T'en as pas marre qu'on te parle toujours de ton frère ?

Si, c'est lourd mais je suis obligé de vivre avec ça. C'est mon frère, on fait le même métier au même poste. Ça fait partie du foot. Et encore, ici, on m'en parle moins qu'en France parce que là c'est vraiment tout le temps.

C'était nécessaire de quitter la France pour te faire un prénom ?

Oui. Par exemple, pendant la préparation, on a joué Reims. La première chose que leur coach, Hubert Fournier, a demandé à Felice Mazzu c'est : " Il est aussi bon que son frère ? " Pourquoi ça directement ? J'étais obligé de partir pour souffler, pour me libérer de cette comparaison constante. Si j'avais fait un mauvais match à Reims, on aurait dit : " Le frère Mandanda il est pourri !" Partout où je passe, je suis " le frère de ". Si je suis bon : " Ils sont trop forts dans la famille ". Si je loupe un match : " Il n'y a que le grand qui est fort ".

Tu ne penses pas que ton nom a pu parfois te servir ?

Non, quand j'étais à Beauvais, j'étais venu pour être deuxième gardien. Le coach m'a un jour demandé une place pour aller voir Marseille-Nancy. C'était impossible. Du jour au lendemain, je suis passé quatrième gardien. Moi je suis content que mon frère ait réussi mais je ne le crie pas dans la rue. Souvent, quand on me pose la question, je dis " non, on porte le même nom mais ce n'est pas mon frère " parce qu'au bout d'un moment c'est lourd.

Par Jules Monnier

T'en as pas marre qu'on te parle toujours de ton frère ?Si, c'est lourd mais je suis obligé de vivre avec ça. C'est mon frère, on fait le même métier au même poste. Ça fait partie du foot. Et encore, ici, on m'en parle moins qu'en France parce que là c'est vraiment tout le temps. C'était nécessaire de quitter la France pour te faire un prénom ?Oui. Par exemple, pendant la préparation, on a joué Reims. La première chose que leur coach, Hubert Fournier, a demandé à Felice Mazzu c'est : " Il est aussi bon que son frère ? " Pourquoi ça directement ? J'étais obligé de partir pour souffler, pour me libérer de cette comparaison constante. Si j'avais fait un mauvais match à Reims, on aurait dit : " Le frère Mandanda il est pourri !" Partout où je passe, je suis " le frère de ". Si je suis bon : " Ils sont trop forts dans la famille ". Si je loupe un match : " Il n'y a que le grand qui est fort ". Tu ne penses pas que ton nom a pu parfois te servir ?Non, quand j'étais à Beauvais, j'étais venu pour être deuxième gardien. Le coach m'a un jour demandé une place pour aller voir Marseille-Nancy. C'était impossible. Du jour au lendemain, je suis passé quatrième gardien. Moi je suis content que mon frère ait réussi mais je ne le crie pas dans la rue. Souvent, quand on me pose la question, je dis " non, on porte le même nom mais ce n'est pas mon frère " parce qu'au bout d'un moment c'est lourd. Par Jules Monnier