Herman Van Holsbeeck voulait frapper un dernier grand coup sur le marché des transferts et quitter Anderlecht par la grande porte mais au Stade Constant Vanden Stock, le mercato hivernal a surtout fait des perdants. À commencer par Van Holsbeeck, Hein Vanhaezebrouck, Leander Dendoncker et Lukasz Teodorczyk. Au lendemain de la fermeture du marché, contrairement à son habitude, le manager ne s'est pas montré à Neerpede. Et vendredi non plus.

Depuis la vente du club au clan Marc Coucke, Anderlecht est au bord du trou noir.

Le seul vainqueur, c'est Mogi Bayat. L'agent le plus actif de Jupiler Pro League a fait venir Kenny Saief, RyotaMorioka et Lazar Markovic tandis qu'il a permis le transfert de Dodi Lukebakio à Watford via Charleroi. Le chant du cygne de King Mogi avant de remettre les clefs de Neerpede à ses collègues agents qui trépignent d'impatience ?

Quoi qu'il en soit, il aura été la plaque tournante du mercato le plus hallucinant qu'Anderlecht ait connu depuis des années. Depuis la vente du club au clan Marc Coucke, Anderlecht est au bord du trou noir. Vanhaezebrouck a même dit que le club avait dû mendier pour pouvoir faire des transferts. Du jamais vu dans l'histoire du Sporting. " Nous avions encore moins de moyens que nous le pensions. Nous avons négocié comme un petit club ", a ajouté Vanhaezebrouck. " Ce fut la période de transferts la plus difficile depuis que je suis entraîneur. Je peux la comparer à ce que j'avais connu à Genk, lorsqu'on m'avait promis monts et merveilles mais qu'il n'y avait pas d'argent. "

Beaucoup d'appelés mais pas d'élus

La vente du capitaine, Sofiane Hanni, au Spartak Moscou, a démontré combien Anderlecht manquait de moyens. S'il voulait renforcer l'équipe, Van Holsbeeck devait vendre des joueurs et il ne pouvait pas dépenser plus que ce qu'il allait gagner. On ne lui a pas demandé explicitement de vendre Hanni, impliqué dans 14 des 39 buts et donc MVP virtuel de l'équipe. Mais il était, avec Dendoncker, le joueur le plus bankable du noyau.

Vendre Nicolae Stanciu, c'était un must - le Roumain ne s'était pas rendu très populaire en manquant plusieurs entraînements. Par contre, se débarrasser de Hanni était contraire à toute logique. Mais l'argent rapporté par l'international algérien, qui pouvait évoluer à toutes les places du compartiment offensif, devait servir à rééquilibrer ce même secteur. Cela faisait un bout de temps que Vanhaezebrouck disait qu'il avait trop de joueurs du même type dans son noyau. C'est pourquoi il est étonnant qu'Anderlecht ait acquis un meneur de jeu à l'ancienne comme Morioka, que plusieurs grands clubs français avaient observé en décembre mais avaient trouvé trop léger pour la Ligue 1.

Par contre, l'attaquant que l'entraîneur flandrien aurait tellement voulu n'est pas venu. Ce n'étaient pourtant pas les possibilités qui manquaient. Mouscron et le Standard étaient prêts à discuter de Jonathan Bolingi en échange d'une belle somme. Le club de Sclessin n'a plus aucun scrupule à vendre des joueurs à ses rivaux historiques, Anderlecht et Bruges. On l'a encore vu dans les cas d' Adrien Trebel et d' Alexander Scholz. Mais Anderlecht ne voulait pas vraiment Bolingi. Ni l'attaquant canadien Cyle Larin, qui lui a été proposé. Ce dossier n'était manifestement pas prioritaire et Larin a fini par signer à Besiktas. On sait aussi que Landry Dimata, dont l'agent, Didier Frenay, s'entend bien avec Mogi Bayat, aurait voulu être loué à Anderlecht dans l'optique de la Coupe du monde. À la lumière de ces trois exemples, on peut se demander si Anderlecht cherchait véritablement un attaquant de pointe.

D'autres pistes sont tombées à l'eau parce qu'Anderlecht ne parvenait pas à se décider. Celle du défenseur malien d'Alanyaspor, Mamadou Fofana (20 ans), par exemple. On a d'abord parlé d'achat définitif, puis de location avec option d'achat avant de dire que Fofana n'avait pas le profil recherché.

Du pur amateurisme

La semaine dernière, la déception quant au déroulement du mercato d'hiver se lisait clairement sur le visage de Vanhaezebrouck mais il n'hésitait pas à mettre son patron hors cause, affirmant que Van Holsbeeck avait tout fait pour renforcer l'équipe et avait souffert de la situation. Dans le monde des managers, on parlait plutôt d'amateurisme. Un manque de professionnalisme qui a fait froncer les sourcils des gens de Newcastle United.

