Marc Degryse à propos...

...de Genk, modèle du foot belge : "Philippe Clement le sait très bien : Bruges est encore plus loin. Genk a connu une période difficile sous Dirk Degraen, puis Patrick Janssens. Ça n'était pas toujours très clair, très droit. À cette époque, ils ont aussi fait quelques beaux achats mais les résultats ne suivaient pas. Aujourd'hui, je suis charmé par le président, Peter Croonen, quelqu'un de très discret, de modeste. Le risque d'être pillé ? Peut-être, mais je suis certain qu'ils vont trouver des solutions. C'est un club qui bosse avec une excellente cellule de scouting, et qui ne travaille pas qu'avec quelques agents. Genk s'installe désormais à côté de Bruges au sommet du football belge mais il faut encore confirmer et c'est ce qu'il y a de plus compliqué dans le foot. Si Clement reste à Genk, le Racing peut devenir un vrai concurrent du Club. "

...de la déception Standard : "Lors de chaque première saison de Preud'homme, il faut s'adapter à ses méthodes. Mais le problème, c'est que Michel a débarqué dans un groupe qui restait sur de très bons résultats. Quand on a su qu'il allait venir au Standard, on était seulement en mars, les play-offs n'avaient pas débuté et la situation était très différente. Et je crois qu'il n'était pas très enthousiaste de voir de tels play-offs car comment former une même équipe en changeant totalement la manière ? Cette saison, il a fallu bosser beaucoup plus dur, jouer davantage avec la tête, mettre une tactique en place et surtout changer les mentalités."

...d'Anderlecht : "En fait, j'en ai un peu marre de parler d'Anderlecht. Qu'est-ce qu'on peut encore ajouter à la pire saison de l'histoire ? Je trouvais qu'il fallait moderniser le club suite aux dernières années du duo Vanden Stock-Van Holsbeeck. C'était nécessaire mais il ne faut jamais jeter le bébé avec l'eau du bain. Moderniser, ça veut dire changer les choses petit à petit, le stade, le marketing, tout en gardant l'essence même d'un club et sa philosophie sur le plan sportif. Et je reste convaincu que l'ADN de ce club ne peut pas disparaître. Frank Arnesen me rappelait qu'il y a un an, les critiques pleuvaient sur Marc Overmars à l'Ajax alors qu'aujourd'hui, il est encensé. Qui a encore le niveau d'Anderlecht ? Ils ne sont pas beaucoup. Kums, Trebel, les jeunes comme Verschaeren, il faut des attaquants, des défenseurs qui sont à l'aise en possession de balle. Il va falloir énormément de changements."

Par Thomas Bricmont

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Marc Degryse dans votre Sport/Foot Magazine