Trois matches, trois victoires, et trois hommes qui font parler d'eux au Beerschot. Composé du puissant et efficace Marius Noubissi, du virevoltant Tarik Tissoudali et de l'artiste autrichien Raphael Holzhauser, le trident offensif des Rats peut créer le danger à tout moment. Rigoureux comme un Argentin, le coach Hernan Losada a donc installé un système défensif solide, et offert les clés des reconversions à ses trois hommes forts.

Sur le terrain, cela offre un Beerschot organisé (52,1 interceptions par match, un record en Pro League), qui n'oublie pas pour autant d'être efficace sur ses transitions offensives. En 270 minutes, les promus se sont créés huit occasions franches (supérieures à 0,20 expected goal, donc avec plus d'une chance sur cinq de finir au fond). C'est une de moins qu'OHL, mais la différence est dans la qualité offensive : le réalisme anversois a fait mouche à cinq reprises, tandis que les Louvanistes n'en ont inscrit que deux sur neuf.

Solide sans le ballon, vertical avec (seulement 286 passes par match, seul Mouscron fait moins), le Beerschot pourrait bien contrarier les plans de Philippe Montanier, toujours invaincu à la tête des Rouches. Contrairement à son adversaire, le coach français accorde de l'importance au traitement du ballon, et les Liégeois ont systématiquement eu la possession depuis la reprise du championnat (56,2% de moyenne). Installé haut sur la pelouse, le Standard est paradoxalement plus efficace dans sa surface que dans celle de ses adversaires. Les équipiers de Nicolas Raskin, homme fort du début de saison, n'ont concédé que 21 frappes depuis le coup d'envoi de la Pro League, un record. Par contre, ils ne se sont créés que trois big chances en trois rencontres, dont une seule conclue par Samuel Bastien face au Cercle. Les Rouches peinent à faire la différence offensivement, et n'ont d'ailleurs obtenu que 3,25 expected goals en trois rencontres, soit une moyenne de 1,08 par match bien inférieure à celle du Beerschot (1,58).

Adepte des scores étriqués, le Standard de Montanier pourrait être la première équipe à réduire au silence le trident offensif des Rats. Le retour de Zinho Vanheusden en défense centrale solidifiera une ligne arrière parfois contrariée par les reconversions de Genk dimanche dernier. Reste à trouver l'étincelle pour faire la différence à l'autre bout du terrain. Car contre une défense à trois arrières centraux, multiplier les centres pourrait être encore plus vain que lors des trois premières journées.

., belga
. © belga
Trois matches, trois victoires, et trois hommes qui font parler d'eux au Beerschot. Composé du puissant et efficace Marius Noubissi, du virevoltant Tarik Tissoudali et de l'artiste autrichien Raphael Holzhauser, le trident offensif des Rats peut créer le danger à tout moment. Rigoureux comme un Argentin, le coach Hernan Losada a donc installé un système défensif solide, et offert les clés des reconversions à ses trois hommes forts.Sur le terrain, cela offre un Beerschot organisé (52,1 interceptions par match, un record en Pro League), qui n'oublie pas pour autant d'être efficace sur ses transitions offensives. En 270 minutes, les promus se sont créés huit occasions franches (supérieures à 0,20 expected goal, donc avec plus d'une chance sur cinq de finir au fond). C'est une de moins qu'OHL, mais la différence est dans la qualité offensive : le réalisme anversois a fait mouche à cinq reprises, tandis que les Louvanistes n'en ont inscrit que deux sur neuf.Solide sans le ballon, vertical avec (seulement 286 passes par match, seul Mouscron fait moins), le Beerschot pourrait bien contrarier les plans de Philippe Montanier, toujours invaincu à la tête des Rouches. Contrairement à son adversaire, le coach français accorde de l'importance au traitement du ballon, et les Liégeois ont systématiquement eu la possession depuis la reprise du championnat (56,2% de moyenne). Installé haut sur la pelouse, le Standard est paradoxalement plus efficace dans sa surface que dans celle de ses adversaires. Les équipiers de Nicolas Raskin, homme fort du début de saison, n'ont concédé que 21 frappes depuis le coup d'envoi de la Pro League, un record. Par contre, ils ne se sont créés que trois big chances en trois rencontres, dont une seule conclue par Samuel Bastien face au Cercle. Les Rouches peinent à faire la différence offensivement, et n'ont d'ailleurs obtenu que 3,25 expected goals en trois rencontres, soit une moyenne de 1,08 par match bien inférieure à celle du Beerschot (1,58).Adepte des scores étriqués, le Standard de Montanier pourrait être la première équipe à réduire au silence le trident offensif des Rats. Le retour de Zinho Vanheusden en défense centrale solidifiera une ligne arrière parfois contrariée par les reconversions de Genk dimanche dernier. Reste à trouver l'étincelle pour faire la différence à l'autre bout du terrain. Car contre une défense à trois arrières centraux, multiplier les centres pourrait être encore plus vain que lors des trois premières journées.