La région d'Osaka, dans le sud du Japon, a été relativement épargnée par le typhon Hagibis et ce match, entre deux équipes déjà éliminées, maintenu: après trois défaites de rang, face à l'Angleterre (35-3), l'Argentine (28-12) et la France (23-21), les Tongiens décrochent leur première victoire du Mondial, bonifiée qui plus est. Comme en 1995, 1999 et 2015, ils terminent avec un seul succès. C'est moins bien que lors des éditions 2007 et 2011 lorsqu'ils s'étaient imposés deux fois. Les Américains quittent eux le Mondial sans le moindre point. Mais, à l'instar de leur trois premières rencontres, les Tongiens ont enchaîné les fautes de main (15 au total) alors qu'ils semblaient avoir fait le plus dur. Avec un peu plus d'application, ils auraient pu remporter une victoire encore plus large. En-avants, passes en touche, décisions incongrues... toute la panoplie y est passée. Les joueurs du Pacifique ont enchaîné les mauvais choix et se sont compliqué la tâche face à une équipe qui ne les a plus battus depuis 1999. Résultat, les Américains, qui ne sont pas imposés dans un Mondial depuis 2011, ont même viré en tête à la pause (12-7), grâce à leur ailier remplaçant Mike Te'o, auteur d'un doublé (21e, 26e). Les Eagles ont tenu près d'une heure mais ont fini par craquer devant l'impact physique imposé par les Tonga, encaissant trois essais dans les vingt-cinq dernières minutes dont un du capitaine Siale Piutau (63e). Le centre (34 ans), comme son coéquipier Sione Kalamafoni, disputait là sa troisième Coupe du monde et son douzième match en phase finale d'un Mondial. Son dernier. Une belle façon de dire au revoir. (Belga)