Suivre les Red Flames, c'est parfois prendre le risque de se répéter. Par exemple, écrire à l'envi que les Belges doivent franchir ce fameux cap qui les sépare des nations européennes les plus solides. Celui dont on pensait qu'il avait été atteint un soir de décembre 2020, au sortir d'une prestation trois étoiles contre la redoutable Suisse pour valider un deuxième billet de rang pour l'EURO (4-0 à Den Dreef). Mais depuis cette folle soirée louvaniste, force est de constater qu'il reste encore un peu de chemin à parcourir pour rejoindre le gratin continental.

Qu'à cela ne tienne, comme sa Fédération, le groupe noir-jaune-rouge est marqué par une profonde ambition. Un peu à l'image de la devise de Justine Vanhaevermaet "Accept no limit". Double buteuse et passeuse face au Petit Poucet venu du Kosovo ce jeudi, la milieu de terrain incarne cette envie de repousser les handicaps structurels d'un foot féminin belge encore un peu à la bourre sur le chemin de la professionnalisation. Avide de ne plus perdre de temps et de vivre à 100% du foot, la joueuse de Reading (club anglais qu'elle a rejoint cet été pour deux ans) s'était expatriée fin 2019 direction la Norvège, soit précisément l'adversaire qui attend les Red Flames sur le chemin de la qualif' pour la Coupe du monde 2023.

Classée douzième au ranking FIFA, dotée d'un noyau 100% professionnel et de joueuses du calibre de Caroline Graham Hansen (Barcelone) ou Guro Reiten (Chelsea) pour ne citer qu'elles, la Norvège est peut-être l'adversaire idéale pour voir ce que ces Flames ont dans le bide, six mois après leur défaite en amical sur la pelouse du stade Roi Baudouin. "Le groupe a faim et surtout l'envie de montrer qu'on est capables de renverser des équipes de ce niveau", explique Vanhaevermaet avant cette rencontre qui s'annonce déjà capitale dans la course au ticket mondial, après le sept sur neuf inaugural accroché par les Belges. "On a montré dans le passé qu'on peut afficher un haut niveau, mais on doit maintenant le montrer contre les meilleures équipes", ajoute-t-elle, avant de se réjouir du "timing parfait" de ce match. Une rencontre qui se joue après les deux succès faciles des Flames contre les faiblards Albanie et Kosovo (deux fois 7-0). "Les Norvégiennes possèdent de très bonnes individualités, mais je ne suis pas sûre qu'elles aient autant de cohésion que nous sur le terrain", ose même l'ancienne joueur du LSK Kvinner (Lillestrøm).

En progression, mais...

Une des différences qui subsiste entre Belges et Norvégiennes, c'est le physique, l'une des armes qui avait permis aux Scandinaves d'exercer "un pressing impressionnant" (dixit le sélectionneur Ives Serneels) sur les Belges lors de la défaite 0-2 en amical d'avril dernier. Un aspect où les Flames s'améliorent de rassemblement en rassemblement, de l'avis même de Vanhaevermaet. Travail plus poussé en club, séances supplémentaires à Tubize avec les internationales évoluant en Belgique : la discipline continue de grandir au pays. Sans oublier ces internationales qui ont, comme JVH, pris le pli de quitter le Royaume direction l'étranger (on pense à Jarne Teulings et Tine De Caigny, dont la prise de caisse physique à Hoffenheim est bel et bien visible). Mais sera-ce suffisant pour déjà accrocher un précieux billet pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, où le Mondial se disputera dans deux ans ? Le déplacement à Oslo apportera sans doute quelques éléments de réponse, même si Serneels met tout en oeuvre pour ne pas mettre trop de pression sur ses joueuses, en rappelant que quoiqu'il arrive, la campagne est encore longue.

"On a parfois tendance à être trop gentilles. On doit montrer notre force pour les pousser à nous respecter."

Tine De Caigny

"Ça sera dur, on le sait. Mais si on parvient à développer notre meilleur niveau, c'est possible de faire un résultat là-bas. La balle est dans notre camp. L'objectif, ce sont les trois points, en tout cas, et on n'a rien à perdre", affirme pour sa part De Caigny. Ambition, toujours ! Celle qui a poussé l'attaquante à s'exiler à Hoffenheim, un club bien calé dans le sillage des géants du championnat allemand que sont le Bayern et Wolfsburg. Un transfert qui lui fait goûter à 24 ans au plus haut niveau européen. "On a parfois tendance à être trop gentilles. C'est aussi quelque chose que j'ai appris à Hoffenheim : ne pas être trop douce avec les adversaires. Y aller à fond dans chaque duel et se montrer dès les premières minutes. On doit montrer notre force pour les pousser à nous respecter."

Et ne pas oublier que pour prétendre à s'immiscer parmi les grands d'Europe, il faudra se montrer encore plus intransigeantes. "Tout ce qu'on fait doit être parfait, sans accroc", abonde Vanhaevermaet. "Offensivement et défensivement, on n'a plus droit à l'erreur. On ne peut pas se dire : OK, j'ai raté le ballon mais je vais le récupérer en courant à 80%. Non, on doit être à 100% à chaque seconde. C'est un élément-clé dans cette optique de rejoindre le top européen."

Et pour ramener quelque chose du Grand Nord, afin de sécuriser une première place de groupe qui emmenra(it) directement les Flames en Océanie.

