L'adage est connu. Vous ouvrez le score, l'équipe adverse ramène le ballon vers le rond central, et il y aura toujours bien un coéquipier pour vous crier : "les gars, c'est 0-0 hein !"

La phrase est absurde, mais stimulerait la concentration de ceux qui viennent de déflorer le marquoir, pour éviter l'un de ces fameux retournements de situation qui font souvent la beauté du sport.

Ce sens du spectacle, la Belgique semble le développer plus que les autres, à en croire la lettre hebdomadaire du CIES, l'observatoire du football. Cette semaine, le CIES s'est ainsi penché sur le sort des matches disputés entre janvier 2015 et décembre 2019, à partir du moment où l'une des équipes ouvrait le score. Et sur les pelouses européennes, c'est le championnat belge - à égalité avec le norvégien - qui remporte la palme de l'indécision. Dans 34% des cas, l'équipe ayant ouvert le score en Pro League n'a pas remporté le match.

Quand Bruges ouvre le score, la victoire est au bout du match dans 83,9% des cas.

Le suspense national ne s'applique évidemment pas de manière uniforme. Quand Bruges marque le premier, la surprise est rarement au rendez-vous, puisque les coéquipiers de Ruud Vormer finissent par s'imposer dans 83,9% des cas. Derrière les Blauw en Zwart, ce sont les Limbourgeois de Genk qui gagnent 78,1% de leurs rencontres après avoir ouvert le score, tandis qu'Anderlecht complète le podium (75,2%).

Dans ce classement belge, où le Standard (67,3%) et Charleroi (67%) se côtoient de près, les mauvais élèves sont Mouscron (52,6%) et surtout Waasland-Beveren. Les pensionnaires du Freethiel ne s'imposent qu'une fois sur deux (50,8%) quand ils ont la chance de marquer les premiers.

La qualité n'est peut-être pas toujours au rendez-vous sur nos pelouses nationales, mais le taux de suspense est indéniable.

L'adage est connu. Vous ouvrez le score, l'équipe adverse ramène le ballon vers le rond central, et il y aura toujours bien un coéquipier pour vous crier : "les gars, c'est 0-0 hein !" La phrase est absurde, mais stimulerait la concentration de ceux qui viennent de déflorer le marquoir, pour éviter l'un de ces fameux retournements de situation qui font souvent la beauté du sport.Ce sens du spectacle, la Belgique semble le développer plus que les autres, à en croire la lettre hebdomadaire du CIES, l'observatoire du football. Cette semaine, le CIES s'est ainsi penché sur le sort des matches disputés entre janvier 2015 et décembre 2019, à partir du moment où l'une des équipes ouvrait le score. Et sur les pelouses européennes, c'est le championnat belge - à égalité avec le norvégien - qui remporte la palme de l'indécision. Dans 34% des cas, l'équipe ayant ouvert le score en Pro League n'a pas remporté le match.Le suspense national ne s'applique évidemment pas de manière uniforme. Quand Bruges marque le premier, la surprise est rarement au rendez-vous, puisque les coéquipiers de Ruud Vormer finissent par s'imposer dans 83,9% des cas. Derrière les Blauw en Zwart, ce sont les Limbourgeois de Genk qui gagnent 78,1% de leurs rencontres après avoir ouvert le score, tandis qu'Anderlecht complète le podium (75,2%).Dans ce classement belge, où le Standard (67,3%) et Charleroi (67%) se côtoient de près, les mauvais élèves sont Mouscron (52,6%) et surtout Waasland-Beveren. Les pensionnaires du Freethiel ne s'imposent qu'une fois sur deux (50,8%) quand ils ont la chance de marquer les premiers.La qualité n'est peut-être pas toujours au rendez-vous sur nos pelouses nationales, mais le taux de suspense est indéniable.