Exceptionnel comme l'est le fait de renverser une situation après avoir perdu 3-0 au match aller. Le cas le plus célèbre dans l'histoire de la Ligue des champions reste la "remontada" réalisée le 8 mars 2017 par le FC Barcelone aux dépens du Paris-St-Germain. Battus 4-0 en France, les Catalans s'imposaient 6-1 au retour et obtenaient leur "pass" pour les quarts de finale. A Liverpool, personne n'a oublié la finale 2005. Menés 3-0 à la mi-temps par l'AC Milan, les Reds avaient égalisé 3-3 et gagné leur 5e Coupe aux grandes oreilles aux tirs au but (3-2). Improbable car c'est justement le Barça qui débarque à Anfield Road où ils ont gagné lors de leurs deux dernières visites. Les champions d'Espagne savent que rien n'est jamais acquis. L'an dernier, ils ont été sortis en quarts par la Roma 3-0 après avoir gagné 4-1 à l'aller. Ils seront sur leurs gardes. S'ils devront se passer des services de leur attaquant français Ousmane Dembélé, Liverpool devra lui jouer sans son attaquant brésilien Roberto Firmino. Et son buteur égyptien Mohamed Salah est incertain après un gros choc à la tête samedi. Ce dont pourrait profiter le Diable Rouge Divock Origi, auteur du but victorieux samedi à Newcastle (2-3). Reste le "fighting spirit" anglais jamais démenti. Soutenu par leurs supporters dans un stade d'Anfield Road en ébullition, les Reds ont démontré dans le passé qu'ils pouvaient facilement trouver l'ouverture et leur belle prestation à Barcelone, en dépit du score, laisse un espoir. Comme la défense de Barcelone, malgré l'excellent gardien allemand ter Stegen, n'est pas le point fort de la formation d'Ernesto Valverde, on se dit que tout n'est peut-être pas joué. Pour autant que les Messi et autres Luis Suarez et Philippe Coutinho, deux anciens Reds, tous laissés au repos ce week-end, ne viennent pas tuer tout suspense en trompant une nouvelle fois la défense de Jurgen Klopp. Mercredi, c'est un petit conte de fée qui est sur le point de se réaliser. Le "petit poucet" de la compétition (en comparaison du budget de ses concurrents) l'Ajax Amsterdam peut concrétiser son magnifique parcours et rejoindre la finale, vingt-trois ans après celle perdue en 1996 à Rome contre la Juventus (4 tirs au but à 2, 1-1 après prolongation). Les jeunes Ajacides ont gagné 0-1 le match aller à Tottenham après une nouvelle démonstration de leur talent qui avait éclaté au grand jour lors des tours précédents. Ils y avaient sorti les triples tenants du titre du Real Madrid, puis la Juventus Turin de Cristiano Ronaldo. Forts d'une nouvelle démonstration dimanche en finale de la Coupe des Pays-Bas (4-0 contre Willem II), les hommes de Erik ten Hag ne veulent pas gaspiller l'occasion unique de prolonger leur belle histoire européenne. On peut penser que les Spurs de Toby Alderweireld et probablement de Jan Vertonghen, malgré sa blessure à la tête ce week-end, vont présenter un autre visage qu'il y a une semaine. L'absence de leur buteur Harry Kane ne facilitera pas leur tâche quand il s'agira de conclure à la Johan Cruijff Arena d'Amsterdam. Le Sud-Coréen Son Heung Min de retour de suspension pourrait le suppléer dans cet exercice. L'avantage d'un but des Amstellodamois n'est cependant pas insurmontable pour une formation londonienne qui n'a jamais atteint la finale au cours des 63 premières éditions de la plus importante compétition européenne de clubs. (Belga)