Nous avons tenté de joindre Dirk Huyck mercredi soir. Le président de Waasland-Beveren a été en contact avec Mogi Bayat. En 2016 pour le transfert du Français Thibault Moulin et en janvier dernier pour celui de Ryota Morioka. Suite à d'autres événements qui se sont déroulés en janvier, Huyck préférait ne plus travailler avec Bayat mais voilà, plus personne ne pouvait mettre un pied à Anderlecht sans lui. Mais pas question de placer quelqu'un à Waasland-Beveren par son intermédiaire. Dejan Veljkovic n'était pas vraiment le bienvenu non plus, même si on y voyait parfois un de ses joueurs. Il y a quelques années, il y a casé Milos Maric, devenu un de ses collaborateurs, et cet été, il y a transféré Denzel Jubitana, un espoir de Malines.

Mercredi, la messagerie de Huyck s'est immédiatement enclenchée. On a compris pourquoi plus tard. Le président était entendu dans l'affaire pour tentative de corruption. Dans le dernier match du championnat régulier : FC Malines -Waasland-Beveren. Il a été libéré jeudi matin, après interrogatoire. Sous conditions.

Olivier Swolfs, le directeur financier du club, a subi le même sort. Les deux hommes ne peuvent plus avoir de contacts entre eux ni avec d'autres personnes du milieu du football. Le club est durement touché : Huyck, qui dirige un garage, était en contact avec le staff sportif entre quatre et six fois par jour. Il rencontrait régulièrement joueurs et entraîneurs. En fait, il s'occupait de la direction sportive du club. Swolfs, dont le fils a joué à Malines jusqu'en janvier et son transfert à La Gantoise qui le loue désormais à Waasland, est également actionnaire de Waasland-Beveren. Son avocat défend aussi les intérêts du club mais il doit maintenant séparer les deux dossiers. Il peut continuer à travailler pour le club. Huyck a un autre avocat.

Waasland-Beveren savait, jeudi matin, que des joueurs allaient être interrogés. On a rapidement appris de qui il s'agissait : du gardien Davy Roef et d'Olivier Myny, transféré cet été à OHL et courtisé par Malines l'hiver précédent, en vain. Roef a été interrogé une petite demi-heure sur le match contre Malines puis libéré. Il se réentraîne et n'a pas dit grand-chose sur l'affaire, si ce n'est que d'après les questions, il pouvait déduire que tout était basé sur des ouï-dire.

Toutefois, nul n'en fait mystère à Waasland : il y a bel et bien eu de nombreux contacts avec Malines au printemps. Les Malinois avaient des projets de rénovation et devaient disputer les PO2 ailleurs. Ils avaient des contacts avec divers clubs mais avaient finalement opté pour le Freethiel. Tout avait été couché sur papier, d'où ces conciliabules. En interne, on reconnaît que pendant ces entretiens, il se pourrait que Malines ait demandé quelque chose mais sans qu'une manipulation s'ensuive. Waasland-Beveren s'est incliné 2-0 parce qu'il était vanné. Il a flirté avec les PO1 jusqu'en janvier mais le départ de Philippe Clement, Ibrahima Seck et Morioka lui a rapidement été fatal. En plus, il ne supportait plus l'entraîneur, Sven Vermant, qui n'était pas le bon choix, comme Huyck l'a rapidement reconnu, off the record.

Par Peter T'Kint

Nous avons tenté de joindre Dirk Huyck mercredi soir. Le président de Waasland-Beveren a été en contact avec Mogi Bayat. En 2016 pour le transfert du Français Thibault Moulin et en janvier dernier pour celui de Ryota Morioka. Suite à d'autres événements qui se sont déroulés en janvier, Huyck préférait ne plus travailler avec Bayat mais voilà, plus personne ne pouvait mettre un pied à Anderlecht sans lui. Mais pas question de placer quelqu'un à Waasland-Beveren par son intermédiaire. Dejan Veljkovic n'était pas vraiment le bienvenu non plus, même si on y voyait parfois un de ses joueurs. Il y a quelques années, il y a casé Milos Maric, devenu un de ses collaborateurs, et cet été, il y a transféré Denzel Jubitana, un espoir de Malines.Mercredi, la messagerie de Huyck s'est immédiatement enclenchée. On a compris pourquoi plus tard. Le président était entendu dans l'affaire pour tentative de corruption. Dans le dernier match du championnat régulier : FC Malines -Waasland-Beveren. Il a été libéré jeudi matin, après interrogatoire. Sous conditions.Olivier Swolfs, le directeur financier du club, a subi le même sort. Les deux hommes ne peuvent plus avoir de contacts entre eux ni avec d'autres personnes du milieu du football. Le club est durement touché : Huyck, qui dirige un garage, était en contact avec le staff sportif entre quatre et six fois par jour. Il rencontrait régulièrement joueurs et entraîneurs. En fait, il s'occupait de la direction sportive du club. Swolfs, dont le fils a joué à Malines jusqu'en janvier et son transfert à La Gantoise qui le loue désormais à Waasland, est également actionnaire de Waasland-Beveren. Son avocat défend aussi les intérêts du club mais il doit maintenant séparer les deux dossiers. Il peut continuer à travailler pour le club. Huyck a un autre avocat.Waasland-Beveren savait, jeudi matin, que des joueurs allaient être interrogés. On a rapidement appris de qui il s'agissait : du gardien Davy Roef et d'Olivier Myny, transféré cet été à OHL et courtisé par Malines l'hiver précédent, en vain. Roef a été interrogé une petite demi-heure sur le match contre Malines puis libéré. Il se réentraîne et n'a pas dit grand-chose sur l'affaire, si ce n'est que d'après les questions, il pouvait déduire que tout était basé sur des ouï-dire.Toutefois, nul n'en fait mystère à Waasland : il y a bel et bien eu de nombreux contacts avec Malines au printemps. Les Malinois avaient des projets de rénovation et devaient disputer les PO2 ailleurs. Ils avaient des contacts avec divers clubs mais avaient finalement opté pour le Freethiel. Tout avait été couché sur papier, d'où ces conciliabules. En interne, on reconnaît que pendant ces entretiens, il se pourrait que Malines ait demandé quelque chose mais sans qu'une manipulation s'ensuive. Waasland-Beveren s'est incliné 2-0 parce qu'il était vanné. Il a flirté avec les PO1 jusqu'en janvier mais le départ de Philippe Clement, Ibrahima Seck et Morioka lui a rapidement été fatal. En plus, il ne supportait plus l'entraîneur, Sven Vermant, qui n'était pas le bon choix, comme Huyck l'a rapidement reconnu, off the record. Par Peter T'Kint