Quel est le secret de ta bonne forme?

Leye: C'est écrit sur le mur de notre fitness : Le succès, ça demande un paiement en avance. Il faut travailler. J'ai eu des problèmes après ma grave blessure au genou. Un moment donné, je n'avais même plus de club et je m'entraînais avec Audenarde, un club de D3. Ensuite, j'ai signé à Lokeren mais je n'étais pas vraiment en forme, faute d'avoir eu une bonne préparation.

As-tu douté de revenir à ton meilleur niveau ?

Leye: Non. A aucun moment je n'ai pensé que j'étais fini. Quand on fait ce qu'il faut, il n'y a aucune raison de ne pas réussir. Je savais qu'avec une bonne santé, une préparation de qualité et les sacrifices nécessaires, je reviendrais.

D'autres te pensaient perdu pour le football?

Leye: C'est autre chose. Après ma blessure aux ligaments croisés, suivie d'une déchirure aux ischiojambiers, pendant la finale de la Coupe, beaucoup de gens m'ont cru fini.

Tu y as puisé une motivation supplémentaire ?

Leye: Oui. Ceux qui me connaissent savent que je suis fier. Ce trait m'a toujours aidé à aller de l'avant.

Qu'as-tu appris grâce à ta blessure ?

Leye: Elle a renforcé ce que je savais déjà : en football, il y a un passé, un présent et un avenir. Nous sommes tous des passants et nul n'est assez important pour rester. Un jour, je serai remplacé et on m'oubliera. Je suis plus conscient que jamais du fait que je ne suis qu'un passant. Le football n'est pas durable, contrairement à la vraie vie.

Le jeu de Zulte te convient mieux que celui de Lokeren la saison passée ?

Leye: Oui. A Daknam, j'étais parfois obligé d'attendre les ballons devant, comme quand Harbaoui était là. Mais avec lui, Lokeren avait un avant fort dans les duels, de la tête et dans la protection du ballon. Quand j'étais en pointe, c'était complètement différent pour mes partenaires. Avec Francky, j'ai toujours pu m'exprimer car il aime procéder au sol, par de courtes passes. Le jeu de Lokeren était plus long, plus direct. Le style des entraîneurs est également très différent. On balançait beaucoup de ballons vers les flancs, d'où on centrait. Vanaken, qui occupait le dix, jouait plus latéralement que verticalement. Ici, Onur Kaya cherche tout de suite l'assist devant. C'est mieux pour nous.

Tu as marqué cinq de tes huit buts de la tête.

Leye: Mais je ne suis pas le plus grand. Christophe Lepoint, Joël Sami et Marvin Baudry sont nettement plus grands. Pourtant, c'est toujours le plus grand défenseur adverse qui me prend en charge.

Pourquoi?

Leye: Parce que j'ai la réputation d'être dangereux de la tête sur les phases arrêtées, sans doute.

Pourquoi es-tu bon dans les situations de ce genre ?

Leye: C'est une question de timing. Il faut réussir la bonne action de course et sauter au bon moment pour pouvoir faire la différence.

Par Christian Vandenabeele

Retrouvez l'intégralité de l'interview de Mbaye Leye dans votre Sport/Foot Magazine

Quel est le secret de ta bonne forme?Leye: C'est écrit sur le mur de notre fitness : Le succès, ça demande un paiement en avance. Il faut travailler. J'ai eu des problèmes après ma grave blessure au genou. Un moment donné, je n'avais même plus de club et je m'entraînais avec Audenarde, un club de D3. Ensuite, j'ai signé à Lokeren mais je n'étais pas vraiment en forme, faute d'avoir eu une bonne préparation.As-tu douté de revenir à ton meilleur niveau ?Leye: Non. A aucun moment je n'ai pensé que j'étais fini. Quand on fait ce qu'il faut, il n'y a aucune raison de ne pas réussir. Je savais qu'avec une bonne santé, une préparation de qualité et les sacrifices nécessaires, je reviendrais.D'autres te pensaient perdu pour le football?Leye: C'est autre chose. Après ma blessure aux ligaments croisés, suivie d'une déchirure aux ischiojambiers, pendant la finale de la Coupe, beaucoup de gens m'ont cru fini.Tu y as puisé une motivation supplémentaire ?Leye: Oui. Ceux qui me connaissent savent que je suis fier. Ce trait m'a toujours aidé à aller de l'avant.Qu'as-tu appris grâce à ta blessure ?Leye: Elle a renforcé ce que je savais déjà : en football, il y a un passé, un présent et un avenir. Nous sommes tous des passants et nul n'est assez important pour rester. Un jour, je serai remplacé et on m'oubliera. Je suis plus conscient que jamais du fait que je ne suis qu'un passant. Le football n'est pas durable, contrairement à la vraie vie.Le jeu de Zulte te convient mieux que celui de Lokeren la saison passée ?Leye: Oui. A Daknam, j'étais parfois obligé d'attendre les ballons devant, comme quand Harbaoui était là. Mais avec lui, Lokeren avait un avant fort dans les duels, de la tête et dans la protection du ballon. Quand j'étais en pointe, c'était complètement différent pour mes partenaires. Avec Francky, j'ai toujours pu m'exprimer car il aime procéder au sol, par de courtes passes. Le jeu de Lokeren était plus long, plus direct. Le style des entraîneurs est également très différent. On balançait beaucoup de ballons vers les flancs, d'où on centrait. Vanaken, qui occupait le dix, jouait plus latéralement que verticalement. Ici, Onur Kaya cherche tout de suite l'assist devant. C'est mieux pour nous.Tu as marqué cinq de tes huit buts de la tête.Leye: Mais je ne suis pas le plus grand. Christophe Lepoint, Joël Sami et Marvin Baudry sont nettement plus grands. Pourtant, c'est toujours le plus grand défenseur adverse qui me prend en charge.Pourquoi?Leye: Parce que j'ai la réputation d'être dangereux de la tête sur les phases arrêtées, sans doute.Pourquoi es-tu bon dans les situations de ce genre ?Leye: C'est une question de timing. Il faut réussir la bonne action de course et sauter au bon moment pour pouvoir faire la différence.Par Christian VandenabeeleRetrouvez l'intégralité de l'interview de Mbaye Leye dans votre Sport/Foot Magazine