Au retour de la Coupe du Monde, Bob Madou avait déjà sauvé sa tête de justesse. Comme Steven Martens, il y avait emmené sa secrétaire, aux frais de la fédé, et cela avait provoqué pas mal de grincements de dents. La secrétaire de Madou a d'ailleurs été licenciée.

Depuis 2014, il était dans la ligne de mire des patrons de la Fédération. Quand il avait déclaré qu'il fallait " dépenser les bénéfices de l'ASBL ", cela avait été très mal pris. Autre raison pour laquelle il était en sursis : son contrat qui pesait lourd sur les finances. Un contrat d'indépendant, à sa demande, car il ne souhaitait pas être engagé comme salarié.

Et puis, il y avait ses horaires élastiques. Bob Madou n'était ni le premier à arriver à l'Union Belge le matin, ni le dernier à partir le soir... Il irritait aussi quand il lâchait des phrases du style " On a un million de suiveurs sur Twitter ", pour justifier son salaire. Le raisonnement des patrons : beaucoup de suiveurs, c'est flatteur mais ça ne nous rapporte rien.

Une autre explication de son C4, qui est peut-être même la raison essentielle : le nombre exagéré de personnes dans le département communication. Cinq hommes, dont Bob Madou pour les chapeauter, c'était trop, et trop coûteux. On peut aussi signaler qu'il ne faisait pas l'unanimité dans son équipe.

Madou était donc dans une position on ne peut plus délicate. Depuis l'EURO, il était encore plus surveillé. Il s'est suicidé la semaine dernière, il a tendu une perche XXL à ceux qui l'avaient dans leur collimateur. Le lundi, il a été décidé que plus aucun employé du département communication ne vivrait en permanence avec les joueurs. Une question d'économie (notamment en frais d'hôtel) et une façon de montrer à Martinez qu'on l'écoutait.

Lors de la même réunion, on a pris la décision qu'il y aurait deux personnes du service communication, au lieu de trois, à Faro pour le match contre Gibraltar. Tout le monde était d'accord, Bart Verhaeghe y compris. Mais Madou est allé trouver Verhaeghe pour que l'on revienne sur ces mesures, il en a aussi parlé à Chris Van Puyvelde.

Quand il l'a appris, le secrétaire général Gérard Linard a eu un coup de sang, il a convoqué Madou le matin du match contre la Bosnie et l'a licencié sur-le-champ. Madou a directement demandé une entrevue au conseil d'administration, il avait le soutien de Johan Timmermans (Malines) et Joseph Allijns (Courtrai).

Verhaeghe les a remis à leur place et répété qu'il soutenait la décision de son secrétaire général. Maarten Dedobbeleer, qui était déjà dans le département communication, en prend désormais les commandes.

Au retour de la Coupe du Monde, Bob Madou avait déjà sauvé sa tête de justesse. Comme Steven Martens, il y avait emmené sa secrétaire, aux frais de la fédé, et cela avait provoqué pas mal de grincements de dents. La secrétaire de Madou a d'ailleurs été licenciée.Depuis 2014, il était dans la ligne de mire des patrons de la Fédération. Quand il avait déclaré qu'il fallait " dépenser les bénéfices de l'ASBL ", cela avait été très mal pris. Autre raison pour laquelle il était en sursis : son contrat qui pesait lourd sur les finances. Un contrat d'indépendant, à sa demande, car il ne souhaitait pas être engagé comme salarié.Et puis, il y avait ses horaires élastiques. Bob Madou n'était ni le premier à arriver à l'Union Belge le matin, ni le dernier à partir le soir... Il irritait aussi quand il lâchait des phrases du style " On a un million de suiveurs sur Twitter ", pour justifier son salaire. Le raisonnement des patrons : beaucoup de suiveurs, c'est flatteur mais ça ne nous rapporte rien.Une autre explication de son C4, qui est peut-être même la raison essentielle : le nombre exagéré de personnes dans le département communication. Cinq hommes, dont Bob Madou pour les chapeauter, c'était trop, et trop coûteux. On peut aussi signaler qu'il ne faisait pas l'unanimité dans son équipe.Madou était donc dans une position on ne peut plus délicate. Depuis l'EURO, il était encore plus surveillé. Il s'est suicidé la semaine dernière, il a tendu une perche XXL à ceux qui l'avaient dans leur collimateur. Le lundi, il a été décidé que plus aucun employé du département communication ne vivrait en permanence avec les joueurs. Une question d'économie (notamment en frais d'hôtel) et une façon de montrer à Martinez qu'on l'écoutait. Lors de la même réunion, on a pris la décision qu'il y aurait deux personnes du service communication, au lieu de trois, à Faro pour le match contre Gibraltar. Tout le monde était d'accord, Bart Verhaeghe y compris. Mais Madou est allé trouver Verhaeghe pour que l'on revienne sur ces mesures, il en a aussi parlé à Chris Van Puyvelde. Quand il l'a appris, le secrétaire général Gérard Linard a eu un coup de sang, il a convoqué Madou le matin du match contre la Bosnie et l'a licencié sur-le-champ. Madou a directement demandé une entrevue au conseil d'administration, il avait le soutien de Johan Timmermans (Malines) et Joseph Allijns (Courtrai). Verhaeghe les a remis à leur place et répété qu'il soutenait la décision de son secrétaire général. Maarten Dedobbeleer, qui était déjà dans le département communication, en prend désormais les commandes.