"Nos ambitions pour ce soir, c'est d'au moins faire un match nul. Mais ils ne vont pas nous laisser de chances. Il faudra faire un gros match et espérer qu'ils passent à côté de leur rencontre". Le président Roger Vanden Stock restait assez lucide sur les chances de voir son équipe réussir face au Galatasaray, à l'heure d'embarquer dans l'avion qui les emmène vers Istanbul.

Pas très confiant donc du côté de la direction. Alors, Anderlecht a-t-il des chances dans cette compétition ?

Oui parce que...

"Notre équipe est mieux armée que l'année passée" souligne Roger Vanden Stock. Lors de l'exercice précédent, Anderlecht était également tombé dans un bon groupe, sans doute moins relevé (NDLR : PSG, Benfica et Olympiakos) mais tout aussi piégeur. Le bilan comptable était relativement décevant, avec un petit point glané sur 18 et surtout 17 buts encaissés en 6 matchs. Tout cela, c'était lors du début de saison difficile des Mauves en championnat sous l'ère Van den Brom. Après un été plutôt tranquille (12 points sur 15), Anderlecht enchaine les résultats en dents de scie. Pour son année de transition, le coach néerlandais n'avait sans doute pas trouvé les bons mots pour donner de la confiance à son groupe.

Mais par la suite, Besnik Hasi, qui avait remplacé Van den Brom en mars dernier, a su insuffler à ses joueurs une volonté de se battre et possède sans doute une vision tactique plus aboutie que son ancien partenaire. Avec le groupe déjà mis en place la saison passée, Hasi a su combler en partie les départs de joueurs cadres. Nuytinck a de nouveau reçu sa chance dans l'axe de la défense après le départ de Kouyaté à West Ham. Kabasele s'est aguerri en prêt à De Graafschap et, même s'il a moins de vista que Massimo Bruno (parti à Salzbourg), le joueur est devenu une réelle solution pour le secteur offensif anderlechtois. Defour, malgré le prix très élevé de son transfert (6 millions d'euros), apporte de la stabilité dans l'entrejeu et encadre parfaitement le jeune Tielemans. Les résultats en championnat ne sont pas encore à la hauteur des espérances mauves, mais cet effectif semble actuellement le plus complet de Jupiler Pro League.

A Anderlecht, cela fait également trois années consécutives qu'on accueille la Ligue des Champions au stade Constant Vanden Stock. En plus des avantages financiers non négligeables (8,6 millions d'euros déjà assurés), cela permet de contribuer au ratio européen du championnat belge.

Mais il faut être réaliste...

Le principal point qui rend la tâche difficile pour les Mauves, c'est le fait que ses adversaires sont tout simplement trop forts sur papier. Arsenal, 4e de Premier League la saison passée, a toujours franchi la phase de poules depuis la saison 2003-2004 et est abonné aux 1/8e de finale depuis 2010-2011. Dortmund, le dauphin du Bayern, n'est autre que le finaliste de l'édition 2012-2013. A priori, le Galatasaray est le club le plus abordable pour les Mauves... Mais les Turcs avaient rejoint les 1/8e de finale la saison passée, et même les 1/4 de finale en 2013.

Anderlecht est le leader de Jupiler Pro League, certes. Mais depuis quelques années, notre championnat est en perte de vitesse. Le Sporting se montre le candidat le plus régulier, et on voit mal qui pourrait faire mieux en Ligue des Champions actuellement. Le Standard est à la ramasse et semble avoir un réel problème fonctionnel. Gand, actuel 2e du championnat (à égalité avec Ostende), a des hauts et des bas et n'a sans doute pas la carrure d'un bon représentant européen. Bruges revoit chaque année ses ambitions à la hausse, mais le soufflé a tendance à retomber très vite. Pendant ce temps, le niveau stagne et la qualité de notre championnat semble prendre une courbe inversement proportionnelle à celle de notre équipe nationale.

