On l'avait découvert à l'aube de la saison 2018-2019. Nommé T1 de l'Union Saint-Gilloise, Luka Elsner n'était alors qu'un inconnu au sein du microcosme du foot belge. Des débuts en Slovénie et une expérience à Chypre : le CV du coach Franco-Slovène - il a grandi à Nice - n'avait pas franchement de quoi séduire au premier abord. L'homme avait pourtant su convaincre Alex Hayes, alors directeur sportif du club saint-gillois : "Quand je l'ai rencontré pour la première fois, je l'ai trouvé très charismatique, charmant. On a...

On l'avait découvert à l'aube de la saison 2018-2019. Nommé T1 de l'Union Saint-Gilloise, Luka Elsner n'était alors qu'un inconnu au sein du microcosme du foot belge. Des débuts en Slovénie et une expérience à Chypre : le CV du coach Franco-Slovène - il a grandi à Nice - n'avait pas franchement de quoi séduire au premier abord. L'homme avait pourtant su convaincre Alex Hayes, alors directeur sportif du club saint-gillois : "Quand je l'ai rencontré pour la première fois, je l'ai trouvé très charismatique, charmant. On avait la même vision football. Il est très rigoureux, travaille beaucoup, prône le beau jeu, la possession de balle, le jeu balle à terre, il cherche à marquer des buts, à améliorer les joueurs. Ça a tout de suite fait clic et ça a été la première personne que j'ai employée au club. Je dois dire que c'est ma meilleure décision. Il a montré qu'il est un coach vraiment impressionnant et qu'il a un grand avenir devant lui."Jeune (il n'a que 38 ans), polyglotte - en plus du français et du slovène, il maîtrise l'anglais, l'espagnol et l'allemand - Elsner cite volontiers des coaches comme Pep Guardiola, Thomas Tuchel ou Paulo Sousa comme sources d'inspiration : "Il y a une aspiration à produire ce genre de football-là. Créer plutôt que détruire." Titulaire d'un master en entraînement sportif, l'homme est également féru d'analyses vidéo : à l'Union, les joueurs se farcissent trois séances par semaine. "Une première le lendemain du match, ce qui veut dire qu'il n'avait pas dormi", se souvient Thibaut Peyre pour SoFoot. "Mais la plus importante était la deuxième, celle du milieu de semaine, celle de l'éveil tactique. Il prenait alors un modèle : le Barça, City, Liverpool, etc. Et il installait une conversation sur un fait de jeu, une séquence. En faisant ça, il nous a changés, ouverts sur le jeu et nous a rendus encore plus intelligents." Une méthode qui fonctionne dans la capitale : bien aidé par son trio de feu Youssoufou Niakaté-Faïz Selemani-Percy Tau, Elsner emmène les Unionistes jusqu'à la troisième place de D1B et, surtout, jusqu'en demi-finale de la Coupe de Belgique. Un parcours, ponctué par des éliminations d'Anderlecht ou Genk, qui a marqué les esprits et que n'entache visiblement pas son échec avec Amiens, en Ligue 1. Relégué suite à l'avant-dernière place des Amiénois au moment de l'interruption de la compétition pour cause de Covid, le technicien sera finalement remercié fin septembre, après un début de saison poussif en Ligue 2. Une aubaine pour la Jupiler Pro League ?