches contre de l'argent. Les arrestations effectuées lundi matin par la police ont visé plusieurs villes et plusieurs clubs italiens.

Le domicile de Conte perquisitionné

Selon l'agense de presse Ansa, le domicile de l'entraîneur de la Juventus Turin, Antonio Conte, a également été perquisitionné. Les faits qui intéressent les enquêteurs remontent à la saison dernière, quand Conte entraînait Sienne en deuxième division (Serie B).

Cette troisième vague d'arrestations, après celles de novembre 2011 et d'avril 2012, se produit à trois jours de la mise en action de la justice sportive. Jeudi, la commission de discipline de la Fédération italienne de football (FIGC) doit juger 22 clubs et 61 joueurs ou ex-joueurs dans le cadre de l'enquête de Crémone. Les premiers risquent des points de pénalité, les seconds des suspensions.

L'opération "Last bet" compte trois volets, et l'enquête est conduite par les parquets de Crémone, Bari et Naples. L'ex-international Giuseppe Signori, l'ancien capitaine de l'Atalanta Cristiano Doni ou encore l'ancien joueur de Bari Andrea Masiello avaient notamment été arrêtés lors de ces coups de filets.

Vers un nouveau calciopoli?

Au coeur du scandale, des mafias locales et étrangères, mais aussi des joueurs qui s'arrangeaient pour influer sur le résultat d'un match, afin de parier dessus à coup sûr. Des joueurs, des intermédiaires de toute sorte et peut-être des dirigeants truquaient les rencontres de ligues inférieures et même de Serie A. Il ne s'agissait pas seulement d'acheter la victoire. Les paris pouvaient en effet prendre différentes formes, comme l'"over", le fait de marquer plus d'un certain nombre de buts dans une rencontre.

L'Italie redoute désormais un séisme comme celui du "Totonero" en 1980, qui avait précipité l'AC Milan en deuxième division et coûté deux ans de suspension à Paolo Rossi, ou du "Calciopoli", le scandale des arbitres qui a privé la Juventus de deux titres (2005 et 2006) et l'a laissée en Serie B à son tour.

Avec L'Express.fr

Dix-neuf personnes, dont le capitaine de la Lazio Rome, Stefano Mauri, ont été arrêtées ce lundi matin dans l'affaire des matches truqués que l'on surnomme déjà "Calcioscommesse". L'international Domenico Criscito, 25 ans, qui joue dans le club russe du Zénith Saint-Petersbourg, a lui aussi été entendu par la police alors qu'il préparait l'Euro 2012 (8 juin-1er juillet) au centre d'entraînement de la "squadra azzurra", a annoncé l'agence italienne Ansa. Une conférence de presse est prévue dans la matinée. Cette descente policière a eu lieu alors que le sélectionneur italien, Cesare Prandelli, doit donner, ce lundi midi, sa liste de 23 joueurs pour l'Euro. Au nom du "code éthique" de la sélection italienne, Criscito, premier choix au poste d'arrière-gauche, pourrait donc ne pas être retenu. Un coup dur pour l'équipe transalpine. Selon les enquêteurs de l'opération policière "Last bet" ("dernier pari" en anglais), les joueurs concernés sont soupçonnés d'avoir truqué des matches contre de l'argent. Les arrestations effectuées lundi matin par la police ont visé plusieurs villes et plusieurs clubs italiens. Le domicile de Conte perquisitionné Selon l'agense de presse Ansa, le domicile de l'entraîneur de la Juventus Turin, Antonio Conte, a également été perquisitionné. Les faits qui intéressent les enquêteurs remontent à la saison dernière, quand Conte entraînait Sienne en deuxième division (Serie B). Cette troisième vague d'arrestations, après celles de novembre 2011 et d'avril 2012, se produit à trois jours de la mise en action de la justice sportive. Jeudi, la commission de discipline de la Fédération italienne de football (FIGC) doit juger 22 clubs et 61 joueurs ou ex-joueurs dans le cadre de l'enquête de Crémone. Les premiers risquent des points de pénalité, les seconds des suspensions. L'opération "Last bet" compte trois volets, et l'enquête est conduite par les parquets de Crémone, Bari et Naples. L'ex-international Giuseppe Signori, l'ancien capitaine de l'Atalanta Cristiano Doni ou encore l'ancien joueur de Bari Andrea Masiello avaient notamment été arrêtés lors de ces coups de filets. Vers un nouveau calciopoli? Au coeur du scandale, des mafias locales et étrangères, mais aussi des joueurs qui s'arrangeaient pour influer sur le résultat d'un match, afin de parier dessus à coup sûr. Des joueurs, des intermédiaires de toute sorte et peut-être des dirigeants truquaient les rencontres de ligues inférieures et même de Serie A. Il ne s'agissait pas seulement d'acheter la victoire. Les paris pouvaient en effet prendre différentes formes, comme l'"over", le fait de marquer plus d'un certain nombre de buts dans une rencontre. L'Italie redoute désormais un séisme comme celui du "Totonero" en 1980, qui avait précipité l'AC Milan en deuxième division et coûté deux ans de suspension à Paolo Rossi, ou du "Calciopoli", le scandale des arbitres qui a privé la Juventus de deux titres (2005 et 2006) et l'a laissée en Serie B à son tour. Avec L'Express.fr