Un temps chasse gardée de Ruud Vormer, le trophée de meilleur milieu infiltreur du Royaume est désormais bien installé sur la cheminée de Teddy Teuma. Contre Charleroi, le Maltais a une nouvelle fois fait la loi entre les lignes, avec ses appels en diagonale qui ont semé le chaos dans le triangle axial des Zèbres.

En plus d'un coup de patte d'exception sur phase arrêtée, le gaucher de l'Union dispose d'une énergie toujours bien investie. À chaque fois que la défense carolo repousse un ballon, son dynamisme devance les milieux adverses et lui permet d'attaquer la ligne arrière à toute allure. Une histoire de quelques mètres parcourus au bon moment pour se donner systématiquement un temps d'avance. Si difficiles à gérer quand elles sont faites dans le bon timing, les courses verticales des milieux sont l'une des clés du football belge. Et il n'y a pas grand-monde sur les pelouses de Pro League pour les réussir avec plus de justesse que Teddy Teuma.

Et ce qu'il est capable de réaliser sur nos pelouses, l'international maltais est aussi capable de le reproduire sur une scène européenne dont il découvrait le cérémonial ce mardi, avec le fameux hymne de la Ligue des Champions. Face aux finalistes de la dernière Europa League, Teddy Teuma a été de nouveau le patron et ce n'est pas le trio écossais composé de Glen Kamara, Ryan Jack et John Lundstram qui a pu lui contester ce statut.

Bien épaulé par la vivacité de Lazare Amani, Teuma a brillé en accumulant les récupérations aussi bien basses que hautes, toujours propres avec l'agressivité nécessaire.

Le Toulonais a aussi bien gardé le cuir quand c'était nécessaire afin de soulager son équipe ou de permettre au bloc de remonter. Ses appels en diagonale était souvent justes et difficile à gérer pour les hommes de Giovanni van Bronckhorst.

Et puis, en plus de ses retours défensifs il y a toujours cette qualité dans les infiltrations offensives comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous. Sur le but, il effectue un bon appel à l'entrée du rectangle sur la passe de Bart Nieuwkoop . Teuma va ensuite glisser vers Amani qui va lui redonner le cuir pour une frappe imparable qui permettra aux Unionistes de prendre les commandes dans ce duel. Au four et au moulin, l'ancien boucher aime changer de costume. Et dans celui un peu plus large de grand patron de son équipe, il ne semble pas flotter malgré le départ de Casper Nielsen.

Un lendemain de veille européen à Malines ?

Comment digère-t-on un exploit ? Si la question n'est pas neuve du côté de l'Union, habituée aux coups d'éclats fréquents depuis son retour au sein de l'élite, elle prend désormais une toute autre dimension en passant par le spectre européen. Quatre jours après avoir bousculé les Rangers, et surtout quatre autres jours avant un déplacement déjà très attendu à Ibrox, les hommes de Karel Geraerts vont devoir gérer la baisse d'euphorie inévitable entre deux rendez-vous continentaux excitants. Surtout, il faudra apprendre à ne pas laisser trop de points en route pour continuer à jouer les premiers rôles sur la scène nationale.

Le premier déplacement au beau milieu d'une semaine européenne a donc des allures de test. Pour couronner le tout, il aura lieu derrière les casernes malinoises, là où les Unionistes se sont souvent cassés les dents ces dernières saisons face à la troupe spectaculaire de Wouter Vrancken. La chance saint-gilloise, c'est que la greffe n'a visiblement pas encore pris chez les Sang et Or sous les ordres du nouveau coach Danny Buijs. Avec son zéro sur six, le Malinwa doit saisir l'opportunité d'enfin lancer sa saison pour ne pas commencer, très tôt, à jeter des regards effrayés vers le bas. Geraerts, lui, pourrait se retourner vers son banc, de plus en plus fourni grâce à un mercato qui n'est, paraît-il, pas encore terminé au Parc Duden.

