Samedi dernier, un journaliste demandait à Ally Samatta s'il se réjouissait d'affronter Vincent Kompany. Le Tanzanien a souri et a répondu par l'affirmative. Et qu'importe si Kompany est un des meilleurs défenseurs du monde. Quand on est ambitieux, c'est un bon test. À l'entraînement, Samatta affronte régulièrement la version jeune de l'Anderlechtois : Jhon Lucumí. Ce dernier vient juste d'avoir 21 ans mais il est promis à un grand avenir. Il est modeste, professionnel et poli mais aussi assez sûr de lui.

Chaque nouveau joueur apporte ses qualités et le jeu de Genk va encore changer. " Jhon Lucumí

Quand on lui a demandé comment il se décrirait, il a répondu très ouvertement : " Balle au pied, je suis calme. Assez élégant. J'essaye d'amener de la sérénité. Une de mes tâches, c'est de mettre mes équipiers en confiance. En Colombie aussi, je participais beaucoup à la construction du jeu, même en équipes d'âge. On repartait toujours de l'arrière, c'était une chose sur laquelle les entraîneurs insistaient. La seule différence, c'est qu'ici, tout va plus vite et tout est plus précis. On a donc moins de temps pour réfléchir. " Avant, il était attaquant. Cela l'aide-t-il à anticiper les mouvements de ses adversaires ? " Parfois, oui. Mais d'un autre côté... Je n'ai pas joué longtemps en pointe et j'étais encore un enfant. Mais ça m'a permis d'acquérir une certaine technique. " Était-il un bon attaquant ? ( il grimace) " Dans mon équipe de quartier, oui. Mais pas à Cali. Là, il y avait beaucoup d'autres attaquants et c'était... euh... on va dire compliqué. À l'époque, ils étaient meilleurs que moi, ce qui m'a incité à chercher d'autres options.

A 21 ans à peine, Jhon Lucumi a déjà tout d'un grand., BELGAIMAGE
A 21 ans à peine, Jhon Lucumi a déjà tout d'un grand. © BELGAIMAGE

L'entraîneur de l'époque m'a testé à différentes places et c'est comme ça que je me suis retrouvé au centre de la défense. Ça me plaît beaucoup. Maintenant, en tout cas. Pas au début... Quand on est gamin et qu'on joue au football, on veut marquer des buts. Mais avec le temps, j'ai commencé à apprécier et d'autres personnes m'ont dit que j'avais un avenir à ce poste. Ma taille, mon intransigeance dans les duels, ma vitesse, mon pied gauche..."

Ses modèles en défense ? " En Colombie, des joueurs comme Mario Yepes, Cristian Zapata, Jeison Murillo.. On a beaucoup de grands défenseurs... Au point de vue international : Sergio Ramos, Carles Puyol... Des gars qui ont écrit l'histoire du football. "

Il est arrivé à Genk il y a un an, lorsque Omar Colley est parti. Pour lui, c'était une étape supplémentaire dans son évolution mais ce ne fut pas évident. Par le passé, les bons joueurs colombiens se retrouvaient souvent en Argentine ou au Mexique. Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui prennent le chemin de la MLS, où la communauté latino est fortement représentée.

" Les salaires sont bons, le niveau a augmenté et c'est moins loin de chez nous ", dit Lucumi. " C'est donc attractif mais pour moi, c'était hors de question car j'estimais qu'en Europe, le niveau était plus élevé. J'ai des objectifs et je pense que j'aurai plus de chances d'aller plus haut en perçant ici. Tant pis si c'est loin de chez moi. "

Il décrit sa vie à Cali comme normale. Tranquille. Différente de ce qu'il a découvert en Europe, où les gens vivent davantage à l'intérieur. " Grâce au climat, on sort beaucoup plus de chez nous ", dit Lucumi. " On a toujours quelque chose à faire. Mais les jours de match, je trouve qu'ici, il y a aussi de la passion pour le football. Même dans une ville aussi calme que Genk ( il rit).

