Avec Marc Boes, un troisième président de la CBAS avait été nommé samedi. Après Herman Huygens, Philippe Verbiest qui ont été récusé successivement par l'une des parties impliquées. Huygens a d'abord été nommé président des trois arbitres de la CBAS. Mais il a été récusé par les supporters du FC Malines parce qu'il avait été auparavant membre de la commission des litiges, l'organe disciplinaire de l'URBSFA. En conséquence, l'indépendance de Huygens pouvait être mise en doute, étant donné le rôle de l'URBSFA dans la procédure. Son successeur Philippe Verbiest a été à son tour contesté par la défense de l'agent de joueurs Walter Mortelmans. Ce dernier a fait valoir que Verbiest est membre de la commission antidopage de l'UEFA, qui est également partie intéressée dans le dossier. Lundi après-midi, les supporters malinois ont demandé d'écarter à son tour Boes. Deux collègues de bureau de Boes sont membres de la commission des litiges d'appel. En outre, à la fin du mois de mars, Cyriel Coomans, également un collègue de bureau de Boes, aurait pris la décision d'écarter Herman Verbist et de nommer Frédéric Carpentier comme président des arbitres de la CBAS. Boes aurait maintenant à se prononcer sur ce changement, mais cela ne peut être le cas d'un point de vue déontologique parce que son collègue de bureau a nommé le président. En raison du changement de président, la CBAS a déjà dû reporter l'affaire de quelques jours le week-end dernier afin de se donner un peu plus de temps. Initialement, l'affaire était à l'ordre du jour mardi matin et - si nécessaire - mercredi. La Cour belge d'arbitrage pour le sport a présenté les dates du jeudi 27 juin et du lundi 1er juillet. En raison de la nouvelle demande de récusation, ces dates semblent également menacées. "La CBAS dispose de sept jours pour statuer sur la demande de récusation", a déclaré Me de Hertogh. "Soit Boes prend volontairement du recul, c'est bien sûr aussi possible. Sur la liste des arbitres de la CBAS, il y a suffisamment d'arbitres qui n'ont pas la signature URBSFA. En raison de la demande de récusation, Boes ne pourra pas siéger en tant que président jeudi." Il y a donc de plus en plus de chances que lundi prochain, il n'y ait pas de décision de la CBAS lors de la présentation du calendrier 2019-2020 de la Proximus League et de la Jupiler Pro League. Sans décision finale, le manager en charge du calendrier ne sait pas quelles équipes il devra placer en 1A ou 1B. En raison de l'affaire Clean Hands (Mains propres), la publication du calendrier a déjà été reportée. Ces dernières années, il était connu plusieurs semaines auparavant. Sur le plan strictement légal, il n'y a pas de problème. La Pro League s'en est déjà occupé, avec une adaptation de l'article P1706 du règlement fédéral. Auparavant, la saison était toujours clôturée le 30 juin, alors qu'aujourd'hui "les résultats des rencontres et le classement final ne sont définitifs que le 15 juillet, après la fin de la saison". Avec ce changement de règlement, la CBAS a obtenu deux semaines supplémentaires pour traiter des sanctions prononcées par la Commission des litiges le 1er juin. Le FC Malines et ses quatre administrateurs condamnés, les supporters malinois, les parties intervenantes Lokeren et Tubize, ainsi que les agents des joueurs Dejan Veljkovic et Walter Mortelmans ont fait appel de ces sanctions. Le vainqueur de la Coupe, Malines espère obtenir une place en 1A grâce à son appel auprès de la CBAS. Lokeren espère éviter la relégation en 1B, tandis que Tubize veut échanger sa place en première division du football amateur (A1) contre une en D1B. . (Belga)