Interrogé sur l'affaire Peng Shuai , le patron de l'olympisme mondial a répondu : "Elle est dans mon esprit et dans celui de tout le monde. De tels cas humanitaires sont particulièrement proches de vous. L'intégrité physique est le droit humain le plus important. Nous partagions cette préoccupation pour une athlète olympique avec de nombreux athlètes et personnes dans le monde entier lorsqu'elle n'a pas pu être jointe pendant un long moment. Nous avons dû décider comment procéder dans une telle situation. (...) Vous avez normalement deux options: une déclaration publique dans l'espoir que cela résoudra la situation, éventuellement combinée à une pression publique. Ou vous vous activez vous-même afin de trouver une solution par un dialogue discret. C'est ce qu'on appelle la diplomatie silencieuse. D'après l'expérience d'autres organisations, de gouvernements et la nôtre, cette option est la plus prometteuse. Nous avons tenté de contacter Peng Shuai, en mettant l'accent sur son intégrité physique. Vous connaissez le résultat de ces efforts qui ont abouti à deux vidéoconférences les 21 novembre et 1er décembre. Et je le dis tout de suite : ces deux vidéoconférences ne marquent pas la fin de ce processus." Il est prévu en janvier que le président du CIO rencontre personnellement Peng Shuai, qui a participé à trois Jeux Olympiques (2008, 2012, 2016). Et le Thomas Bach d'ajouter : "Nous avons suivi la même stratégie en Afghanistan au cours des derniers mois, lorsque nous avons réussi à obtenir des visas humanitaires pour plus de 300 membres de la communauté olympique d'Afghanistan grâce à la diplomatie silencieuse et à l'aide du Mouvement olympique." Au sujet de la question du respect des droits humains en Chine (répression des Ouïghours, les représailles contre Hong Kong et le Tibet) et donc du choix de Pékin comme hôte des JO, Thomas Bach a répondu : "Les Jeux ont pour mission d'unir le monde dans une compétition sportive et pacifique - et d'être au-dessus de tous les autres conflits, quel que soit le lieu où ils se déroulent. (...) Nous devons être à la hauteur de nos responsabilités en ce qui concerne les Jeux. Cela signifie aussi : pas de discrimination, liberté de la presse, internet ouvert, liberté d'expression pour les athlètes. Nous sommes en contact étroit avec le comité d'organisation. Mais : Le CIO n'a pas le pouvoir et les moyens de changer les systèmes politiques. La neutralité politique du CIO et des Jeux s'applique ici." L'ouverture espérée en Chine après les JO 2008 ne s'est pas produite. "Quelle est notre responsabilité et quelles sont nos limites ?", a précisé Bach. "Notre responsabilité est d'organiser les Jeux conformément à la Charte olympique et au Contrat ville hôte, et de réunir sous un même toit les athlètes de 206 équipes et l'équipe de réfugiés du CIO. Au-delà, s'attendre à ce que les Jeux Olympiques puissent changer fondamentalement un pays, son système politique ou ses lois, est une attente totalement exagérée. Les Jeux Olympiques ne peuvent pas résoudre les problèmes que des générations de politiciens n'ont pas résolus." (Belga)

Interrogé sur l'affaire Peng Shuai , le patron de l'olympisme mondial a répondu : "Elle est dans mon esprit et dans celui de tout le monde. De tels cas humanitaires sont particulièrement proches de vous. L'intégrité physique est le droit humain le plus important. Nous partagions cette préoccupation pour une athlète olympique avec de nombreux athlètes et personnes dans le monde entier lorsqu'elle n'a pas pu être jointe pendant un long moment. Nous avons dû décider comment procéder dans une telle situation. (...) Vous avez normalement deux options: une déclaration publique dans l'espoir que cela résoudra la situation, éventuellement combinée à une pression publique. Ou vous vous activez vous-même afin de trouver une solution par un dialogue discret. C'est ce qu'on appelle la diplomatie silencieuse. D'après l'expérience d'autres organisations, de gouvernements et la nôtre, cette option est la plus prometteuse. Nous avons tenté de contacter Peng Shuai, en mettant l'accent sur son intégrité physique. Vous connaissez le résultat de ces efforts qui ont abouti à deux vidéoconférences les 21 novembre et 1er décembre. Et je le dis tout de suite : ces deux vidéoconférences ne marquent pas la fin de ce processus." Il est prévu en janvier que le président du CIO rencontre personnellement Peng Shuai, qui a participé à trois Jeux Olympiques (2008, 2012, 2016). Et le Thomas Bach d'ajouter : "Nous avons suivi la même stratégie en Afghanistan au cours des derniers mois, lorsque nous avons réussi à obtenir des visas humanitaires pour plus de 300 membres de la communauté olympique d'Afghanistan grâce à la diplomatie silencieuse et à l'aide du Mouvement olympique." Au sujet de la question du respect des droits humains en Chine (répression des Ouïghours, les représailles contre Hong Kong et le Tibet) et donc du choix de Pékin comme hôte des JO, Thomas Bach a répondu : "Les Jeux ont pour mission d'unir le monde dans une compétition sportive et pacifique - et d'être au-dessus de tous les autres conflits, quel que soit le lieu où ils se déroulent. (...) Nous devons être à la hauteur de nos responsabilités en ce qui concerne les Jeux. Cela signifie aussi : pas de discrimination, liberté de la presse, internet ouvert, liberté d'expression pour les athlètes. Nous sommes en contact étroit avec le comité d'organisation. Mais : Le CIO n'a pas le pouvoir et les moyens de changer les systèmes politiques. La neutralité politique du CIO et des Jeux s'applique ici." L'ouverture espérée en Chine après les JO 2008 ne s'est pas produite. "Quelle est notre responsabilité et quelles sont nos limites ?", a précisé Bach. "Notre responsabilité est d'organiser les Jeux conformément à la Charte olympique et au Contrat ville hôte, et de réunir sous un même toit les athlètes de 206 équipes et l'équipe de réfugiés du CIO. Au-delà, s'attendre à ce que les Jeux Olympiques puissent changer fondamentalement un pays, son système politique ou ses lois, est une attente totalement exagérée. Les Jeux Olympiques ne peuvent pas résoudre les problèmes que des générations de politiciens n'ont pas résolus." (Belga)