On n'attendait en principe pas de plaidoiries de ce type lors de cette réunion qui devait juste fixer des dates.

Mais Malines, menacé de relégation en D1B avec un passif de 12 points de pénalité, et de la confiscation d'un éventuel ticket européen, n'a pas de temps à perdre, et a donc déjà fait donner son artillerie juridique.

La meilleure défense, c'est l'attaque !

"On menace le club de très graves sanctions, sans même l'avoir entendu", a ainsi dénoncé l'avocat de Malines, Joost Everaert. "Ni le coordinateur de l'enquête, ni le procureur fédéral, ni le parquet, ne nous ont posé la moindre question au sujet de cette affaire pourtant gravissime. Quatre administrateurs, Olivier Somers, Johan Timmermans, Stefaan Vanroy et Thierry Steemans, sont poursuivis, alors que le Conseil en compte onze, et non pas huit, comme le prétend le parquet fédéral. Mais même si ces personnes devaient être coupables, en quoi cela démontrerait-il la culpabilité du Kavé Malines? Il ne faut pas tout mélanger..."

Une remarque qui permet de deviner la stratégie de défense du Malinwa.

"Il faut distinguer les individus et le club", confirme d'ailleurs l'avocat. "Dès maintenant, sinon la procédure va s'embrouiller. Il faut également enquêter plus profondément et en attendant, suspendre l'affaire..."

La défense de Malines rapporte que le dossier du parquet fédéral se base à nonante pour cent sur celui du juge d'instruction de Tongres, dont elle exige par conséquent qu'il lui soit communiqué.

"Sinon comment voulez-vous qu'on prépare correctement notre version des faits", a déclaré Maître Everaert.

Celui-ci réclame l'arrêt de la procédure, au moins jusqu'à la conclusion de l'affaire au pénal.

Un report aux calendes grecques est même carrément suggéré par l'avocat de l'agent des joueurs Thomas Troch.

"Faut-il vraiment prendre une décision dès cette saison ?", a-t-il en effet interrogé. "Ne serait-il pas plus raisonnable de laisser à toutes les parties la possibilité de bien se préparer pendant un mois ? Au point encore très partiel de l'enquête à son stade actuel, engager des poursuites maintenant ne serait à notre sens juridiquement pas correct", a-t-il conclu.