Les Etats-Unis ont beau être une république, ils raffolent des dynasties. Le sport n'y fait pas exception. Dès lors qu'une équipe dans l'un des sports collectifs majeurs parvient à aligner plusieurs sacres en peu de temps, il acquiert ce prestigieux titre. En football américain, il y eut celles de Green Bay dans les années '60, de Pittsburg dans les années '70, de San Francisco dans les années '80 et de Dallas dans les années '90. Depuis le début du nouveau millénaire, et plus précisément 2002, une seule franchise peut se targuer d'en être une, celle de la banlieue chic de Boston : les New England Patriots. Elle a remporté 5 titres (2002, 2004, 2005, 2015, 2017), à une longueur du record de 6 victoires de Pittsburgh, et joué trois autres finales (2008, 2012 et 2018). Le plus incroyable est que le duo Brady-Belichick est présent depuis le début de cet âge d'or. A 41 ans, celui qui est "M. Gisèle Bundchen" dans la vie de tous les jours va jouer son 9e Super Sunday, un record, et il ne compte pas prendre sa retraite après dimanche. Pareil pour Belichick aux commandes de l'équipe depuis l'an 2000. Tous deux sont considérés par les observateurs avisés comme le meilleur joueur et le meilleur coach de l'histoire de ce sport. Les succès à répétitions et certaines affaires (ballons dégonflés, espionnage des signaux adverses) ont suscité jalousies et critiques. Aujourd'hui, les "Pats" sont autant admirés que détestés. Le coach, dont le talent pour rebâtir au fil des années un effectif victorieux est unique, a même reçu le sobriquet de "Billicheat" (Bill la triche). La présence de New England en finale, sa 3e consécutive, est une petite surprise dans la mesure où l'équipe n'a pas été la plus convaincante en saison régulière (11 v-5 d). En play-offs en revanche, l'expérience inégalée des grands matchs a fait pencher la décision notamment en finale de Conférence à Kansas City (31-37 en prolongation). Cette habitude de jouer des matchs capitaux pour les pions clés de l'équipe sera le meilleur atout de New England dans le flambant neuf Mercedes-Benz Stadium. La trajectoire des Rams est inverse. Le club, qui appartient au milliardaire Stan Kroenke, le propriétaire du club de football d'Arsenal et de basket des Denver Nuggets, était au sommet après son seul titre en 2000 (remporté à Atlanta (!) contre Tennessee 23-16) et une autre finale perdue en 2002 (20-17) face à ... New England. Ensuite, les "Béliers", ont disparu dans les tréfonds des classements ce qui leur a permis de recruter d'excellents jeunes sortis des universités. A la suite d'un calamiteux bilan de 4 victoires (12 défaites) en 2016, la franchise de retour à Los Angeles après vingt ans à Saint-Louis a hérité du 1er choix de la draft qui s'est porté sur Jared Goff. Bingo. Associé au running back Todd Gurley (N.10 en 2015), 21 TD cette saison, et au defensive tackle Aaron Donald (N.13 en 2014), 20,5 sacks cette saison, le QB a propulsé l'équipe au sommet (13 v-3 d). Le blond Californien jouera à 24 ans son premier Super Bowl grâce à une victoire à La Nouvelle-Orléans en finale de Conférence (23-26 en prolongation, avec il est vrai une grosse erreur d'arbitrage). Le mérite en revient aussi à Sean McVay, le plus jeune coach de la NFL (33 ans), qui a pris l'équipe en mains depuis deux ans. Spécialiste de l'attaque, son duel à distance avec le maître du jeu Belichick sera lui aussi un choc des générations. (Belga)

Les Etats-Unis ont beau être une république, ils raffolent des dynasties. Le sport n'y fait pas exception. Dès lors qu'une équipe dans l'un des sports collectifs majeurs parvient à aligner plusieurs sacres en peu de temps, il acquiert ce prestigieux titre. En football américain, il y eut celles de Green Bay dans les années '60, de Pittsburg dans les années '70, de San Francisco dans les années '80 et de Dallas dans les années '90. Depuis le début du nouveau millénaire, et plus précisément 2002, une seule franchise peut se targuer d'en être une, celle de la banlieue chic de Boston : les New England Patriots. Elle a remporté 5 titres (2002, 2004, 2005, 2015, 2017), à une longueur du record de 6 victoires de Pittsburgh, et joué trois autres finales (2008, 2012 et 2018). Le plus incroyable est que le duo Brady-Belichick est présent depuis le début de cet âge d'or. A 41 ans, celui qui est "M. Gisèle Bundchen" dans la vie de tous les jours va jouer son 9e Super Sunday, un record, et il ne compte pas prendre sa retraite après dimanche. Pareil pour Belichick aux commandes de l'équipe depuis l'an 2000. Tous deux sont considérés par les observateurs avisés comme le meilleur joueur et le meilleur coach de l'histoire de ce sport. Les succès à répétitions et certaines affaires (ballons dégonflés, espionnage des signaux adverses) ont suscité jalousies et critiques. Aujourd'hui, les "Pats" sont autant admirés que détestés. Le coach, dont le talent pour rebâtir au fil des années un effectif victorieux est unique, a même reçu le sobriquet de "Billicheat" (Bill la triche). La présence de New England en finale, sa 3e consécutive, est une petite surprise dans la mesure où l'équipe n'a pas été la plus convaincante en saison régulière (11 v-5 d). En play-offs en revanche, l'expérience inégalée des grands matchs a fait pencher la décision notamment en finale de Conférence à Kansas City (31-37 en prolongation). Cette habitude de jouer des matchs capitaux pour les pions clés de l'équipe sera le meilleur atout de New England dans le flambant neuf Mercedes-Benz Stadium. La trajectoire des Rams est inverse. Le club, qui appartient au milliardaire Stan Kroenke, le propriétaire du club de football d'Arsenal et de basket des Denver Nuggets, était au sommet après son seul titre en 2000 (remporté à Atlanta (!) contre Tennessee 23-16) et une autre finale perdue en 2002 (20-17) face à ... New England. Ensuite, les "Béliers", ont disparu dans les tréfonds des classements ce qui leur a permis de recruter d'excellents jeunes sortis des universités. A la suite d'un calamiteux bilan de 4 victoires (12 défaites) en 2016, la franchise de retour à Los Angeles après vingt ans à Saint-Louis a hérité du 1er choix de la draft qui s'est porté sur Jared Goff. Bingo. Associé au running back Todd Gurley (N.10 en 2015), 21 TD cette saison, et au defensive tackle Aaron Donald (N.13 en 2014), 20,5 sacks cette saison, le QB a propulsé l'équipe au sommet (13 v-3 d). Le blond Californien jouera à 24 ans son premier Super Bowl grâce à une victoire à La Nouvelle-Orléans en finale de Conférence (23-26 en prolongation, avec il est vrai une grosse erreur d'arbitrage). Le mérite en revient aussi à Sean McVay, le plus jeune coach de la NFL (33 ans), qui a pris l'équipe en mains depuis deux ans. Spécialiste de l'attaque, son duel à distance avec le maître du jeu Belichick sera lui aussi un choc des générations. (Belga)