C'est une opposition de dynamique. Un peu comme tomber par hasard sur son meilleur ennemi quand on a déjà la tête sous l'eau. Au sortir d'un zéro sur douze plus inquiétant sur le fond que dans les faits - Charleroi est toujours septième, à deux points des PO1 - les Zèbres de Karim Belhocine se déplacent au Standard. Dans le seul stade de D1A du Royaume où il faut remonter treize ans en arrière pour trouver trace d'un succès carolo. Les Hennuyers ont tout vécu depuis 2008 sur la pelouse de Sclessin, mais jamais connu l'émotion d'une victoire. En ce dimanche de janvier, ils pourraient aussi s'enfoncer un peu plus dans la crise ou rebondir au moment où on les attend le moins. Ce qui serait surprenant, mais pas tant que ça, au coeur d'une saison illisible ou le 18 sur 18 de la fin de l'été a laissé place aux 15 sur 48 en cours. Charleroi a donc pris plus de points en six matches que sur les seize derniers. Et vérifié l'impression qui veut que les repères tactiques servent surtout les équipes en méforme.

Ce dont le Charleroi de Karim Belhocine semble actuellement dépourvu. Le paradoxe, c'est qu'ils restent encore à portée de tir et une petite unité seulement de son rival historique. C'est le charme des saisons sans queue ni tête. Et des équipes sans fil conducteur. Ou comment comprendre qu'en face, le Standard, incapable de gagner un match entre le 8 novembre et le 11 janvier, reste actuellement sur un neuf sur neuf. Évidemment, la réponse est à trouver dans l'arrivée de Mbaye Leye sur le banc, en lieu et place de Philippe Montanier, cramé en moins d'un semestre par la furia liégeoise. Contrairement à son prédécesseur, Leye valorise le pressing en perte de balle et soutient une construction plus soignée depuis l'arrière en possession. Pas de changement radicaux, mais plutôt une addition de préceptes simples pour un vestiaire en manque de ligne directrice dans son jeu.

Il n'en faut parfois pas beaucoup pour changer le cours d'une saison. Parfois même le destin d'une idylle. À Charleroi, on dit que celle de Karim Belhocine avec ses Zèbres ne tiendrait plus qu'à un fil. Mais pas forcément celui qu'on verra ce dimanche suspendu dans le ciel de Sclessin. L'avenir du Franco-Algérien scellé au bout d'un choc wallon, ils sont peut à y croire. Beaucoup plus, du côté de Charleroi, regrettent le manque de solutions offertes à un coach contraint d'empiler des tauliers éreintés pour arriver à composer son onze. Quitte à pousser à bout des joueurs aux bords de la rupture depuis le début de l'année. Dorian Dessoleil, en tête, dont les 100% de temps de jeu cette saison reflète aussi et surtout le manque de solution de rechange d'un secteur défensif à l'agonie.

Et si maximiser les points faibles de l'adversaire était le principal point fort du nouveau Standard ?

Depuis l'arrivée de Mbaye Leye, le Standard ne s'est lui justement jamais privé de tirer sur les ambulances en mouvement de notre Pro League. Du Waasland de Nicky Hayen en passant par le Cercle de Paul Clement et les carences défensives d'une équipe malinoise qui a la réputation de concéder autant de buts que d'occasions. Et si maximiser les points faibles de l'adversaire était le principal point fort du nouveau Standard ? Ce sera sans doute faire abstraction de cette ère de changement qui plane sur Sclessin. Du réveil de Samuel Bastien, du nouveau visage de Selim Amallah, des relances aux pieds d'Arnaud Bodart. Ce Standard-là avance désormais sans complexe et avec la confiance des équipes sûres de leurs talents. Tout ce que n'est plus Charleroi en 2021.

C'est une opposition de dynamique. Un peu comme tomber par hasard sur son meilleur ennemi quand on a déjà la tête sous l'eau. Au sortir d'un zéro sur douze plus inquiétant sur le fond que dans les faits - Charleroi est toujours septième, à deux points des PO1 - les Zèbres de Karim Belhocine se déplacent au Standard. Dans le seul stade de D1A du Royaume où il faut remonter treize ans en arrière pour trouver trace d'un succès carolo. Les Hennuyers ont tout vécu depuis 2008 sur la pelouse de Sclessin, mais jamais connu l'émotion d'une victoire. En ce dimanche de janvier, ils pourraient aussi s'enfoncer un peu plus dans la crise ou rebondir au moment où on les attend le moins. Ce qui serait surprenant, mais pas tant que ça, au coeur d'une saison illisible ou le 18 sur 18 de la fin de l'été a laissé place aux 15 sur 48 en cours. Charleroi a donc pris plus de points en six matches que sur les seize derniers. Et vérifié l'impression qui veut que les repères tactiques servent surtout les équipes en méforme.Ce dont le Charleroi de Karim Belhocine semble actuellement dépourvu. Le paradoxe, c'est qu'ils restent encore à portée de tir et une petite unité seulement de son rival historique. C'est le charme des saisons sans queue ni tête. Et des équipes sans fil conducteur. Ou comment comprendre qu'en face, le Standard, incapable de gagner un match entre le 8 novembre et le 11 janvier, reste actuellement sur un neuf sur neuf. Évidemment, la réponse est à trouver dans l'arrivée de Mbaye Leye sur le banc, en lieu et place de Philippe Montanier, cramé en moins d'un semestre par la furia liégeoise. Contrairement à son prédécesseur, Leye valorise le pressing en perte de balle et soutient une construction plus soignée depuis l'arrière en possession. Pas de changement radicaux, mais plutôt une addition de préceptes simples pour un vestiaire en manque de ligne directrice dans son jeu.Il n'en faut parfois pas beaucoup pour changer le cours d'une saison. Parfois même le destin d'une idylle. À Charleroi, on dit que celle de Karim Belhocine avec ses Zèbres ne tiendrait plus qu'à un fil. Mais pas forcément celui qu'on verra ce dimanche suspendu dans le ciel de Sclessin. L'avenir du Franco-Algérien scellé au bout d'un choc wallon, ils sont peut à y croire. Beaucoup plus, du côté de Charleroi, regrettent le manque de solutions offertes à un coach contraint d'empiler des tauliers éreintés pour arriver à composer son onze. Quitte à pousser à bout des joueurs aux bords de la rupture depuis le début de l'année. Dorian Dessoleil, en tête, dont les 100% de temps de jeu cette saison reflète aussi et surtout le manque de solution de rechange d'un secteur défensif à l'agonie.Depuis l'arrivée de Mbaye Leye, le Standard ne s'est lui justement jamais privé de tirer sur les ambulances en mouvement de notre Pro League. Du Waasland de Nicky Hayen en passant par le Cercle de Paul Clement et les carences défensives d'une équipe malinoise qui a la réputation de concéder autant de buts que d'occasions. Et si maximiser les points faibles de l'adversaire était le principal point fort du nouveau Standard ? Ce sera sans doute faire abstraction de cette ère de changement qui plane sur Sclessin. Du réveil de Samuel Bastien, du nouveau visage de Selim Amallah, des relances aux pieds d'Arnaud Bodart. Ce Standard-là avance désormais sans complexe et avec la confiance des équipes sûres de leurs talents. Tout ce que n'est plus Charleroi en 2021.