Le plus difficile aujourd'hui, c'est de trouver de l'espace? Les joueurs sont tous des athlètes, le terrain devient un peu petit pour vingt-deux joueurs capables de courir plus de dix kilomètres par match.

HERNAN LOSADA : J'aime beaucoup le football vertical, donc on tente de profiter des moments où l'adversaire est désorganisé pour attaquer. C'est l'un de nos principes : essayer, avec le moins de passes possibles, de générer une situation de but. Pour ça, quand tu n'as pas le ballon, il faut bien reconnaître quand c'est le moment de presser l'adversaire, ou quand il vaut mieux se regrouper et défendre en bloc.

Décider du moment où tu récupères le ballon, c'est une manière d'attaquer même quand tu n'es pas en possession?

HERNAN LOSADA : Exactement. Nous travaillons beaucoup avec ce qu'on appelle des symboles. Quand le ballon arrive à un endroit précis, c'est le signal pour toute l'équipe qu'il faut se mettre à presser. Ce moment dépend de l'adversaire. Ça peut être un ballon vers le flanc, une passe vers le centre du terrain, un défenseur central qui joue sur son mauvais pied... On essaie toujours de trouver le moment pour pouvoir récupérer le ballon dans le camp adverse. Si tu y parviens, ça signifie que tes joueurs offensifs ne vont pas devoir courir vers l'arrière, et qu'ils seront plus près de la surface pour pouvoir faire la différence.

Il y a une dizaine d'années, on avait l'habitude de séparer l'école Guardiola et l'école Mourinho, les coaches de possession et ceux de contre. C'est un peu éculé, non? Maintenant, on voit beaucoup d'entraîneurs qui veulent mettre en place une équipe à l'aise dans toutes les situations.

HERNAN LOSADA : Je suis totalement d'accord. Pour faire simple : en football, il y a les moments où tu as le ballon et ceux où tu ne l'as pas. Si tu ne travailles qu'un de ces deux moments, tu perds 50% du football. Il faut savoir quoi faire avec le ballon, et sans lui. Et j'ajoute même une autre distinction : il faut savoir quoi faire avec la balle dans ton propre camp, quoi faire dans le camp adverse, et savoir comment défendre dans le camp adverse ou dans ton camp. Plus les choses sont claires dans chaque situation de jeu, plus ton équipe sera forte.

Le plus difficile aujourd'hui, c'est de trouver de l'espace? Les joueurs sont tous des athlètes, le terrain devient un peu petit pour vingt-deux joueurs capables de courir plus de dix kilomètres par match.HERNAN LOSADA : J'aime beaucoup le football vertical, donc on tente de profiter des moments où l'adversaire est désorganisé pour attaquer. C'est l'un de nos principes : essayer, avec le moins de passes possibles, de générer une situation de but. Pour ça, quand tu n'as pas le ballon, il faut bien reconnaître quand c'est le moment de presser l'adversaire, ou quand il vaut mieux se regrouper et défendre en bloc.Décider du moment où tu récupères le ballon, c'est une manière d'attaquer même quand tu n'es pas en possession?HERNAN LOSADA : Exactement. Nous travaillons beaucoup avec ce qu'on appelle des symboles. Quand le ballon arrive à un endroit précis, c'est le signal pour toute l'équipe qu'il faut se mettre à presser. Ce moment dépend de l'adversaire. Ça peut être un ballon vers le flanc, une passe vers le centre du terrain, un défenseur central qui joue sur son mauvais pied... On essaie toujours de trouver le moment pour pouvoir récupérer le ballon dans le camp adverse. Si tu y parviens, ça signifie que tes joueurs offensifs ne vont pas devoir courir vers l'arrière, et qu'ils seront plus près de la surface pour pouvoir faire la différence.Il y a une dizaine d'années, on avait l'habitude de séparer l'école Guardiola et l'école Mourinho, les coaches de possession et ceux de contre. C'est un peu éculé, non? Maintenant, on voit beaucoup d'entraîneurs qui veulent mettre en place une équipe à l'aise dans toutes les situations.HERNAN LOSADA : Je suis totalement d'accord. Pour faire simple : en football, il y a les moments où tu as le ballon et ceux où tu ne l'as pas. Si tu ne travailles qu'un de ces deux moments, tu perds 50% du football. Il faut savoir quoi faire avec le ballon, et sans lui. Et j'ajoute même une autre distinction : il faut savoir quoi faire avec la balle dans ton propre camp, quoi faire dans le camp adverse, et savoir comment défendre dans le camp adverse ou dans ton camp. Plus les choses sont claires dans chaque situation de jeu, plus ton équipe sera forte.