Vous avez mené une véritable campagne de lobbying pour alerter les politiciens sur l'état du stade. Même si le Tondreau est communal, le rôle des gestionnaires du club n'est-il pas de prendre le taureau par les cornes et de prévoir les investissements nécessaires pour le stade ?

Alain Lommers : La commune ne nous a jamais proposé de racheter le stade. Elle a toujours désiré demeurer propriétaire. Nous, on s'occupe de l'entretien et des frais énergétiques et la ville, en tant que propriétaire, doit prendre en charge les gros travaux. L'année passée, lorsque nous avons remis en état le terrain, cela nous a coûté 50.000 euros et la ville n'est pas intervenue. Je préfère que la ville nous dise clairement qu'elle n'a pas les moyens d'avoir un club en D1. Mais elle doit savoir que le RAEC Mons emploie 50 personnes temps plein, que nous payons des taxes communales, que nous travaillons avec 200 fournisseurs. C'est une entreprise. Nous faisons tourner la boutique et cela rapporte beaucoup d'argent à la ville ! Je ne comprends pas que la ville ne se dise pas qu'elle a tout intérêt à investir dans une entreprise qui fonctionne. On entend souvent les services publics dire qu'ils dépensent de l'argent pour un club de football mais je ne les entends jamais dire que cela rapporte également. Quels seraient les dégâts, en termes d'emplois, si nous n'étions plus là ? Mons est capitale culturelle européenne en 2015 mais personne n'a jamais pensé associer le sport à l'événement. Ce stade terminé, il constituerait un amphithéâtre qui pourrait servir à des concerts. Cela se fait dans toutes les grandes villes européennes ! Mais pas à Mons...

Si le dossier du stade ne bouge pas, quelles seraient les conséquences ?

Le budget n'augmenterait pas. La ville nous avait fait des promesses pré-électorales qui nous ont endormis et maintenant qu'ils sont élus, on nous dit qu'il faut revoir les moyens à la baisse. Ce qui signifie relancer une nouvelle étude. On est donc reparti pour deux ans. Pour la Coupe d'Europe, nos sièges ne sont pas conformes. Il faudra donc aller jouer nos éventuels matches européens à Gand ou au Beerschot. De plus, actuellement, on arrive à une capacité de 8.127 places. Si on ferme la T3, on enlève 2.150 places. Pour obtenir la licence, il faut avoir un stade de 8.000 places. Même si la T3 est ouverte, nous n'avons qu'une latitude de 127 places ! Il y a donc un risque de devoir, un jour, aller jouer dans un autre stade. Je ne sais pas si la ville s'en rend compte.

Stéphane Vande Velde

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Vous avez mené une véritable campagne de lobbying pour alerter les politiciens sur l'état du stade. Même si le Tondreau est communal, le rôle des gestionnaires du club n'est-il pas de prendre le taureau par les cornes et de prévoir les investissements nécessaires pour le stade ? Alain Lommers : La commune ne nous a jamais proposé de racheter le stade. Elle a toujours désiré demeurer propriétaire. Nous, on s'occupe de l'entretien et des frais énergétiques et la ville, en tant que propriétaire, doit prendre en charge les gros travaux. L'année passée, lorsque nous avons remis en état le terrain, cela nous a coûté 50.000 euros et la ville n'est pas intervenue. Je préfère que la ville nous dise clairement qu'elle n'a pas les moyens d'avoir un club en D1. Mais elle doit savoir que le RAEC Mons emploie 50 personnes temps plein, que nous payons des taxes communales, que nous travaillons avec 200 fournisseurs. C'est une entreprise. Nous faisons tourner la boutique et cela rapporte beaucoup d'argent à la ville ! Je ne comprends pas que la ville ne se dise pas qu'elle a tout intérêt à investir dans une entreprise qui fonctionne. On entend souvent les services publics dire qu'ils dépensent de l'argent pour un club de football mais je ne les entends jamais dire que cela rapporte également. Quels seraient les dégâts, en termes d'emplois, si nous n'étions plus là ? Mons est capitale culturelle européenne en 2015 mais personne n'a jamais pensé associer le sport à l'événement. Ce stade terminé, il constituerait un amphithéâtre qui pourrait servir à des concerts. Cela se fait dans toutes les grandes villes européennes ! Mais pas à Mons... Si le dossier du stade ne bouge pas, quelles seraient les conséquences ? Le budget n'augmenterait pas. La ville nous avait fait des promesses pré-électorales qui nous ont endormis et maintenant qu'ils sont élus, on nous dit qu'il faut revoir les moyens à la baisse. Ce qui signifie relancer une nouvelle étude. On est donc reparti pour deux ans. Pour la Coupe d'Europe, nos sièges ne sont pas conformes. Il faudra donc aller jouer nos éventuels matches européens à Gand ou au Beerschot. De plus, actuellement, on arrive à une capacité de 8.127 places. Si on ferme la T3, on enlève 2.150 places. Pour obtenir la licence, il faut avoir un stade de 8.000 places. Même si la T3 est ouverte, nous n'avons qu'une latitude de 127 places ! Il y a donc un risque de devoir, un jour, aller jouer dans un autre stade. Je ne sais pas si la ville s'en rend compte. Stéphane Vande VeldeRetrouvez l'intégralité de l'interview dans votre Sport/Foot Magazine