Le Sporting Lokeren a donné à son avocat, Walter Van Steenbrugge, le mandat de mettre l'Union belge en demeure, a expliqué ce dernier à l'Agence BELGA mercredi. La CBAS, chargée de vérifier l'application des règlements, a considéré que l'action de l'Union belge sur base de l'article B.1711 de son règlement était intervenue beaucoup trop tard après les faits (le 11 mars 2018 et rencontre supposée truquée entre Malines et Waasland-Beveren en playdonws). "C'est extrêmement embarrassant, car les pièces du parquet fédéral ont clairement prouvé que le match avait bien été truqué", a commenté Maître Van Steenbrugge. "L'article B.1711 n'est pas interprété à dessein. J'admets que la disposition n'est pas claire, mais si vous la lisez en même temps que les règles sur la prescription et les principes juridiques généraux, vous ne pouvez que logiquement considérer qu'une sanction doit pouvoir être prise jusqu'à cinq ans après le trucage d'un match. Mais cette interprétation a été supprimée car elle ne correspond pas à l'idée du législateur. L'Union belge aurait dû être plus claire. La crédibilité de notre sport est anéantie et pour Lokeren, le club ne pourra pas en contrôler les conséquences économiques. Il demande donc une mise en demeure auprès de l'Union belge pour réclamer des dommages et intérêts". Ce que le Beerschot envisage aussi de faire. "Nous allons également déposer une plainte auprès de l'UEFA. J'ai traduit toutes les conversations téléphoniques enregistrées en anglais et je vais les envoyer", a ajouté encore Walter Van Steenbrugge. (Belga)