" Ce qui s'est passé avec Anderlecht est pour le moins étrange ", a déclaré Rafael Benitez à la presse anglaise lorsqu'on lui a demandé de donner des précisions sur le départ d' Aleksandar Mitrovic. " Anderlecht a d'abord dit oui, oui, oui à une location puis soudain, il a dit non. Un club espagnol et un club français étaient intéressés par Mitrovic mais Anderlecht a insisté pour le louer. On ne peut pas insister de la sorte puis se retirer comme ils l'ont fait. Heureusement, nous avons pu trouver une solution pour le joueur en le casant à Fulham. "

Tout ce cirque ne correspond pas aux déclarations faites fin décembre par HVH lorsque Marc Coucke a été officiellement présenté comme le nouvel homme fort d'Anderlecht. Van Holsbeeck disait alors qu'il avait déjà fait son boulot. Comment est-il possible, dès lors, qu'il ait fait venir Mitrovic à Bruxelles pour, finalement, transférer Markovic ? Un transfert de dernière minute qui n'a même pas pu passer la visite médicale, n'a joué qu'une heure avec les U23 de Liverpool cette saison et évolue à une place où Vanhaezebrouck n'avait pas besoin de renforts. On est curieux de savoir quels étaient les plans C et D.

Vanhaezebrouck n'a donc pas le choix : son noyau est affaibli et, au cours des prochains mois, il va devoir se battre avec Charleroi pour la deuxième place. " Je regarde devant moi, pas derrière. Je ne m'occupe que de nous ", dit-il. Avec l'arrivée de nombreux jeunes sur le banc et même en équipe première, il va devoir restructurer son noyau. En titularisant pour la première fois le jeune Nelson Azevedo (19 ans) face à Malines, Vanhaezebrouck a envoyé un message subliminal aux supporters : on n'y arrivera pas rien qu'avec des jeunes.

Il est étonnant qu'Azevedo ait été choisi pour faire passer ce message car, à Neerpede, ce joueur n'est pas considéré comme une star en puissance -des joueurs comme Corryn, Ndayishimiye, Dauda, Saelemaekers et Dante sont mieux vus que lui. Dans quelques mois, il sera même en fin de contrat. " Le point positif de toute cette histoire, c'est que je peux désormais remplir une table de huit rien qu'avec des jeunes ", dit Vanhaezebrouck. " Et peut-être que, si certains se montrent maintenant, nous ne devrons pas chercher de joueurs à leur place pour la saison prochaine. "

