Le premier entranement de Moussa Dembélé, Willy Ludikhuyze, coach des jeunes à Berchem Sport, s'en souvient comme si c'était hier.

"Tilly, sa maman, est venue me trouver pendant l'entraînement pour me demander ce qu'elle devait faire pour que son fils puisse s'entraîner. Je crois que des gens le lui avaient conseillé car Moussa aimait courir et jouer au ballon. Il avait six ans et, quand je l'ai vu, j'ai dit que, s'il voulait, il pouvait venir essayer tout de suite. Elle a répondu qu'elle était d'accord mais qu'il n'avait pas de chaussures de foot, alors j'ai répondu qu'il pouvait s'entraîner avec ses baskets car il faisait beau, je m'en souviens encore."

Ainsi a débuté la carrière de Moussa Dembélé. "Dès le moment où je l'ai vu à l'oeuvre... C'était.... On n'apprend pas à jouer au foot à un gamin pareil : il avait ça en lui. Ça se voyait dès le premier entraînement, rien qu'à sa façon de courir. Il était élégant, c'était un régal pour les yeux. Sur le terrain, il ne passait pas son temps à cueillir des petites fleurs comme ses compagnons d'âge.

Je ne veux pas diminuer les mérites des autres car il y a toujours eu de bons jeunes à Berchem Sport mais il était largement au-dessus du lot. Quand il avait la balle ou quand il tirait, on voyait qu'il avait quelque chose de plus que les autres. C'est bien simple : si on le mettait avec les rouges, les rouges gagnaient ; si on l'alignait avec les bleus, les bleus l'emportaient.

Mais la saison avait déjà débuté, les équipes étaient déjà formées et Moussa s'est retrouvé dans la troisième équipe de Diablotins jusqu'à la fin du championnat. Son premier entraîneur s'appelait Henk, c'était un Hollandais qui est retourné aux Pays-Bas depuis longtemps et avec qui nous avons perdu le contact."

Willy montre le grand terrain sur lequel on jouait. "Lorsque Moussa recevait le ballon, il se mettait à slalomer sur toute la longueur. C'est pour cela qu'on l'appelait l'homme-serpent. Il jouait en pointe mais, en Diablotins, les joueurs sont tous les uns sur les autres, autour du ballon. Moussa était comme eux. Devant, au milieu ou derrière, ça n'avait guère d'importance pour lui : il dribblait tout le monde, comme s'il dansait".

Par Christian Vandenabeele

Retrouvez l'intégralité de l'article consacré aux débuts de Moussa Dembélé dans votre Sport/Foot Magazine

Le premier entranement de Moussa Dembélé, Willy Ludikhuyze, coach des jeunes à Berchem Sport, s'en souvient comme si c'était hier."Tilly, sa maman, est venue me trouver pendant l'entraînement pour me demander ce qu'elle devait faire pour que son fils puisse s'entraîner. Je crois que des gens le lui avaient conseillé car Moussa aimait courir et jouer au ballon. Il avait six ans et, quand je l'ai vu, j'ai dit que, s'il voulait, il pouvait venir essayer tout de suite. Elle a répondu qu'elle était d'accord mais qu'il n'avait pas de chaussures de foot, alors j'ai répondu qu'il pouvait s'entraîner avec ses baskets car il faisait beau, je m'en souviens encore."Ainsi a débuté la carrière de Moussa Dembélé. "Dès le moment où je l'ai vu à l'oeuvre... C'était.... On n'apprend pas à jouer au foot à un gamin pareil : il avait ça en lui. Ça se voyait dès le premier entraînement, rien qu'à sa façon de courir. Il était élégant, c'était un régal pour les yeux. Sur le terrain, il ne passait pas son temps à cueillir des petites fleurs comme ses compagnons d'âge.Je ne veux pas diminuer les mérites des autres car il y a toujours eu de bons jeunes à Berchem Sport mais il était largement au-dessus du lot. Quand il avait la balle ou quand il tirait, on voyait qu'il avait quelque chose de plus que les autres. C'est bien simple : si on le mettait avec les rouges, les rouges gagnaient ; si on l'alignait avec les bleus, les bleus l'emportaient.Mais la saison avait déjà débuté, les équipes étaient déjà formées et Moussa s'est retrouvé dans la troisième équipe de Diablotins jusqu'à la fin du championnat. Son premier entraîneur s'appelait Henk, c'était un Hollandais qui est retourné aux Pays-Bas depuis longtemps et avec qui nous avons perdu le contact."Willy montre le grand terrain sur lequel on jouait. "Lorsque Moussa recevait le ballon, il se mettait à slalomer sur toute la longueur. C'est pour cela qu'on l'appelait l'homme-serpent. Il jouait en pointe mais, en Diablotins, les joueurs sont tous les uns sur les autres, autour du ballon. Moussa était comme eux. Devant, au milieu ou derrière, ça n'avait guère d'importance pour lui : il dribblait tout le monde, comme s'il dansait".Par Christian VandenabeeleRetrouvez l'intégralité de l'article consacré aux débuts de Moussa Dembélé dans votre Sport/Foot Magazine