Il estime que sa première saison à Genk fut une réussite. Au moment de signer son contrat (4 ans), il pensait qu'il aurait besoin d'une période d'adaptation. " Trois mois, six mois... Je me disais que je jouerais de temps en temps, que j'arriverais petit à petit dans l'équipe. "

Ça ne s'est pas passé comme ça : Philippe Clement cherchait un défenseur central gaucher, de grande taille et capable de construire. Il l'a donc lancé assez vite dans la bagarre. Entre le mois d'août et le mois d'octobre, Lucumi a eu beaucoup de temps de jeu, tant en championnat qu'en Europa League.

" Je jouais et je gardais ma place, je me disais que tout allait bien. Il ne me manquait rien et le groupe faisait tout pour me faciliter la tâche. Je me suis directement adapté. Je ne m'attendais pas à ce que ça aille aussi vite. J'ai tout de même dû un peu changer mon jeu car ici, tout va plus vite. En Colombie, il y a aussi des matches ou des mi-temps intenses mais pas tout le temps.

Ici, les joueurs tiennent le coup. Peut-être en raison du climat. Et puis, en Colombie, on joue parfois en altitude, où il est difficile de respirer, et parfois le long de la Mer des Caraïbes, où il fait très chaud et très humide. On transpire énormément et on se déshydrate... Ici, j'ai surtout appris qu'on ne pouvait pas se déconcentrer une minute."

Parfois, Clement le laissait au repos, pour qu'il s'habitue au rythme. Mais son corps a fini par s'avouer vaincu. Fin octobre, il a été victime d'une blessure musculaire et on ne l'a revu qu'en mars. Il lui a fallu le temps de se rétablir et, entre-temps, Genk s'était mis à tourner à plein régime. La défense était en place. En fin de championnat, toutefois, il a rejoué. Et en play-offs aussi. Très bien, même.

" J'ai connu des mois difficiles ", dit Lucumi. " Ça m'a semblé très long, même si ce n'était pas vraiment le cas. Aujourd'hui, je me dis que mon corps n'était pas encore totalement adapté au rythme du football belge. En Colombie, on joue rarement trois matches par semaine. Ma préparation n'avait pas été très bonne non plus car j'avais été transféré fin juillet. Je n'avais donc peut-être pas eu les entraînements adéquats pour être vraiment prêt. Comme on jouait beaucoup en fin d'année, c'était différent. Une blessure musculaire m'a mis hors-jeu mais j'en ai tiré des leçons. Dorénavant, je m'arrêterai dès que j'aurai mal. Quand on est jeune et qu'on débarque dans un club, on veut se montrer."

En Belgique, on ne peut pas se déconcentrer une minute. " Jhon Lucumí

"Je veux me montrer en Champions League "

Il est presque 14 heures et il doit partir. L'entraînement est terminé depuis longtemps mais il a cours d'anglais.

Se débrouille-t-il déjà un peu ? " Non, pas encore. Mais ça va venir très vite. " ( il sourit)

Et néerlandais ? ( D'un air désolé) " Non, c'est trop difficile. Pareil pour le français. Je m'en tiens à l'anglais. Avec l'entraîneur aussi. Parfois, il mélange un peu avec l'italien car certains mots sont similaires à l'espagnol. Bah, il n'est pas si difficile de se tirer d'affaire à Genk. Et si vraiment on n'y arrive pas, il y a le smartphone. " Vive Google Translate.

Comme il est loin de sa famille, il fait venir régulièrement des proches. Sa mère ne travaille plus depuis deux ans et est souvent ici. Son père, technicien d'entretien, aussi. Tout comme son frère. Mais ils ne peuvent jamais rester plus de trois mois. Lorsque leur visa expire, ils doivent rentrer en Colombie et ne peuvent revenir que trois mois plus tard. À Genk, il s'est aussi lié d'amitié avec une autre famille colombienne.