GROUPE F

1. Belgique - 7 pts

2. Norvège - 7 pts

3. Pologne - 5 pts

4. Albanie - 4 pts

5. Kosovo - 1 pt

6. Arménie - 0 pt

Suivre les Red Flames, c'est parfois prendre le risque de se répéter. Par exemple, écrire à l'envi que les Belges doivent franchir ce fameux cap qui les sépare des nations européennes les plus solides. Celui dont on pensait qu'il avait été atteint un soir de décembre 2020, au sortir d'une prestation trois étoiles contre la redoutable Suisse pour valider un deuxième billet de rang pour l'EURO (4-0 à Den Dreef). Mais depuis cette folle soirée louvaniste, force est de constater qu'il reste encore un peu de chemin à parcourir pour rejoindre le gratin continental. Qu'à cela ne tienne, comme sa Fédération, le groupe noir-jaune-rouge est marqué par une profonde ambition. Un peu à l'image de la devise de Justine Vanhaevermaet "Accept no limit". Double buteuse et passeuse face au Petit Poucet venu du Kosovo ce jeudi, la milieu de terrain incarne cette envie de repousser les handicaps structurels d'un foot féminin belge encore un peu à la bourre sur le chemin de la professionnalisation. Avide de ne plus perdre de temps et de vivre à 100% du foot, la joueuse de Reading (club anglais qu'elle a rejoint cet été pour deux ans) s'était expatriée fin 2019 direction la Norvège, soit précisément l'adversaire qui attend les Red Flames sur le chemin de la qualif' pour la Coupe du monde 2023. Classée douzième au ranking FIFA, dotée d'un noyau 100% professionnel et de joueuses du calibre de Caroline Graham Hansen (Barcelone) ou Guro Reiten (Chelsea) pour ne citer qu'elles, la Norvège est peut-être l'adversaire idéale pour voir ce que ces Flames ont dans le bide, six mois après leur défaite en amical sur la pelouse du stade Roi Baudouin. "Le groupe a faim et surtout l'envie de montrer qu'on est capables de renverser des équipes de ce niveau", explique Vanhaevermaet avant cette rencontre qui s'annonce déjà capitale dans la course au ticket mondial, après le sept sur neuf inaugural accroché par les Belges. "On a montré dans le passé qu'on peut afficher un haut niveau, mais on doit maintenant le montrer contre les meilleures équipes", ajoute-t-elle, avant de se réjouir du "timing parfait" de ce match. Une rencontre qui se joue après les deux succès faciles des Flames contre les faiblards Albanie et Kosovo (deux fois 7-0). "Les Norvégiennes possèdent de très bonnes individualités, mais je ne suis pas sûre qu'elles aient autant de cohésion que nous sur le terrain", ose même l'ancienne joueur du LSK Kvinner (Lillestrøm).Une des différences qui subsiste entre Belges et Norvégiennes, c'est le physique, l'une des armes qui avait permis aux Scandinaves d'exercer "un pressing impressionnant" (dixit le sélectionneur Ives Serneels) sur les Belges lors de la défaite 0-2 en amical d'avril dernier. Un aspect où les Flames s'améliorent de rassemblement en rassemblement, de l'avis même de Vanhaevermaet. Travail plus poussé en club, séances supplémentaires à Tubize avec les internationales évoluant en Belgique : la discipline continue de grandir au pays. Sans oublier ces internationales qui ont, comme JVH, pris le pli de quitter le Royaume direction l'étranger (on pense à Jarne Teulings et Tine De Caigny, dont la prise de caisse physique à Hoffenheim est bel et bien visible). Mais sera-ce suffisant pour déjà accrocher un précieux billet pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande, où le Mondial se disputera dans deux ans ? Le déplacement à Oslo apportera sans doute quelques éléments de réponse, même si Serneels met tout en oeuvre pour ne pas mettre trop de pression sur ses joueuses, en rappelant que quoiqu'il arrive, la campagne est encore longue."Ça sera dur, on le sait. Mais si on parvient à développer notre meilleur niveau, c'est possible de faire un résultat là-bas. La balle est dans notre camp. L'objectif, ce sont les trois points, en tout cas, et on n'a rien à perdre", affirme pour sa part De Caigny. Ambition, toujours ! Celle qui a poussé l'attaquante à s'exiler à Hoffenheim, un club bien calé dans le sillage des géants du championnat allemand que sont le Bayern et Wolfsburg. Un transfert qui lui fait goûter à 24 ans au plus haut niveau européen. "On a parfois tendance à être trop gentilles. C'est aussi quelque chose que j'ai appris à Hoffenheim : ne pas être trop douce avec les adversaires. Y aller à fond dans chaque duel et se montrer dès les premières minutes. On doit montrer notre force pour les pousser à nous respecter."Et ne pas oublier que pour prétendre à s'immiscer parmi les grands d'Europe, il faudra se montrer encore plus intransigeantes. "Tout ce qu'on fait doit être parfait, sans accroc", abonde Vanhaevermaet. "Offensivement et défensivement, on n'a plus droit à l'erreur. On ne peut pas se dire : OK, j'ai raté le ballon mais je vais le récupérer en courant à 80%. Non, on doit être à 100% à chaque seconde. C'est un élément-clé dans cette optique de rejoindre le top européen."Et pour ramener quelque chose du Grand Nord, afin de sécuriser une première place de groupe qui emmenra(it) directement les Flames en Océanie.