Ivan Leko vs Philippe Clement, part II. Le choc des deux finalistes de la dernière édition de la Coupe, le clash entre nos deux dernières équipes encore présentes en Europe. L'affrontement entre deux équipes du haut du classement, le deuxième contre le quatrième. Il y a actuellement cinq points d'écart entre ces adversaires, l'enjeu est donc majeur. Et ces deux squads sont à nouveau sur le devant de la scène, quatre jours après un déplacement à Tottenham pour les Anversois, six jours après une escapade à Rome pour les Brugeois.

Un autre Bruges

Les supporters et les dirigeants brugeois brûlent de prendre une revanche par rapport à la Coupe. On imagine que Philippe Clement a bien mis le doigt sur ce qui n'avait pas fonctionné en finale (manque de combativité avant le repos, impuissance offensive ensuite), mais ce match sera de toute façon bien différent de celui de l'été.

D'abord parce que les équipes ont changé. À Bruxelles, Clement avait titularisé David Okerere à la pointe de son attaque, Charles De Ketelaere dans son dos et Eder Balanta dans le milieu du jeu. Il s'attendait à des duels et des espaces. Bruges n'avait rien eu de tout ça. De Ketelaere n'avait touché qu'un minimum de ballons, Okereke encore moins et Balanta avait été obligé de jouer sur des petits espaces alors que ce n'est pas son truc. Ajoutez-y la petite forme de Krepin Diatta et ça finit par expliquer l'impuissance flandrienne ce jour-là.

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Près de six mois plus tard, Diatta est toujours à la recherche de sa meilleure forme, mais Bruges dispose de Noa Lang comme alternative, De Ketelaere est bien plus avancé dans son processus et Mats Rits hausse le niveau dans l'entrejeu.

Un autre Antwerp

Vu qu'il était interdit d'aligner les nouveaux venus pour cette finale, Leko avait titularisé, dans le but, son compatriote Davor Matijas. Ce jeune Croate n'avait pas fait un mauvais match, après un début hésitant, mais ce n'est pas un gardien qui construit des actions.

Avec Junior Pius en défense, les Anversois s'étaient battus et étaient restés groupés, attentistes, pour sortir rapidement en contre, comme Charleroi et le Beerschot l'ont fait plus tard contre Bruges en championnat. Avec Lamkel Zé dans un rôle principal. Et c'est finalement le bon vieux Lior Refaelov qui avait marqué le seul but du match et terminant une de ces actions en reconversion.

L'équipe qu'on verra dimanche est très différente. Jean Butez, arrivé cet été, est un gardien qui construit. Les défenseurs ne restent plus plantés à proximité de leur but mais laissent pas mal d'espaces dans leur dos. Le pressing se fait plus haut et le jeu anversois est plus technique. On voit des infiltrations depuis l'entrejeu et du talent sur les flancs (Miyoshi, Benson). L'Antwerp n'est plus dépendant d'un éclair de Refaelov ou Mbokani, ou d'un long raid de Lamkel Zé. Leko a installé un tout autre football, beaucoup plus basé sur des combinaisons.

Ivan Leko vs Philippe Clement, part II. Le choc des deux finalistes de la dernière édition de la Coupe, le clash entre nos deux dernières équipes encore présentes en Europe. L'affrontement entre deux équipes du haut du classement, le deuxième contre le quatrième. Il y a actuellement cinq points d'écart entre ces adversaires, l'enjeu est donc majeur. Et ces deux squads sont à nouveau sur le devant de la scène, quatre jours après un déplacement à Tottenham pour les Anversois, six jours après une escapade à Rome pour les Brugeois.Les supporters et les dirigeants brugeois brûlent de prendre une revanche par rapport à la Coupe. On imagine que Philippe Clement a bien mis le doigt sur ce qui n'avait pas fonctionné en finale (manque de combativité avant le repos, impuissance offensive ensuite), mais ce match sera de toute façon bien différent de celui de l'été.D'abord parce que les équipes ont changé. À Bruxelles, Clement avait titularisé David Okerere à la pointe de son attaque, Charles De Ketelaere dans son dos et Eder Balanta dans le milieu du jeu. Il s'attendait à des duels et des espaces. Bruges n'avait rien eu de tout ça. De Ketelaere n'avait touché qu'un minimum de ballons, Okereke encore moins et Balanta avait été obligé de jouer sur des petits espaces alors que ce n'est pas son truc. Ajoutez-y la petite forme de Krepin Diatta et ça finit par expliquer l'impuissance flandrienne ce jour-là.Près de six mois plus tard, Diatta est toujours à la recherche de sa meilleure forme, mais Bruges dispose de Noa Lang comme alternative, De Ketelaere est bien plus avancé dans son processus et Mats Rits hausse le niveau dans l'entrejeu.Vu qu'il était interdit d'aligner les nouveaux venus pour cette finale, Leko avait titularisé, dans le but, son compatriote Davor Matijas. Ce jeune Croate n'avait pas fait un mauvais match, après un début hésitant, mais ce n'est pas un gardien qui construit des actions.Avec Junior Pius en défense, les Anversois s'étaient battus et étaient restés groupés, attentistes, pour sortir rapidement en contre, comme Charleroi et le Beerschot l'ont fait plus tard contre Bruges en championnat. Avec Lamkel Zé dans un rôle principal. Et c'est finalement le bon vieux Lior Refaelov qui avait marqué le seul but du match et terminant une de ces actions en reconversion.L'équipe qu'on verra dimanche est très différente. Jean Butez, arrivé cet été, est un gardien qui construit. Les défenseurs ne restent plus plantés à proximité de leur but mais laissent pas mal d'espaces dans leur dos. Le pressing se fait plus haut et le jeu anversois est plus technique. On voit des infiltrations depuis l'entrejeu et du talent sur les flancs (Miyoshi, Benson). L'Antwerp n'est plus dépendant d'un éclair de Refaelov ou Mbokani, ou d'un long raid de Lamkel Zé. Leko a installé un tout autre football, beaucoup plus basé sur des combinaisons.