Il n'a pas encore de fiancée mais, depuis cet été, il a un équipier colombien : Carlos Cuesta. Encore un défenseur, un peu plus jeune que lui. " On peut jouer ensemble ", dit Lucumi. " Ça arrivera sans doute un jour mais il faut poser la question à l'entraîneur. J'ai déjà joué avec lui en équipe nationale U17 et U20. On était ami, on partageait beaucoup de choses mais je ne savais pas qu'il allait venir. Quand ils m'ont téléphoné, tout était pratiquement réglé. Ils voulaient me faire parvenir la bonne nouvelle : j'allais avoir un compatriote dans l'équipe. "

À ce moment-là, il était en équipe nationale, pour la Copa América. La cerise sur le gâteau après une saison extraordinaire. " Le titre, puis cette sélection avec un nouveau coach. Je voulais surtout bien faire ", dit-il. Stressé ? " Non, je voulais prendre du plaisir, profiter de chaque minute sur le terrain. Maintenant, je me dis que je dois plus faire cela. Mon prochain objectif, c'est de me montrer en Champions League. "

" Le jeu de Genk est devenu plus varié "

Mais moins de talent, aussi. Il ne se lamente pourtant pas et fait remarquer que les nouveaux ont aussi des qualités. Quand ils seront intégrés, Genk jouera peut-être différemment. Il fait référence à ce qui s'est passé la saison dernière. " Lorsque Alejandro Pozuelo est parti, on a éprouvé des difficultés. Il avait beaucoup de talent et son impact sur l'équipe était énorme. Moi-même, j'ai souffert car il m'aidait beaucoup. Mais son départ a permis à plusieurs joueurs de déployer leurs ailes. "

Le jeu de Genk est devenu plus varié. " C'est vrai. Beaucoup de clubs avaient analysé notre jeu et savaient qu'on cherchait souvent Alejandro dès le départ de l'action. Lorsqu'il est parti, d'autres se sont libérés. En play-offs, notre jeu a changé. L'arrivée d'Ito nous a apporté du dynamisme et de la profondeur, il a été moins facile de nous neutraliser. Chaque nouveau joueur apporte ses qualités et le jeu de Genk va encore changer. "

