A l'appui de la contestation de l'implication des trois clubs tiers, la défense a souligné que leur classement final en D1A et D1B n'a en rien été influencé par le match Malines - Waasland-Beveren (2-0) du 12 mars 2018, qui figure au centre de l'affaire. Ces trois clubs n'interviennent donc devant cette commission que pour l'inciter à infliger la pire des sanctions au Malinwa, et en être les bénéficiaires. Ce qui est inacceptable. Concernant la procédure d'urgence, elle ne reposerait selon la défense sur aucune base réglementaire, et ce n'est en tout cas pas cette commission qui avait le droit de la valider. Enfin la relégation en D1B avec un retrait de 12 points (6 par période) serait également contraire aux règlements de l'Union Belge, imposant (article B1711.141) que des faits de corruption susceptibles d'être sanctionnés d'une dégradation à un niveau inférieur, ou d'une modification du classement, doivent être dénoncés avant le 15 juin de la saison où ils auraient été commis, ou au plus tard sept jours après la dernière journée du championnat, s'il n'est pas terminé à cette date. Autrement dit une plainte déposée ultérieurement doit être déclarée non recevable. En conclusion au terme d'une plaidoirie de 2 heures et 30 minutes, Joost Everaert a réclamé l'acquittement de Malines. "Nous ne sommes pas d'accord avec la relégation en D1B et la déduction de douze points. Ni avec l'exclusion du football européen et de la coupe nationale. Ni avec l'amende de 125.000 euros.", a-t-il déclaré. Le KV Malines, en tant que club, n'était en effet selon lui pas au courant des actes malfaisants qu'auraient manigancé dans son dos une minorité d'administrateurs (quatre, ndlr), avec la complicité de l'agent de joueurs Dejan Veljkovic. "Le club n'est en rien impliqué dans ces actions, et ne peut donc en être blâmé, ni être jugé responsable des actes de ces quelques administrateurs", a-t-il plaidé. (Belga)