Le mardi 29 octobre devait marquer pour Claire Michel le début d'une courte période de repos physique et mental, bien méritée après une saison 2019 de triathlon très chargée. Mais ce jour-là, la Bruxelloise de 31 ans, tout juste de retour du Japon où elle venait de monter sur la 2e marche du podium de Coupe du monde à Miyazaki, chuta de son vélo de ville après une collision avec un piéton. La vitesse peu élevée évita le pire, mais tombant de tout son poids sur son genou gauche le constat fut néanmoins inéluctable: fracture de la rotule en 7 morceaux, mais sans déplacement! "Les premières semaines ont été très douloureuses. On ne dort pas, aucune position n'est confortable, beaucoup d'anti-douleurs", se remémore la meilleure triathlète belge sur courte distance, 11e mondiale au classement de la fédération internationale (ITU). "Il me fallait beaucoup de patience pour attendre la consolidation des fractures, mais je savais aussi que la partie la plus difficile restait à venir. Ce sera le cas quand je vais me remettre à courir et à rouler, que je n'aurai pas de sensations, que j'aurai toujours un peu mal et que je serai encore très loin de mon niveau. Je sais que chaque phase aura sa part de frustrations. Il faut l'accepter et se focaliser sur la phase actuelle", a expliqué Claire Michel, qui est toujours restée optimiste quant à la bonne suite de sa carrière sportive. "J'ai énormément de confiance en l'équipe médicale qui m'accompagne, ainsi qu'en mon entraîneur (l'Américain Paulo Sousa, ndlr) et mon entourage. Avec cet encadrement, j'aurai les meilleures possibilités pour recouvrer la forme. Le corps a ses limites physiques bien sûr. J'essaie de penser de manière positive parce que je suis convaincue que cela va aider la guérison." Fille de l'ancienne championne belge de natation Colette Crabbé, Claire Michel, élevée aux Etats-Unis jusqu'à ses 21 ans, a débuté le triathlon fin 2012 après une période consacrée à l'athlétisme durant ses années universitaires dans l'Oregon. Elle s'impose rapidement comme l'une des meilleures athlètes belges du triple effort, décrochant le titre de vice-championne du monde d'aquathlon (combinaison de la natation et de la course à pied) en 2013 et montant sur son premier podium en Coupe du monde, début 2014 en Chine. Huitième des premiers Jeux Européens de Bakou en 2015, elle se qualifie la saison suivante à l'arrachée pour les JO de Rio de Janeiro, où la déception sera de mise à la suite d'une mise hors course après avoir été doublée dans la partie cycliste. "Mon encadrement a complètement changé depuis Rio. Il n'y a pas photo!", s'empresse-t-elle de préciser. "Je suis passée d'un système où j'étais fort seule à un groupe. Là où je devais dépenser beaucoup d'énergie dans la logistique, le contrôle et la maîtrise en prenant des initiatives moi-même, je me laisse à présent guider par un entraîneur et un groupe dans lequel je travaille au présent et ne planifie rien à l'avance." Une autre façon de s'entraîner et de penser qui a rapidement apporté des résultats. Respectivement 5e et 4e des Euros de distance olympique et sprint en juin 2017, la Bruxelloise signe en 2018 plusieurs podiums en Coupe du monde et son premier top 5 en World Series (WTS), le circuit international le plus élevé. Elle finira 5e de l'Euro de Glasgow cette même saison, avec en bonus une médaille de bronze en compagnie des Belgian Hammers, le relais mixte belge qui intègrera pour la 1re fois le programme olympique en 2020 et dont elle est membre depuis plusieurs saisons. Avec des points obtenus en 2019 tant avec sa médaille de bronze de l'Euro et son top 4 en WTS à Edmonton que lors de ses deux podiums de fin de saison en Coupe du monde, Claire Michel est actuellement classée 12e sur la liste des 55 triathlètes qui se qualifieront pour les JO de Tokyo. Tout comme ses homologues masculins Marten Van Riel (6e) et Jelle Geens (14e), elle a peu de souci à se faire quant à sa présence - au meilleur de sa forme - dans la baie de Tokyo, sur le coup de 6h30 du matin, le mardi 28 juillet au départ de la course féminine des JO 2020. . (Belga)