Samedi dernier, un journaliste demandait à Ally Samatta s'il se réjouissait d'affronter Vincent Kompany. Le Tanzanien a souri et a répondu par l'affirmative. Et qu'importe si Kompany est un des meilleurs défenseurs du monde. Quand on est ambitieux, c'est un bon test. À l'entraînement, Samatta affronte régulièrement la version jeune de l'Anderlechtois : Jhon Lucumí. Ce dernier vient juste d'avoir 21 ans mais il est promis à un grand avenir. Il est modeste, professionnel et poli mais aussi assez sûr de lui. Quand on lui a demandé comment il se décrirait, il a répondu très ouvertement : " Balle au pied, je suis calme. Assez élégant. J'essaye d'amener de la sérénité. Une de mes tâches, c'est de mettre mes équipiers en confiance. En Colombie aussi, je participais beaucoup à la construction du jeu, même en équipes d'âge. On repartait toujours de l'arrière, c'était une chose sur laquelle les entraîneurs insistaient. La seule différence, c'est qu'ici, tout va plus vite et tout est plus précis. On a donc moins de temps pour réfléchir. " Avant, il était attaquant. Cela l'aide-t-il à anticiper les mouvements de ses adversaires ? " Parfois, oui. Mais d'un autre côté... Je n'ai pas joué longtemps en pointe et j'étais encore un enfant. Mais ça m'a permis d'acquérir une certaine technique. " Était-il un bon attaquant ? ( il grimace) " Dans mon équipe de quartier, oui. Mais pas à Cali. Là, il y avait beaucoup d'autres attaquants et c'était... euh... on va dire compliqué. À l'époque, ils étaient meilleurs que moi, ce qui m'a incité à chercher d'autres options. L'entraîneur de l'époque m'a testé à différentes places et c'est comme ça que je me suis retrouvé au centre de la défense. Ça me plaît beaucoup. Maintenant, en tout cas. Pas au début... Quand on est gamin et qu'on joue au football, on veut marquer des buts. Mais avec le temps, j'ai commencé à apprécier et d'autres personnes m'ont dit que j'avais un avenir à ce poste. Ma taille, mon intransigeance dans les duels, ma vitesse, mon pied gauche..." Ses modèles en défense ? " En Colombie, des joueurs comme Mario Yepes, Cristian Zapata, Jeison Murillo.. On a beaucoup de grands défenseurs... Au point de vue international : Sergio Ramos, Carles Puyol... Des gars qui ont écrit l'histoire du football. " Il est arrivé à Genk il y a un an, lorsque Omar Colley est parti. Pour lui, c'était une étape supplémentaire dans son évolution mais ce ne fut pas évident. Par le passé, les bons joueurs colombiens se retrouvaient souvent en Argentine ou au Mexique. Depuis quelques années, nombreux sont ceux qui prennent le chemin de la MLS, où la communauté latino est fortement représentée. " Les salaires sont bons, le niveau a augmenté et c'est moins loin de chez nous ", dit Lucumi. " C'est donc attractif mais pour moi, c'était hors de question car j'estimais qu'en Europe, le niveau était plus élevé. J'ai des objectifs et je pense que j'aurai plus de chances d'aller plus haut en perçant ici. Tant pis si c'est loin de chez moi. " Il décrit sa vie à Cali comme normale. Tranquille. Différente de ce qu'il a découvert en Europe, où les gens vivent davantage à l'intérieur. " Grâce au climat, on sort beaucoup plus de chez nous ", dit Lucumi. " On a toujours quelque chose à faire. Mais les jours de match, je trouve qu'ici, il y a aussi de la passion pour le football. Même dans une ville aussi calme que Genk ( il rit). Il estime que sa première saison à Genk fut une réussite. Au moment de signer son contrat (4 ans), il pensait qu'il aurait besoin d'une période d'adaptation. " Trois mois, six mois... Je me disais que je jouerais de temps en temps, que j'arriverais petit à petit dans l'équipe. " Ça ne s'est pas passé comme ça : Philippe Clement cherchait un défenseur central gaucher, de grande taille et capable de construire. Il l'a donc lancé assez vite dans la bagarre. Entre le mois d'août et le mois d'octobre, Lucumi a eu beaucoup de temps de jeu, tant en championnat qu'en Europa League. " Je jouais et je gardais ma place, je me disais que tout allait bien. Il ne me manquait rien et le groupe faisait tout pour me faciliter la tâche. Je me suis directement adapté. Je ne m'attendais pas à ce que ça aille aussi vite. J'ai tout de même dû un peu changer mon jeu car ici, tout va plus vite. En Colombie, il y a aussi des matches ou des mi-temps intenses mais pas tout le temps. Ici, les joueurs tiennent le