Les Nordistes du LOSC ont réussi un coup fumant en permettant aux supporters du Canonnier de retrouver bientôt les affiches de D1. Le plus difficile commence pourtant pour Mouscron Péruwelz, rebaptisé Mouscron tout court depuis peu, dont la remontée très rapide a peut-être surpris l'actionnaire principal (51 %), Lille. Un club de D2 convenait-il mieux aux patrons français qu'une équipe de l'élite? Beaucoup le pensent à Mouscron malgré les joies de ce retour en D1. Les clubs de D2 se contentent généralement d'un budget de 2,5 millions d'euros. Le club frontalier est très discret à ce propos et on cite parfois le chiffre de 5 millions. Si le promu entend garder son rang en D1 la saison prochaine, son budget devra tourner autour des 8 millions soit une augmentation de 50%.

Les Nordistes le savent et devront ajuster leurs ambitions sportives et financières. Mouscron ne pourra pas rester en D1 avec une majorité d'éléments de CFA comme ce fut le cas jusqu'à présent. En D2, Lille a testé des joueurs et seul Ruiz a confirmé par la suite en L1. Le LOSC n'a évidemment pas songé à placer ses meilleurs jeunes, comme Divock Origi, au Canonnier. Là aussi, cela devra changer en D1, sans oublier un plus gros ancrage belge qui coûtera cher. Michel Seydoux, le président de Lille, réduit la voilure, et entend céder le club ou accueillir des investisseurs à ses côtés.

Marc Coucke, le président d'Ostende et des Qataris ont été cités. Guidé par Gordan Vidovic, ancien de l'Excel, Milan Mandaric s'est intéressé de près à ce dossier dans le but de reprendre le club. "J'étais au courant depuis des mois des intentions du président Seydoux", avance Gordan Vidovic. "Je dois tout à ce club où j'ai connu tant de grands moments. Malgré la fin dramatique de l'Excelsior, qui a laissé des traces douloureuses, sentimentales et financières, je suis persuadé que cette ville peut revivre au rythme du football. J'avais un repreneur : Mandaric. Il me fallait un connaisseur du football belge comme coach et Directeur technique. J'ai tout de suite pensé à Georges Leekens qui était intéressé. Son retour chez les Hurlus aurait fait sensation."

"Leekens connaît le football belge comme sa poche, ce qui n'est pas encore le cas des Lillois. J'ai observé Mouscron durant le Tour final de D2: chapeau pour leur montée mais, en D1, cette équipe-là sera condamnée avant le mois de décembre. C'est dire s'il y a du pain sur la planche. Mandaric était sur la balle, Leekens aussi. Les affaires ont traîné pour plusieurs raisons. En gros, Mandaric désirait 100 % du capital alors que l'ancrage mouscronnois entendait garder au moins 10% des parts. Je peux comprendre tout cela mais le temps est précieux et Leekens a reçu, depuis lors, une offre de la fédération tunisienne. De son côté, Mandaric n'a pas encore vendu définitivement Sheffield. Il est toujours intéressé par Mouscron car l'investissement n'a aucune mesure par rapport aux chiffres de mise en Angleterre."

Lille aurait investi 1,5 millions d'euros pour obtenir jadis 51% des parts du RMP. Une bonne affaire mais il conviendra d'investir gros pour garder le cap. L'actionnaire principal a tergiversé avant de trancher : les Dogues français resteront un an de plus au Canonnier. Le but sera de maintenir le club en D1 avant de le céder. Un club installé en D1 vaut bien plus qu'un promu ou un sociétaire de D2 : Lille s'est lancé un sacré défi.

PIERRE BILIC

Les Nordistes du LOSC ont réussi un coup fumant en permettant aux supporters du Canonnier de retrouver bientôt les affiches de D1. Le plus difficile commence pourtant pour Mouscron Péruwelz, rebaptisé Mouscron tout court depuis peu, dont la remontée très rapide a peut-être surpris l'actionnaire principal (51 %), Lille. Un club de D2 convenait-il mieux aux patrons français qu'une équipe de l'élite? Beaucoup le pensent à Mouscron malgré les joies de ce retour en D1. Les clubs de D2 se contentent généralement d'un budget de 2,5 millions d'euros. Le club frontalier est très discret à ce propos et on cite parfois le chiffre de 5 millions. Si le promu entend garder son rang en D1 la saison prochaine, son budget devra tourner autour des 8 millions soit une augmentation de 50%. Les Nordistes le savent et devront ajuster leurs ambitions sportives et financières. Mouscron ne pourra pas rester en D1 avec une majorité d'éléments de CFA comme ce fut le cas jusqu'à présent. En D2, Lille a testé des joueurs et seul Ruiz a confirmé par la suite en L1. Le LOSC n'a évidemment pas songé à placer ses meilleurs jeunes, comme Divock Origi, au Canonnier. Là aussi, cela devra changer en D1, sans oublier un plus gros ancrage belge qui coûtera cher. Michel Seydoux, le président de Lille, réduit la voilure, et entend céder le club ou accueillir des investisseurs à ses côtés. Marc Coucke, le président d'Ostende et des Qataris ont été cités. Guidé par Gordan Vidovic, ancien de l'Excel, Milan Mandaric s'est intéressé de près à ce dossier dans le but de reprendre le club. "J'étais au courant depuis des mois des intentions du président Seydoux", avance Gordan Vidovic. "Je dois tout à ce club où j'ai connu tant de grands moments. Malgré la fin dramatique de l'Excelsior, qui a laissé des traces douloureuses, sentimentales et financières, je suis persuadé que cette ville peut revivre au rythme du football. J'avais un repreneur : Mandaric. Il me fallait un connaisseur du football belge comme coach et Directeur technique. J'ai tout de suite pensé à Georges Leekens qui était intéressé. Son retour chez les Hurlus aurait fait sensation." "Leekens connaît le football belge comme sa poche, ce qui n'est pas encore le cas des Lillois. J'ai observé Mouscron durant le Tour final de D2: chapeau pour leur montée mais, en D1, cette équipe-là sera condamnée avant le mois de décembre. C'est dire s'il y a du pain sur la planche. Mandaric était sur la balle, Leekens aussi. Les affaires ont traîné pour plusieurs raisons. En gros, Mandaric désirait 100 % du capital alors que l'ancrage mouscronnois entendait garder au moins 10% des parts. Je peux comprendre tout cela mais le temps est précieux et Leekens a reçu, depuis lors, une offre de la fédération tunisienne. De son côté, Mandaric n'a pas encore vendu définitivement Sheffield. Il est toujours intéressé par Mouscron car l'investissement n'a aucune mesure par rapport aux chiffres de mise en Angleterre." Lille aurait investi 1,5 millions d'euros pour obtenir jadis 51% des parts du RMP. Une bonne affaire mais il conviendra d'investir gros pour garder le cap. L'actionnaire principal a tergiversé avant de trancher : les Dogues français resteront un an de plus au Canonnier. Le but sera de maintenir le club en D1 avant de le céder. Un club installé en D1 vaut bien plus qu'un promu ou un sociétaire de D2 : Lille s'est lancé un sacré défi. PIERRE BILIC