Le mardi 29 octobre devait marquer pour Claire Michel le début d'une courte période de repos physique et mental, bien méritée après une saison 2019 de triathlon très chargée. Mais ce jour-là, la Bruxelloise de 31 ans, tout juste de retour du Japon où elle venait de monter sur la 2e marche du podium de Coupe du monde à Miyazaki, chuta de son vélo de ville après une collision avec un piéton. La vitesse peu élevée évita le pire, mais tombant de tout son poids sur son genou gauche le constat fut néanmoins inéluctable: fracture de la rotule en 7 morceaux, mais sans déplacement! "Les premières semaines ont été très douloureuses. On ne dort pas, aucune position n'est confortable, beaucoup d'anti-douleurs", se remémore la meilleure triathlète belge sur courte distance, 11e mondiale au classement de la fédération internationale (ITU). "Il me fallait beaucoup de patience pour attendre la consolidation des fractures, mais je savais aussi que la partie la plus difficile restait à venir. Ce sera le cas quand je vais me remettre à courir et à rouler, que je n'aurai pas de sensations, que j'aurai toujours un peu mal et que je serai encore très loin de mon niveau. Je sais que chaque phase aura sa part de frustrations. Il faut l'accepter et se focaliser sur la phase actuelle", a expliqué Claire Michel, qui est toujours restée optimiste quant à la bonne suite de sa carrière sportive. "J'ai énormément de confiance en l'équipe médicale qui m'accompagne, ainsi qu'en mon entraîneur (l'Américain Paulo Sousa, ndlr) et mon entourage. Avec cet encadrement, j'aurai les meilleures possibilités pour recouvrer la forme. Le corps a ses limites physiques bien sûr. J'essaie de penser de manière positive parce que je suis convaincue que cela va aider la guérison." Fille de l'ancienne championne belge de natation Colette Crabbé, Claire Michel, élevée aux Etats-Unis jusqu'à ses 21 ans, a débuté le triathlon fin 2012 après une période consacrée à l'athlétisme durant ses années universitaires dans l'Oregon. Elle s'impose rapidement comme l'une des meilleures athlètes belges du triple effort, décrochant le titre de vice-championne du monde d'aquathlon (combinaison de la natation et de la course à pied) en 2013 et montant sur son premier podium en Coupe du monde, début 2014 en Chine. Huitième des premiers Jeux Européens de Bakou en 2015, elle se qualifie la saison suivante à l'arrachée pour les JO de Rio de Janeiro, où la déception sera de mise à la suite d'une mise hors course après avoir été doublée dans la partie cycliste. "Mon encadrement a complètement changé depuis Rio. Il n'y a pas photo!", s'empresse-t-elle de préciser. "Je suis passée d'un système où j'étais fort seule à un groupe. Là où je devais dépenser beaucoup d'énergie dans la logistique, le contrôle et la maîtrise en prenant des initiatives moi-même, je me laisse à présent guider par un entraîneur et un groupe dans lequel je travaille au présent et ne planifie rien à l'avance." Une autre façon de s'entraîner et de penser qui a rapidement apporté des résultats. Respectivement 5e et 4e des Euros de distance olympique et sprint en juin 2017, la Bruxelloise signe en 2018 plusieurs podiums en Coupe du monde et son premier top 5 en World Series (WTS), le circuit international le plus élevé. Elle finira 5e de l'Euro de Glasgow cette même saison, avec en bonus une médaille de bronze en compagnie des Belgian Hammers, le relais mixte belge qui intègrera pour la 1re fois le programme olympique en 2020 et dont elle est membre depuis plusieurs saisons. Avec des points obtenus en 2019 tant avec sa médaille de bronze de l'Euro et son top 4 en WTS à Edmonton que lors de ses deux podiums de fin de saison en Coupe du monde, Claire Michel est actuellement classée 12e sur la liste des 55 triathlètes qui se qualifieront pour les JO de Tokyo. Tout comme ses homologues masculins Marten Van Riel (6e) et Jelle Geens (14e), elle a peu de souci à se faire quant à sa présence - au meilleur de sa forme - dans la baie de Tokyo, sur le coup de 6h30 du matin, le mardi 28 juillet au départ de la course féminine des JO 2020. . (Belga)