Un temps chasse gardée de Ruud Vormer, le trophée de meilleur milieu infiltreur du Royaume est désormais bien installé sur la cheminée de Teddy Teuma. Contre Charleroi, le Maltais a une nouvelle fois fait la loi entre les lignes, avec ses appels en diagonale qui ont semé le chaos dans le triangle axial des Zèbres.En plus d'un coup de patte d'exception sur phase arrêtée, le gaucher de l'Union dispose d'une énergie toujours bien investie. À chaque fois que la défense carolo repousse un ballon, son dynamisme devance les milieux adverses et lui permet d'attaquer la ligne arrière à toute allure. Une histoire de quelques mètres parcourus au bon moment pour se donner systématiquement un temps d'avance. Si difficiles à gérer quand elles sont faites dans le bon timing, les courses verticales des milieux sont l'une des clés du football belge. Et il n'y a pas grand-monde sur les pelouses de Pro League pour les réussir avec plus de justesse que Teddy Teuma.Et ce qu'il est capable de réaliser sur nos pelouses, l'international maltais est aussi capable de le reproduire sur une scène européenne dont il découvrait le cérémonial ce mardi, avec le fameux hymne de la Ligue des Champions. Face aux finalistes de la dernière Europa League, Teddy Teuma a été de nouveau le patron et ce n'est pas le trio écossais composé de Glen Kamara, Ryan Jack et John Lundstram qui a pu lui contester ce statut. Bien épaulé par la vivacité de Lazare Amani, Teuma a brillé en accumulant les récupérations aussi bien basses que hautes, toujours propres avec l'agressivité nécessaire. Le Toulonais a aussi bien gardé le cuir quand c'était nécessaire afin de soulager son équipe ou de permettre au bloc de remonter. Ses appels en diagonale était souvent justes et difficile à gérer pour les hommes de Giovanni van Bronckhorst.Et puis, en plus de ses retours défensifs il y a toujours cette qualité dans les infiltrations offensives comme on peut le voir dans la vidéo ci-dessous. Sur le but, il effectue un bon appel à l'entrée du rectangle sur la passe de Bart Nieuwkoop . Teuma va ensuite glisser vers Amani qui va lui redonner le cuir pour une frappe imparable qui permettra aux Unionistes de prendre les commandes dans ce duel. Au four et au moulin, l'ancien boucher aime changer de costume. Et dans celui un peu plus large de grand patron de son équipe, il ne semble pas flotter malgré le départ de Casper Nielsen.Comment digère-t-on un exploit ? Si la question n'est pas neuve du côté de l'Union, habituée aux coups d'éclats fréquents depuis son retour au sein de l'élite, elle prend désormais une toute autre dimension en passant par le spectre européen. Quatre jours après avoir bousculé les Rangers, et surtout quatre autres jours avant un déplacement déjà très attendu à Ibrox, les hommes de Karel Geraerts vont devoir gérer la baisse d'euphorie inévitable entre deux rendez-vous continentaux excitants. Surtout, il faudra apprendre à ne pas laisser trop de points en route pour continuer à jouer les premiers rôles sur la scène nationale.Le premier déplacement au beau milieu d'une semaine européenne a donc des allures de test. Pour couronner le tout, il aura lieu derrière les casernes malinoises, là où les Unionistes se sont souvent cassés les dents ces dernières saisons face à la troupe spectaculaire de Wouter Vrancken. La chance saint-gilloise, c'est que la greffe n'a visiblement pas encore pris chez les Sang et Or sous les ordres du nouveau coach Danny Buijs. Avec son zéro sur six, le Malinwa doit saisir l'opportunité d'enfin lancer sa saison pour ne pas commencer, très tôt, à jeter des regards effrayés vers le bas. Geraerts, lui, pourrait se retourner vers son banc, de plus en plus fourni grâce à un mercato qui n'est, paraît-il, pas encore terminé au Parc Duden.