Soutenus par les moyens presque illimités d'Aspire, les dirigeants d'Eupen ont de la surprise à revendre. Deux ans après avoir attiré Jeffren, ancien canterano du Barça, dans leur noyau, les Pandas installent Claude Makelele sur leur banc de touche, pour remplacer un Jordi Condom pourtant pas lâché par son vestiaire, vu le nul spectaculaire arraché en fin de partie face à Saint-Trond.

Ce n'est pas la première fois que l'ancien international français (71 sélections), passé par le Real et Chelsea durant sa carrière de joueur, croise la route du Qatar. À Paris, il avait reçu un rôle dans l'organigramme juste après avoir rangé les crampons, devenant rapidement l'un des adjoints de Carlo Ancelotti. Là, on raconte que Maké a joué un rôle majeur dans l'éclosion de Blaise Matuidi, en éduquant le milieu de terrain au professionnalisme quotidien exigé par les sommets européens. C'est à peu près tout ce qu'on sait d'une fonction floue, seulement définie par Laurent Blanc quand il a salué Makelele, parti du club pour devenir l'entraîneur principal de Bastia : " Il était la liaison entre les jeunes et les anciens, les étrangers et les Français. "

Après un fiasco en Corse (licencié après douze matches), l'ancien milieu défensif a rebondi à Monaco, plus d'un an plus tard. Une étiquette officielle de " directeur technique ", accompagnée de soupçons de la part de Leonardo Jardim. Selon les suiveurs du club du Rocher, le vice-président Vadim Vasilyev, renseigné sur le profil du Français par Roman Abramovich, aurait nommé Makelele à ce poste pour réaffirmer son autorité, contestée par l'importance croissante de Luis Campos dans les transferts monégasques.

D'emblée mal considéré par le " clan des Portugais ", l'ancien porteur d'eau de Zinédine Zidane n'a tenu que six mois, à nouveau, dans ce rôle plutôt vide. Son seul fait d'armes sera de convaincre un certain Kylian Mbappé, alors convoité par de nombreuses écuries européennes, de signer son premier contrat pro sur le Rocher. Une nouvelle preuve que Maké sait parler aux joueurs.

Arrivé à Swansea comme adjoint de Paul Clement, lui-même ancien adjoint d'Ancelotti, le Français est salué par le managerpour son rôle majeur dans le maintien des Swans. Clement évoque sa proximité avec le vestiaire, et sa maîtrise du français et de l'espagnol qui l'aident à s'immiscer dans la vie du groupe. C'est encore sur son passé de joueur, plus que sur celui de coach, que Claude Makélélé doit sa nomination au Kehrweg, qui compte sur " son expérience, sa personnalité et sa motivation " pour débarrasser le club belgo-qatari de cette inconfortable lanterne rouge.

Par Guillaume Gautier

Soutenus par les moyens presque illimités d'Aspire, les dirigeants d'Eupen ont de la surprise à revendre. Deux ans après avoir attiré Jeffren, ancien canterano du Barça, dans leur noyau, les Pandas installent Claude Makelele sur leur banc de touche, pour remplacer un Jordi Condom pourtant pas lâché par son vestiaire, vu le nul spectaculaire arraché en fin de partie face à Saint-Trond.Ce n'est pas la première fois que l'ancien international français (71 sélections), passé par le Real et Chelsea durant sa carrière de joueur, croise la route du Qatar. À Paris, il avait reçu un rôle dans l'organigramme juste après avoir rangé les crampons, devenant rapidement l'un des adjoints de Carlo Ancelotti. Là, on raconte que Maké a joué un rôle majeur dans l'éclosion de Blaise Matuidi, en éduquant le milieu de terrain au professionnalisme quotidien exigé par les sommets européens. C'est à peu près tout ce qu'on sait d'une fonction floue, seulement définie par Laurent Blanc quand il a salué Makelele, parti du club pour devenir l'entraîneur principal de Bastia : " Il était la liaison entre les jeunes et les anciens, les étrangers et les Français. " Après un fiasco en Corse (licencié après douze matches), l'ancien milieu défensif a rebondi à Monaco, plus d'un an plus tard. Une étiquette officielle de " directeur technique ", accompagnée de soupçons de la part de Leonardo Jardim. Selon les suiveurs du club du Rocher, le vice-président Vadim Vasilyev, renseigné sur le profil du Français par Roman Abramovich, aurait nommé Makelele à ce poste pour réaffirmer son autorité, contestée par l'importance croissante de Luis Campos dans les transferts monégasques. D'emblée mal considéré par le " clan des Portugais ", l'ancien porteur d'eau de Zinédine Zidane n'a tenu que six mois, à nouveau, dans ce rôle plutôt vide. Son seul fait d'armes sera de convaincre un certain Kylian Mbappé, alors convoité par de nombreuses écuries européennes, de signer son premier contrat pro sur le Rocher. Une nouvelle preuve que Maké sait parler aux joueurs. Arrivé à Swansea comme adjoint de Paul Clement, lui-même ancien adjoint d'Ancelotti, le Français est salué par le managerpour son rôle majeur dans le maintien des Swans. Clement évoque sa proximité avec le vestiaire, et sa maîtrise du français et de l'espagnol qui l'aident à s'immiscer dans la vie du groupe. C'est encore sur son passé de joueur, plus que sur celui de coach, que Claude Makélélé doit sa nomination au Kehrweg, qui compte sur " son expérience, sa personnalité et sa motivation " pour débarrasser le club belgo-qatari de cette inconfortable lanterne rouge.Par Guillaume Gautier