"Je suis un homme heureux mais je prône un sain sens critique", déclare le sélectionneur Ives Serneels en apprenant que les dames belges sont vingtièmes au classement mondial, leur meilleur classement de tous les temps. Début mars, la Belgique a réalisé une autre performance, en terminant troisième de la Cyprus Cup.

"Ces progrès sont satisfaisants. Nous n'avons sans doute jamais été aussi bons", poursuit l'ancien médian. "Mais nous avons loupé la qualification pour le Mondial. C'est une occasion ratée. En revanche, notre football dominant à Chypre m'a beaucoup plu. Nous n'avons pas encaissé le moindre but, de surcroît, alors que dans nos campagnes précédentes, nos positions en perte de balle étaient perfectibles. Je remarque que beaucoup de joueuses se rendent spontanément au fitness, ce qui prouve qu'elles se comportent en athlètes de haut niveau."

Shari Van Belle (19 ans) et Elena Dhont (21 ans) accroissent la concurrence au sein du noyau. "Plusieurs jeunes ont énormément travaillé ces six ou neuf derniers mois et frappent à la porte de l'équipe A", opine Serneels. "Elles montrent sur le terrain que le professionnalisme rapporte. Ça fait partie de la culture de la victoire que nous essayons d'inculquer au groupe. Il faut avoir une sélection affûtée."

Le match contre les États-Unis constitue un test intéressant pour Tessa Wullaert, Julie Biesmans et Janice Cayman."Absolument", déclare le sélectionneur. "Désormais, nous entamons chaque match avec la volonté de le gagner. Nous pouvons apprendre beaucoup en Amérique, en alliant ambition et réalisme. Réussir une nouvelle clean sheet constitue déjà un beau défi mais en possession du ballon, nous devons aussi faire preuve de plus de maturité et d'efficacité. Mais je n'ai pas besoin de motiver mes dames, vous savez."

Par Frédéric Vanheule