Herman Van Holsbeeck voulait frapper un dernier grand coup sur le marché des transferts et quitter Anderlecht par la grande porte mais au Stade Constant Vanden Stock, le mercato hivernal a surtout fait des perdants. À commencer par Van Holsbeeck, Hein Vanhaezebrouck, Leander Dendoncker et Lukasz Teodorczyk. Au lendemain de la fermeture du marché, contrairement à son habitude, le manager ne s'est pas montré à Neerpede. Et vendredi non plus. Le seul vainqueur, c'est Mogi Bayat. L'agent le plus actif de Jupiler Pro League a fait venir Kenny Saief, RyotaMorioka et Lazar Markovic tandis qu'il a permis le transfert de Dodi Lukebakio à Watford via Charleroi. Le chant du cygne de King Mogi avant de remettre les clefs de Neerpede à ses collègues agents qui trépignent d'impatience ? Quoi qu'il en soit, il aura été la plaque tournante du mercato le plus hallucinant qu'Anderlecht ait connu depuis des années. Depuis la vente du club au clan Marc Coucke, Anderlecht est au bord du trou noir. Vanhaezebrouck a même dit que le club avait dû mendier pour pouvoir faire des transferts. Du jamais vu dans l'histoire du Sporting. " Nous avions encore moins de moyens que nous le pensions. Nous avons négocié comme un petit club ", a ajouté Vanhaezebrouck. " Ce fut la période de transferts la plus difficile depuis que je suis entraîneur. Je peux la comparer à ce que j'avais connu à Genk, lorsqu'on m'avait promis monts et merveilles mais qu'il n'y avait pas d'argent. " La vente du capitaine, Sofiane Hanni, au Spartak Moscou, a démontré combien Anderlecht manquait de moyens. S'il voulait renforcer l'équipe, Van Holsbeeck devait vendre des joueurs et il ne pouvait pas dépenser plus que ce qu'il allait gagner. On ne lui a pas demandé explicitement de vendre Hanni, impliqué dans 14 des 39 buts et donc MVP virtuel de l'équipe. Mais il était, avec Dendoncker, le joueur le plus bankable du noyau. Vendre Nicolae Stanciu, c'était un must - le Roumain ne s'était pas rendu très populaire en manquant plusieurs entraînements. Par contre, se débarrasser de Hanni était contraire à toute logique. Mais l'argent rapporté par l'international algérien, qui pouvait évoluer à toutes les places du compartiment offensif, devait servir à rééquilibrer ce même secteur. Cela faisait un bout de temps que Vanhaezebrouck disait qu'il avait trop de joueurs du même type dans son noyau. C'est pourquoi il est étonnant qu'Anderlecht ait acquis un meneur de jeu à l'ancienne comme Morioka, que plusieurs grands clubs français avaient observé en décembre mais avaient trouvé trop léger pour la Ligue 1. Par contre, l'attaquant que l'entraîneur flandrien aurait tellement voulu n'est pas venu. Ce n'étaient pourtant pas les possibilités qui manquaient. Mouscron et le Standard étaient prêts à discuter de Jonathan Bolingi en échange d'une belle somme. Le club de Sclessin n'a plus aucun scrupule à vendre des joueurs à ses rivaux historiques, Anderlecht et Bruges. On l'a encore vu dans les cas d' Adrien Trebel et d' Alexander Scholz. Mais Anderlecht ne voulait pas vraiment Bolingi. Ni l'attaquant canadien Cyle Larin, qui lui a été proposé. Ce dossier n'était manifestement pas prioritaire et Larin a fini par signer à Besiktas. On sait aussi que Landry Dimata, dont l'agent, Didier Frenay, s'entend bien avec Mogi Bayat, aurait voulu être loué à Anderlecht dans l'optique de la Coupe du monde. À la lumière de ces trois exemples, on peut se demander si Anderlecht cherchait véritablement un attaquant de pointe. D'autres pistes sont tombées à l'eau parce qu'Anderlecht ne parvenait pas à se décider. Celle du défenseur malien d'Alanyaspor, Mamadou Fofana (20 ans), par exemple. On a d'abord parlé d'achat définitif, puis de location avec option d'achat avant de dire que Fofana n'avait pas le profil recherché. La semaine dernière, la déception quant au déroulement du mercato d'hiver se lisait clairement sur le visage de Vanhaezebrouck mais il n'hésitait pas à mettre son patron hors cause, affirmant que Van Holsbeeck avait tout fait pour renforcer l'équipe et avait souffert de la situation. Dans le monde des managers, on parlait plutôt d'amateurisme. Un manque de professionnalisme qui a fait froncer les sourcils des gens de Newcastle United. " Ce qui s'est passé avec Anderlecht est pour le moins étrange ", a déclaré Rafael Benitez à la presse anglaise lorsqu'on lui a demandé de donner des précisions sur le départ d' Aleksandar Mitrovic. " Anderlecht a d'abord dit oui, oui, oui à une location puis soudain, il a dit non. Un club espagnol et un club français étaient intéressés par Mitrovic mais Anderlecht a insisté pour le louer. On ne peut pas insister de la sorte puis se retirer comme ils l'ont fait. Heureusement, nous avons pu trouver une solution pour le joueur en le casant à Fulham. " Tout ce cirque ne correspond pas aux déclarations faites fin décembre par HVH lorsque Marc Coucke a été officiellement présenté comme le nouvel homme fort d'Anderlecht. Van Holsbeeck disait alors qu'il avait déjà fait son boulot. Comment est-il possible, dès lors, qu'il ait fait venir Mitrovic à Bruxelles pour, finalement, transférer Markovic ? Un transfert de dernière minute qui n'a même pas pu passer la visite médicale, n'a joué qu'une heure avec les U23 de Liverpool cette saison et évolue à une place où Vanhaezebrouck n'avait pas besoin de renforts. On est curieux de savoir quels étaient les plans C et D. Vanhaezebrouck n'a donc pas le choix : son noyau est affaibli et, au cours des prochains mois, il va devoir se battre avec Charleroi pour la deuxième place. " Je regarde devant moi, pas derrière. Je ne m'occupe que de nous ", dit-il. Avec l'arrivée de nombreux jeunes sur le banc et même en équipe première, il va devoir restructurer son noyau. En titularisant pour la première fois le jeune Nelson Azevedo (19 ans) face à Malines, Vanhaezebrouck a envoyé un message subliminal aux supporters : on n'y arrivera pas rien qu'avec des jeunes. Il est étonnant qu'Azevedo ait été choisi pour faire passer ce message car, à Neerpede, ce joueur n'est pas considéré comme une star en puissance -des joueurs comme Corryn, Ndayishimiye, Dauda, Saelemaekers et Dante sont mieux vus que lui. Dans quelques mois, il sera même en fin de contrat. " Le point positif de toute cette histoire, c'est que je peux désormais remplir une table de huit rien qu'avec des jeunes ", dit Vanhaezebrouck. " Et peut-être que, si certains se montrent maintenant, nous ne devrons pas chercher de joueurs à leur place pour la saison prochaine. "