"Nos ambitions pour ce soir, c'est d'au moins faire un match nul. Mais ils ne vont pas nous laisser de chances. Il faudra faire un gros match et espérer qu'ils passent à côté de leur rencontre". Le président Roger Vanden Stock restait assez lucide sur les chances de voir son équipe réussir face au Galatasaray, à l'heure d'embarquer dans l'avion qui les emmène vers Istanbul. Pas très confiant donc du côté de la direction. Alors, Anderlecht a-t-il des chances dans cette compétition ?Oui parce que..."Notre équipe est mieux armée que l'année passée" souligne Roger Vanden Stock. Lors de l'exercice précédent, Anderlecht était également tombé dans un bon groupe, sans doute moins relevé (NDLR : PSG, Benfica et Olympiakos) mais tout aussi piégeur. Le bilan comptable était relativement décevant, avec un petit point glané sur 18 et surtout 17 buts encaissés en 6 matchs. Tout cela, c'était lors du début de saison difficile des Mauves en championnat sous l'ère Van den Brom. Après un été plutôt tranquille (12 points sur 15), Anderlecht enchaine les résultats en dents de scie. Pour son année de transition, le coach néerlandais n'avait sans doute pas trouvé les bons mots pour donner de la confiance à son groupe.Mais par la suite, Besnik Hasi, qui avait remplacé Van den Brom en mars dernier, a su insuffler à ses joueurs une volonté de se battre et possède sans doute une vision tactique plus aboutie que son ancien partenaire. Avec le groupe déjà mis en place la saison passée, Hasi a su combler en partie les départs de joueurs cadres. Nuytinck a de nouveau reçu sa chance dans l'axe de la défense après le départ de Kouyaté à West Ham. Kabasele s'est aguerri en prêt à De Graafschap et, même s'il a moins de vista que Massimo Bruno (parti à Salzbourg), le joueur est devenu une réelle solution pour le secteur offensif anderlechtois. Defour, malgré le prix très élevé de son transfert (6 millions d'euros), apporte de la stabilité dans l'entrejeu et encadre parfaitement le jeune Tielemans. Les résultats en championnat ne sont pas encore à la hauteur des espérances mauves, mais cet effectif semble actuellement le plus complet de Jupiler Pro League.A Anderlecht, cela fait également trois années consécutives qu'on accueille la Ligue des Champions au stade Constant Vanden Stock. En plus des avantages financiers non négligeables (8,6 millions d'euros déjà assurés), cela permet de contribuer au ratio européen du championnat belge. Mais il faut être réaliste...Le principal point qui rend la tâche difficile pour les Mauves, c'est le fait que ses adversaires sont tout simplement trop forts sur papier. Arsenal, 4e de Premier League la saison passée, a toujours franchi la phase de poules depuis la saison 2003-2004 et est abonné aux 1/8e de finale depuis 2010-2011. Dortmund, le dauphin du Bayern, n'est autre que le finaliste de l'édition 2012-2013. A priori, le Galatasaray est le club le plus abordable pour les Mauves... Mais les Turcs avaient rejoint les 1/8e de finale la saison passée, et même les 1/4 de finale en 2013.Anderlecht est le leader de Jupiler Pro League, certes. Mais depuis quelques années, notre championnat est en perte de vitesse. Le Sporting se montre le candidat le plus régulier, et on voit mal qui pourrait faire mieux en Ligue des Champions actuellement. Le Standard est à la ramasse et semble avoir un réel problème fonctionnel. Gand, actuel 2e du championnat (à égalité avec Ostende), a des hauts et des bas et n'a sans doute pas la carrure d'un bon représentant européen. Bruges revoit chaque année ses ambitions à la hausse, mais le soufflé a tendance à retomber très vite. Pendant ce temps, le niveau stagne et la qualité de notre championnat semble prendre une courbe inversement proportionnelle à celle de notre équipe nationale.