Qu'ont en commun Frédéric Waseige, Mohamed Ouahbi (entraîneur des jeunes à Anderlecht) et les Français Philippe Auclair (journaliste) et Julien Cazarre (humoriste et comédien) ? Ils ont été les quatre premiers intervenants de Super Sunday, le "talk-foot" lancé par LN24. Pendant une heure et demie, ils ont échangé leurs opinions autour de questions sur Eden Hazard au Real Madrid, les favoris de l'EURO 2020, etc...

Quatre thématiques fortes chaque semaine, des invités différents et des capsules pour diversifier les contenus : c'est le cahier des charges d'un programme qui entend trouver son style sous la houlette de Pierre Fagnart. "L'une de nos séquences est consacrée à la personnalité de la semaine", explique le journaliste. "Nous avons dédié la première à Mehdi Bayat en marge de Saint-Marin - Belgique, vu qu'il est le nouvel homme fort du football belge. Nous avons aussi une capsule plus factuelle et une autre dédiée à l'analyse tactique."

L'émission a posé quelques choix forts, comme celui... d'exister alors que LN24 ne dispose pas d'images. Ou encore de s'installer dans la case du dimanche soir (jusque-là uniquement occupée par Complètement Foot en radio), alors que les autres émissions du genre (La Tribune, Le Grand Débrief) privilégient le lundi.

"Être privé d'image n'est pas idéal. Mais on peut amener du contenu par ce qu'on raconte. En plus, on s'adresse au public qui était soit au stade, soit devant le Week-end Sportif quelques heures avant pour voir les résumés. Nous sommes soumis à la concurrence du film de TF1 mais, sans être présomptueux, nous venons combler un manque dans cette tranche horaire."

Grand fan de foot sans y avoir joué, Fagnart supporte Chesterfield, club de D5 anglaise, et...le Standard ! "J'y suis abonné depuis longtemps et je n'ai pas peur de le dire. Il ne faut pas se voiler la face : les gens qui animent les débats sur le foot ont toujours de l'affection pour une équipe. Un animateur n'est jamais neutre, mais il est possible d'être objectif, en évitant les prises de position partisanes."

Par Simon Barzyczak