Katrien Jans (manager du football féminin à l'UB), Heleen Jaques (ex-internationale, analyste TV et coordinatrice nationale des jeunes) et Hannah Eurlings (the next big thing des Flames) reviennent avec nous sur l'évolution du football féminin en Belgique.

Elles évoquent avec nous le prochain championnat d'Europe, qui commence le 6 juillet en Angleterre. Les Red Flames seront dans un groupe avec l'Islande, la France et l'Italie.

KATRIEN JANS: "Se qualifier pour l'Euro était un objectif important, car ça a des conséquences sur les campagnes médiatiques, le marketing et notre stratégie. Notre précédente campagne l'a démontré. Le prochain objectif, c'est d'atteindre le deuxième tour, même si on est versées dans un groupe très difficile, avec l'Islande, la France et l'Italie."

HELEEN JAQUES: "On doit surtout être régulièrement présentes dans les grands tournois, pour déclencher quelque chose. À l'EURO 2017, tout était nouveau, on était très stressées avant le premier match. On a été trop modestes, on doit croire davantage en nos moyens. Surtout si on est en bonne condition physique, comme maintenant. Quelques joueuses de 2017 sont toujours dans l'équipe. Elles vont lui apporter leur expérience, c'est un avantage."

HANNAH EURLINGS: "On y va pour gagner. On a déjà montré de belles choses contre la Pologne dans les qualifications pour le Mondial ( elle a marqué, ndlr). Je pense donc qu'on peut viser le deuxième tour. Je préfère affronter de grandes équipes car on peut ainsi mieux développer notre jeu. L'Espagne, la France et l'Angleterre sortent du lot. Le match contre l'Islande sera crucial au premier tour. On doit absolument le gagner. On est heureuses que l'EURO se déroule en Angleterre, où le football féminin vit beaucoup."

La Belgique atteint un bon niveau technico-tactique mais l'année passée, nos matches contre de grandes nations comme les Pays-Bas, la Norvège et l'Espagne ont révélé que le fossé restait encore grand sur le plan physique.

HELEEN JAQUES : ( opine) "Ça commence en jeunes. Mes joueuses aussi sont confrontées à des filles qui ont des cuisses trois fois plus musclées. La condition de base est très importante et on doit y prêter plus d'attention, surtout après la pandémie. Jouer intensément pendant nonante minutes constitue toujours un défi. Je dois souvent expliquer l'importance des high intensity runs. Nulle n'en avait entendu parler en U16. Je leur communique les infos et je les exerce. Elles remarquent alors que ça porte ses fruits en match et elles me suivent."

Lire la suite de cet entretien sur l'évolution du football féminin belge dans notre mensuel Sport/Foot Magazine du mois de juin ou dans notre Zone +

Katrien Jans (manager du football féminin à l'UB), Heleen Jaques (ex-internationale, analyste TV et coordinatrice nationale des jeunes) et Hannah Eurlings (the next big thing des Flames) reviennent avec nous sur l'évolution du football féminin en Belgique.Elles évoquent avec nous le prochain championnat d'Europe, qui commence le 6 juillet en Angleterre. Les Red Flames seront dans un groupe avec l'Islande, la France et l'Italie.KATRIEN JANS: "Se qualifier pour l'Euro était un objectif important, car ça a des conséquences sur les campagnes médiatiques, le marketing et notre stratégie. Notre précédente campagne l'a démontré. Le prochain objectif, c'est d'atteindre le deuxième tour, même si on est versées dans un groupe très difficile, avec l'Islande, la France et l'Italie."HELEEN JAQUES: "On doit surtout être régulièrement présentes dans les grands tournois, pour déclencher quelque chose. À l'EURO 2017, tout était nouveau, on était très stressées avant le premier match. On a été trop modestes, on doit croire davantage en nos moyens. Surtout si on est en bonne condition physique, comme maintenant. Quelques joueuses de 2017 sont toujours dans l'équipe. Elles vont lui apporter leur expérience, c'est un avantage."HANNAH EURLINGS: "On y va pour gagner. On a déjà montré de belles choses contre la Pologne dans les qualifications pour le Mondial ( elle a marqué, ndlr). Je pense donc qu'on peut viser le deuxième tour. Je préfère affronter de grandes équipes car on peut ainsi mieux développer notre jeu. L'Espagne, la France et l'Angleterre sortent du lot. Le match contre l'Islande sera crucial au premier tour. On doit absolument le gagner. On est heureuses que l'EURO se déroule en Angleterre, où le football féminin vit beaucoup."La Belgique atteint un bon niveau technico-tactique mais l'année passée, nos matches contre de grandes nations comme les Pays-Bas, la Norvège et l'Espagne ont révélé que le fossé restait encore grand sur le plan physique. HELEEN JAQUES : ( opine) "Ça commence en jeunes. Mes joueuses aussi sont confrontées à des filles qui ont des cuisses trois fois plus musclées. La condition de base est très importante et on doit y prêter plus d'attention, surtout après la pandémie. Jouer intensément pendant nonante minutes constitue toujours un défi. Je dois souvent expliquer l'importance des high intensity runs. Nulle n'en avait entendu parler en U16. Je leur communique les infos et je les exerce. Elles remarquent alors que ça porte ses fruits en match et elles me suivent."