Si la présence de Brian Priske sur le banc de touche du Great Old pourrait laisser penser le contraire, au vu des tumultes de la saison anversoise, la patience n'est néanmoins pas l'une des vertus de Paul Gheysens. Le multimillionnaire entrepreneur ne lésine pas sur les moyens pour assouvir au plus vite ses ambitions de titre, offrant un salaire royal à Radja Nainggolan ou attirant des noms prestigieux comme celui de Viktor Fischer dans la Métropole. Quelques mois plus tard, quand il s'avère qu'empiler les CV de renom sans fil conducteur n'est pas une assurance de réussite, le président et son bras droit Sven Jaecques sont donc revenus sur leur idée selon laquelle le matricule 1 n'avait pas besoin de directeur sportif. Et ont jeté leur dévolu sur Marc Overmars.

Une fois encore, le nom est ronflant. L'ancien ailier batave est l'un des hommes forts du renouveau de l'Ajax. Le problème, c'est qu'il a été écarté au mois de février dernier après l'éclatement d'un scandale sexuel au sein du club amstellodamois. Un scandale sans lequel il n'aurait certainement jamais été à la portée de l'Antwerp. L'ambition sportive est évidente, mais la question éthique installe un profond sentiment de malaise.

Difficile de dire après combien de temps un retour aux affaires de Marc Overmars aurait pu être acceptable. Peut-être un jour, peut-être jamais. Chacun aura son point de vue sur la question. La seule certitude, c'est que ce retour-là intervient beaucoup trop tôt. Comme une preuve que l'ambition peut parfois être vulgaire.

Une fois de plus, l'image de la femme dans le monde du football est balayée d'un revers de billet. Au mieux, la plupart des clubs y voient avec opportunisme un nouveau marché à conquérir sans trop puiser dans la caisse. Dans la majorité des cas, ils ne voient rien du tout, dans un milieu dopé à la testostérone et où les femmes occupant des rôles importants se comptent aisément sur les doigts d'une seule main.

Envoyé face aux journalistes pour répondre aux questions légitimement posées au sujet de l'éthique de ce choix, Sven Jaecques évoqué un profil qui "cadre avec les valeurs de l'Antwerp." Le matricule 1 a visiblement choisi son combat dans la lutte contre le sexisme ordinaire qui s'empare souvent des rectangles verts et de leurs alentours. Dans le bar du Bosuil, où s'affichent maillots collectors et trophées de légende, la seule touche féminine est une tenue de pom-pom girl. Pas de maillot d'équipe féminine à l'horizon.

Pour assouvir ses rêves au féminin, le football anversois doit se tourner vers Kontich, représentant le plus avancé des environs de la Métropole avec son équipe bien calée dans l'antichambre de l'élite, éphémèrement reprise puis lâchée par l'Antwerp au mitan des années dix. Présenté comme ça, l'endroit semble effectivement idéal pour qu'Overmars puisse espérer se refaire une virginité. Écarté de la ligue de base-ball américaine suite à des faits semblables, l'Américain Jared Porter était prêt à traverser l'Atlantique pour repartir d'une page blanche en reprenant le Standard en compagnie de plusieurs associés. Marc Overmars n'a même pas eu besoin de franchir une frontière linguistique. Parce que l'Antwerp était prêt à franchir celle de la décence.

Si la présence de Brian Priske sur le banc de touche du Great Old pourrait laisser penser le contraire, au vu des tumultes de la saison anversoise, la patience n'est néanmoins pas l'une des vertus de Paul Gheysens. Le multimillionnaire entrepreneur ne lésine pas sur les moyens pour assouvir au plus vite ses ambitions de titre, offrant un salaire royal à Radja Nainggolan ou attirant des noms prestigieux comme celui de Viktor Fischer dans la Métropole. Quelques mois plus tard, quand il s'avère qu'empiler les CV de renom sans fil conducteur n'est pas une assurance de réussite, le président et son bras droit Sven Jaecques sont donc revenus sur leur idée selon laquelle le matricule 1 n'avait pas besoin de directeur sportif. Et ont jeté leur dévolu sur Marc Overmars.Une fois encore, le nom est ronflant. L'ancien ailier batave est l'un des hommes forts du renouveau de l'Ajax. Le problème, c'est qu'il a été écarté au mois de février dernier après l'éclatement d'un scandale sexuel au sein du club amstellodamois. Un scandale sans lequel il n'aurait certainement jamais été à la portée de l'Antwerp. L'ambition sportive est évidente, mais la question éthique installe un profond sentiment de malaise.Difficile de dire après combien de temps un retour aux affaires de Marc Overmars aurait pu être acceptable. Peut-être un jour, peut-être jamais. Chacun aura son point de vue sur la question. La seule certitude, c'est que ce retour-là intervient beaucoup trop tôt. Comme une preuve que l'ambition peut parfois être vulgaire.Une fois de plus, l'image de la femme dans le monde du football est balayée d'un revers de billet. Au mieux, la plupart des clubs y voient avec opportunisme un nouveau marché à conquérir sans trop puiser dans la caisse. Dans la majorité des cas, ils ne voient rien du tout, dans un milieu dopé à la testostérone et où les femmes occupant des rôles importants se comptent aisément sur les doigts d'une seule main.Envoyé face aux journalistes pour répondre aux questions légitimement posées au sujet de l'éthique de ce choix, Sven Jaecques évoqué un profil qui "cadre avec les valeurs de l'Antwerp." Le matricule 1 a visiblement choisi son combat dans la lutte contre le sexisme ordinaire qui s'empare souvent des rectangles verts et de leurs alentours. Dans le bar du Bosuil, où s'affichent maillots collectors et trophées de légende, la seule touche féminine est une tenue de pom-pom girl. Pas de maillot d'équipe féminine à l'horizon. Pour assouvir ses rêves au féminin, le football anversois doit se tourner vers Kontich, représentant le plus avancé des environs de la Métropole avec son équipe bien calée dans l'antichambre de l'élite, éphémèrement reprise puis lâchée par l'Antwerp au mitan des années dix. Présenté comme ça, l'endroit semble effectivement idéal pour qu'Overmars puisse espérer se refaire une virginité. Écarté de la ligue de base-ball américaine suite à des faits semblables, l'Américain Jared Porter était prêt à traverser l'Atlantique pour repartir d'une page blanche en reprenant le Standard en compagnie de plusieurs associés. Marc Overmars n'a même pas eu besoin de franchir une frontière linguistique. Parce que l'Antwerp était prêt à franchir celle de la décence.