coup. Peut-être en raison du climat. Et puis, en Colombie, on joue parfois en altitude, où il est difficile de respirer, et parfois le long de la Mer des Caraïbes, où il fait très chaud et très humide. On transpire énormément et on se déshydrate... Ici, j'ai surtout appris qu'on ne pouvait pas se déconcentrer une minute." Parfois, Clement le laissait au repos, pour qu'il s'habitue au rythme. Mais son corps a fini par s'avouer vaincu. Fin octobre, il a été victime d'une blessure musculaire et on ne l'a revu qu'en mars. Il lui a fallu le temps de se rétablir et, entre-temps, Genk s'était mis à tourner à plein régime. La défense était en place. En fin de championnat, toutefois, il a rejoué. Et en play-offs aussi. Très bien, même. " J'ai connu des mois difficiles ", dit Lucumi. " Ça m'a semblé très long, même si ce n'était pas vraiment le cas. Aujourd'hui, je me dis que mon corps n'était pas encore totalement adapté au rythme du football belge. En Colombie, on joue rarement trois matches par semaine. Ma préparation n'avait pas été très bonne non plus car j'avais été transféré fin juillet. Je n'avais donc peut-être pas eu les entraînements adéquats pour être vraiment prêt. Comme on jouait beaucoup en fin d'année, c'était différent. Une blessure musculaire m'a mis hors-jeu mais j'en ai tiré des leçons. Dorénavant, je m'arrêterai dès que j'aurai mal. Quand on est jeune et qu'on débarque dans un club, on veut se montrer." Il est presque 14 heures et il doit partir. L'entraînement est terminé depuis longtemps mais il a cours d'anglais. Se débrouille-t-il déjà un peu ? " Non, pas encore. Mais ça va venir très vite. " ( il sourit) Et néerlandais ? ( D'un air désolé) " Non, c'est trop difficile. Pareil pour le français. Je m'en tiens à l'anglais. Avec l'entraîneur aussi. Parfois, il mélange un peu avec l'italien car certains mots sont similaires à l'espagnol. Bah, il n'est pas si difficile de se tirer d'affaire à Genk. Et si vraiment on n'y arrive pas, il y a le smartphone. " Vive Google Translate. Comme il est loin de sa famille, il fait venir régulièrement des proches. Sa mère ne travaille plus depuis deux ans et est souvent ici. Son père, technicien d'entretien, aussi. Tout comme son frère. Mais ils ne peuvent jamais rester plus de trois mois. Lorsque leur visa expire, ils doivent rentrer en Colombie et ne peuvent revenir que trois mois plus tard. À Genk, il s'est aussi lié d'amitié avec une autre famille colombienne. Il n'a pas encore de fiancée mais, depuis cet été, il a un équipier colombien : Carlos Cuesta. Encore un défenseur, un peu plus jeune que lui. " On peut jouer ensemble ", dit Lucumi. " Ça arrivera sans doute un jour mais il faut poser la question à l'entraîneur. J'ai déjà joué avec lui en équipe nationale U17 et U20. On était ami, on partageait beaucoup de choses mais je ne savais pas qu'il allait venir. Quand ils m'ont téléphoné, tout était pratiquement réglé. Ils voulaient me faire parvenir la bonne nouvelle : j'allais avoir un compatriote dans l'équipe. " À ce moment-là, il était en équipe nationale, pour la Copa América. La cerise sur le gâteau après une saison extraordinaire. " Le titre, puis cette sélection avec un nouveau coach. Je voulais surtout bien faire ", dit-il. Stressé ? " Non, je voulais prendre du plaisir, profiter de chaque minute sur le terrain. Maintenant, je me dis que je dois plus faire cela. Mon prochain objectif, c'est de me montrer en Champions League. " Mais moins de talent, aussi. Il ne se lamente pourtant pas et fait remarquer que les nouveaux ont aussi des qualités. Quand ils seront intégrés, Genk jouera peut-être différemment. Il fait référence à ce qui s'est passé la saison dernière. " Lorsque Alejandro Pozuelo est parti, on a éprouvé des difficultés. Il avait beaucoup de talent et son impact sur l'équipe était énorme. Moi-même, j'ai souffert car il m'aidait beaucoup. Mais son départ a permis à plusieurs joueurs de déployer leurs ailes. " Le jeu de Genk est devenu plus varié. " C'est vrai. Beaucoup de clubs avaient analysé notre jeu et savaient qu'on cherchait souvent Alejandro dès le départ de l'action. Lorsqu'il est parti, d'autres se sont libérés. En play-offs, notre jeu a changé. L'arrivée d'Ito nous a apporté du dynamisme et de la profondeur, il a été moins facile de nous neutraliser. Chaque nouveau joueur apporte ses qualités et le jeu de Genk va encore changer. "